Into the wild

Il est grand, le monde. Parfois peuplé, rapide, agité. Parfois vaste, vide, sauvage. J’ai vu les deux. Second choix pour mes trois premiers jour à vélo dans les terres croates. Villages de bergers, vestiges du passé, des maisons abandonnées, demeures des figuiers, châteaux verts, blanches les pierres. Puis des territoires arides, roche, buissons, on voit à perte de vue. Si peu de villages. Je vérifie avoir suffisamment d’eau et de nourriture avant de me lancer dans ces espaces-là. Il paraît qu’il y a des ours. Il paraît également qu’ils ne s’attaquent pas à l’homme, ni à la femme, soit-dit en passant. En cas de rencontre, ne pas paniquer, ne pas bouger, lui parler. Laisser les vivres hors de la tente. Je croise un couple de voyageurs, en van, des Bernois, passionnés de serpents. Le monsieur vient d’en attraper un, venimeux. Il est gris et a une petite corne sur la tête. Le serpent, pas le monsieur. Note à moi même: bien fermer la moustiquaire, ne pas laisser traîner ni sacs ni chaussures. Rien d’autre?! Ah si, la dame me dit qu’elle a peur des mines, vestiges de la guerre. Je n’y avais même pas pensé. Ne pas s’éloigner trop des routes, n.b. Je découvrirai plus tard des zones entières sinistrées pour cette raison-là. Stupide guerre. Puis un matin sur mon chemin, un gros chien. Protecteur blanc. Douce et poilue compagnie sur une vingtaine de kilomètres. Le soleil qui revient. Une fois lancée sur la route, tout est plus simple, la pensée se calme, il suffit de s’accommoder de ce que l’on a, et d’avancer, d’avancer droit vers la lumière et vers d’autres terres. La route est belle, le temps se rallonge. Partie depuis à peine quelques jours et déjà je noirci des carnets de mes aventures, tant je vois, tant je vis.

The world is big. Sometime overcrowded, fast, agitated. Sometime huge, wild and free. I saw both. Second choice for me three firsts days biking in Croatia. Shepherd villages of ancient times, abandoned houses, mansion of fig trees, green castle and with stones. Deserted landscapes, rock, bush, that we can look far far away. So few villages. Checked my water and food before going to that wildness. I’ve heard about bears. But I’ve heard as well they don’t attack human. In case of meeting, just stay calm, talk to him gently, don’t run. Keep the food out of the tent by night. I met some travelers in that wildness, with a van, from Switzerland. A couple, passionated about snakes. The old man come with on in the hands, venimous one. Gray with a horn on the head. The snake, not the old man. Made a note to myself: think to close the tent correctly and not letting anything outside. Something else?! Yep, the woman told me she’s afraid of old mines, remains of the war. Not the the self, number two: do not go to far away from roads and pathes. I will discover later some fields totally closed because of risk of those old mines. Stupid sad war. A morning on my road, a big dog. Withe protector. Fluffy and sweet compagny on a twenty-ish kilometers. Even the sun is coming back. Once I’m on the road, everything is more simple, thaught calm down, I just have to do with what I have, to go forward, go forward in direction of the light, new worlds and lands. The road is beautiful, time is getting longer. I left my home since only 6 days and I already have plenty of adventure to write about. I do see so much, I do live so much. Traveling on a bike.

To do List

Il y a peu de temps, j’avais sur mon téléphone une liste de choses à faire. Longue, normale, la vie moderne, l’organisation. Il y a deux jours, à rouler dans les terres croates, je me suis amusée à l’ajourner :

To do:

– pédaler

– ne pas se faire manger par un ours

Ou comment revenir à l’essentiel. Éloge de la simplicité des voyages à vélo. Pédaler. Ne pas se faire manger par un ours. Il parait que de nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. Face à une émotion, inviter son contraire. Inviter la joie, la rencontre, la lumière. Un gros chien protecteur et amical. Par exemple. Ça marche bien.

Not a long time ago, I had on my phone a « To do list ». Complete, long, normal in modern life and organisation. Two days again, biking in the croatian bush, I thought a out that list and updated it:

To do:

– to bike

– not to be eaten by a bear

How to come back to essential. Praise to the simplicity of travelling on a bike. To bike. Not to be eaten by a bear. I’ve heard that a lot of fears are born from fatigue and loneliness. Facing to an emotion, invite it’s opposite. Invite joy, meeting, light. A big friendly and protective dog, for exemple. It does work, pretty well.

On the road again

Premiers jours sur la route. Douce transition, avant de pédaler seule, je fais route avec mon père, en van jusqu’à Plitvice, au nord de la Croatie. Rouler ensemble, aller dans la même direction. Belle image, belle métaphore. Chacun son tour au volant, l’un veille, l’autre se repose, et on alterne. On écoute de la musique, on discute. Bon vieux road trip. Avoir un père qui se lance dans l’aventure, dormir dehors, se faire réveiller par la police croate, « no camp », aller plus loin, randonner dans le parc de Plitvice. Chanceuse que je suis, il m’a tant appris. Ici, le fond de l’air est frais, l’automne bien installé. Je me prépare au départ, vérifie mon matériel une dernière fois. Entre dans le personnage. Un peu sauvage. Et sure. Je m’inspire des différents voyageurs rencontrés précédemment sur la route, vagabonds, gitans des villes et autres punks à chiens. Je suis le personnage de cette histoire-là. Pas celle que je lis, ni celle que j’écris. Celle que je vis. Sans savoir vraiment de quelle histoire il s’agit. Mais n’est-il pas toujours ainsi?

First days on the road. Sweet transition, before to bike on my own, to go with my dad to Plitvice, north Croatia, with the van. Driving together, going to the same direction. Such a nice metaphor, picture. One driving, the other one resting. Changing the roles. Listening to music, chatting about old memories, making new ones. Good old road trip. Lucky me to have a father ready to go on adventures, to sleep in the van, getting catch by the police telling us not to camp there, going further, then wander in the national parc. My father. He teached me so much. And now, ready to go. Here in North Croatia, it’s already fall, getting colder. Leaves are turning orange, falling. Time to go south. Getting ready to bike, I check my material one more time. Enter in the character. A bit wild. And sure. Get my inspiration from travellers I met on the way. I am the hero of my own story. Not the one I read, neither the one I write. The one I’m living, right now. Not even knowing exactly what is about that story. But isn’t it everytime exactly like that?

 

De Plitivice à Athènes

De Plitvice à Athènes, quelques 1500km

Mais on s’en fout, des kilomètres

Je ne suis pas cycliste

Je voyage

Je vis dehors

Et parfois je parle à des gens

Et je m’endors

A tout bouts de champs

Et je regarde voler les oiseaux; et galoper les chiens derrière mes mollets

Mais je file plus vite qu’eux, et je ris.

Jusqu’au jour où.

From Plitvice to Athene, some 1500km. But, actually, I don’t really cares about kilometers. I’m not a biker. I travel. I live outside. Sometime, I do talk to people. Often , I fall asleep, in every fields or places here and there. I look at birds flying and dogs running after me. I go faster than them, and laugh. Until the day where.

La vie sauvage – wild life

 

Vivre dehors, s’exposer aux éléments, ralentir, admirer, apprécier chaque rayon de soleil qui réchauffe les coeurs et les corps, appréhender l’humidité et le froid, chercher du réconfort dans une tasse de thé, admirer chaque lever de lune et coucher de soleil, vivre avec ses rythmes, une nuit en altitude, la beauté des cols qui laisse apparaître un nouveau monde une fois de l’autre côté de la montagne, une nuit à 2000 mètres, sous la pleine lune, tomber par hasard sur un figuier aux côtés d’une maison abandonnée et manger tant de ces figues si mûres qu’une heure après, redescendus en plaine aux heures chaudes, on s’effondrera pour une sieste dans un parc à l’ombre d’un arbre. Aller en Italie, juste pour manger une glace. Revenir en Valais pour la pizza. Absurdité d’un voyage qui prend deux jours à l’aller et qui se fait en 1h de train au retour, sous la montagne cette fois. De quoi me rassurer sur mes guibolles et me donner envie de plus. Bientôt. Tout bientôt. Ce ne sera que nature et coups de pédales.

Biking and living outside remember me how small I am in nature, make me be delighted about details such as the sun warming my skin, the pleasure of a cup of tea, enjoying beauty of mountain and roads leading you to new landscapes, new worlds. Following the sun, and moon. And at the same time, it give me a feeling of strength, and biking to Italy with my old mate remember me that I’m able to do it, make me want more of nature and biking. Soon. Really soon.

Nouveau départ

(francais plus bas)

New project, explained short because I don’t have time right now to explain you better, my new project is to go to Greece with my bike. Simple. I will start the trip from North Croatia, my dad bringing me there with Jimmy – the van – and then I will bike on my own until Athenes and take a boat to Samos. On Samos, I will work as a volunteer on the refugee camp, trying to help a bit some humans stucked there for too long in too bad conditions. Trying to figuring out how to be useful and bring a little bit of light to some place where darkness is. Biking should take me one to one and a half month. I will volunteer in end of November and December. Then in January and February, I would love to join my friends Georgia and Dahriel to surrender in Rock climbing life, probably in Spain. Joining them with Jimmy, after a trip back from Athenes to Venise in a ferry. I will be back in spring in Switzerland, back with the swallows.

carte

Nouveau Départ

Le projet démarrera début octobre, en van avec mon papa, vers Plitvice au nord de la Croatie. Je pédalerai ensuite le long de la côté jusqu’à Athènes, prendrai un bateau pour Samos, histoire d’aller donner un coup de main sur les camps de réfugiés comme physiothérapeute fin novembre et décembre. Puis janvier et février, revenir en ferry, récupérer Jimmy – mon van – rejoindre les copains grimpeurs et me plonger dans cette vie nomade-là. Retour prévu en mars, avec les hirondelles.

Le vélo, encore

Je me répète mais il y a des choses qui sont bonnes à répéter. Le vélo, je l’aime pour la décroissance. Apprendre à vivre avec quasi rien, proche de l’essentiel. Juste pédaler, se nourrir, s’abriter. Revenir à un état presque animal. Vivre avec peu de confort, se rendre compte qu’en fait, on n’a pas besoin de grand-chose, et mieux tout apprécier plus tard, au retour à la modernité. Le vélo je l’aime aussi pour l’impression de voyage, l’aventure, se débrouiller, avancer par soi-même, traverser des pays, passer des frontières. Un sentiment de force intérieure, grande, réelle, présente. Et je l’aime enfin pour la lenteur. Ode aux changements de perception temporels. Ralentir le rythme pour que chaque journée s’allonge.

L’escalade en voyage

Plutôt que de visiter des lieux touristiques, aller voir ceci, cela, pour prendre un éternel cliché devant tel ou tel monument célèbre, avec tant d’autres qui font de même, j’aime en voyage découvrir les pays à travers une activité, une passion. Ces dernières années, c’était à travers l’escalade. Un merveilleux moyen de rencontrer des locaux, d’aller dans des lieux inédits, se faire des amis de partout à travers le monde, qu’un jour on ira visiter ou à qui un jour on fera visiter la Suisse et ses alpes magnifiques. Et puis grimper, monter, respirer l’odeur du ciel.

Le volontariat, en Grèce

Pourquoi aller là-bas ? Parce que là-bas c’est ici, que c’est eux mais c’est nous en fait aussi, et que là- bas il y a souffrance. La crise des réfugiés est loin d’être terminée. Des gens quittent leur pays pour fuir la misère ou la guerre. Tant d’exemples. Celui dont la maison a explosé sous les bombes. Celui qui a perdu tous ses proches. Celui emprisonné parce qu’il refuse de servir une armée islamiste. Ceux et celles qui traversent des pays à pied malgré les dangers, car le danger derrière est plus grand que le danger devant. Ils se retrouvent coincés dans ces camps pendant des mois, des années même, en attendant mieux. Parce que c’est l’Europe et ses lois qui leur inflige ça, et que l’Europe, c’est vous, c’est moi. Et parce que moi, j’ai déjà beaucoup eu l’occasion de profiter, alors maintenant, je souhaite aider. Un pansement sur une hémorragie. Certes pas grand-chose à l’échelle du monde. Beaucoup déjà à l’échelle de chaque individu à qui je vais consacrer du temps, de l’énergie. Donner un peu de douceur, un peu de joie aussi. Servir, puis revenir, en ayant vu, et partager.

La préparation

Un voyage de 5 mois, ça s’organise, ça se prépare. Le voyage, mais également le retour. La préparation matérielle, agencer mon vélo de ville que j’aime tant en vélo de voyage qui m’emportera jusqu’en Grèce. Merci à Sam à Cyclone Sport, Savièse, pour le travail et l’enthousiasme. Tester le vélo chargé avec tout le matériel, et avec Béa aussi, que j’aurai promenée sur mon porte-bagage pendant la fameuse fête des vignerons à Vevey et qui m’a accompagnée pour rouler dans les vignes. Tester le matériel camping sous la pluie aux Pléïades. Je suis étanche. Réparer quelques petits trous de la tente, commander quelques objets qui me manquent encore. La préparation physique aussi. Pédaler, chargée ou en montée, rejoindre Marie-Laure au col du Pillon, et puis aller marcher en montagne, continuer à grimper, à m’entraîner en salle aussi. Nager dans le lac avec Mélanie, m’habituer au froid, ça c’est pas gagné. Manger de la fondue pour faire quelques réserves de gras, ça c’est plus facile. Gérer mon budget, planifier, compter 900 à 1500 chf par mois, sur 5 mois, visez donc 4’500 à 7500 chf pour le périple, penser à garder minimum 7000 chf de réserve pour le retour. Rendre mon appartement, quitter mon travail, réfléchir à la suite aussi, prochaines offres d’emploi, prochains projets professionnels. Pensez aux assurances, aux vaccins, à gérer ma paperasse lorsque je ne suis pas là, et pour ceci, même à 31 ans, on a toujours besoin de ses parents. Tout ça tout ça. La préparation est belle, tout autant que le voyage lui-même.

Comment aider?

Avec Humansnation, basé à Lausanne:  participer a des collectes d’habits envoyés la-bas, parfois des collectes de point coop et autre objets utiles, soutien financier pour les différents projets, aller sur le terrain comme volontaire, même sans qualification, même pour une durée courte, peler des patates 2 semaines serait déjà une aide fort utile.

Avec Med Equali Team (assoc française):  envoyer du matériel médical: lien de liste de commande type Amazon, aller sur le terrain comme traducteur ou comme  soignants

Plus globalement:  rester informé sur la situation et communiquer, partager les infos

Quelques liens:

http://www.humansnation.ch

http://www.medequali.team

https://www.actionforeducation.co.uk/

Teaser fr

 

https://bonpourlatete.com/actuel/assassins-silencieux?fbclid=IwAR3LZ0avY4YC5LeibVU3fluZPfmwASJtW2aHapi9B2lDZrhr8PrKadYteq0

 

l’éléphant

« Ne vous stressez pas; Il n’y a rien à faire ou défaire. Tout ce qui apparaît momentanément dans le corps-esprit, n’a aucune importance, n’a que peu de réalité. A quoi sert de s’y identifier, de s’y attacher, d’émettre un jugement sur ceci et nous-même. Mieux vaut simplement laisser tout ce jeu se dérouler à sa manière, déferlant et refluant comme la vague, sans changer, ni manipuler quoi que ce soit. Et noter comme toute chose apparaît et disparaît, pour réapparaître, magiquement, encore et encore et dans un déroulement sans fin. C’est notre quête même du bonheur qui nous en éloigne. Comme vouloir saisir l’arc-en-ciel sans jamais l’approcher. Comme un chien courant après sa propre queue. Bien que la paix et le bonheur n’existent pas. En tant que réalités matérialisées dans l’espace et le temps. Ils sont pourtant toujours présents, avec nous à chaque instant. Ne croyez pas à la réalité des bonnes et mauvaises expériences: elles sont comme le temps, éternellement changeant, comme les arcs-en-ciel, éphémères. Dans cet effort pour saisir l’insaisissable, vous vous épuisez en vain. Dès que vous relâchez le poing rigide du désire s’ouvre l’espace infini – vaste, accueillant et confortable. Infinitude, liberté et lâcher-prise naturel vous sont offerts. Ne cherchez pas plus loin. Ne vous enfoncez pas dans les jungles inextricables. A la recherche du grand éléphant de l’éveil: il est déjà là, se reposant tranquillement devant votre propre porte. »

rien à faire ou défaire. Rien à forcer.

Rien à désirer. Rien ne manque.

Emaho ! Merveille! Tout arrive de soi-même

Texte reçu en stage avec Jean Lechim (www.lechim.ch). Merci Jean pour toutes ces sagesses partagées

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Back on the rock

Joie, douceur, poésie

Oiseaux de ma folie

Aux couleurs du printemps

Cela me semble frappant

Odeurs, couleurs, chaleurs, les forces me reviennent,

Eloignent mes peurs, chassent mes peines,

Saison de transition,

Ouvre tes ailes, papillon.

(15.04.2016)

De retour sur le caillou avec des amis australiens en visite en Suisse. Ils n’étaient jamais allés si haut, je n’ai jamais aussi bien lancé dans le vide mon mégajul (système d’assurage) dans une grande voie de 12 longueurs comme ça, nous n’avions jamais fait une si mauvaise séquence d’acroyoga que ce lendemain-là,  avec nos courbatures aux quadriceps dues aux quelques 1700m de descente à pied après avoir loupé la dernière cabine. Nous étions épuisés; nous étions très heureux aussi. Surtout très heureux.


Back on the rock with Australians friends visiting Switzerland. They never went so high, I never throw my megajul (belay device) so down in a 12 pitches route like that, we never had such a bad acroyoga sequence the day after because of soreness of our quad after 1700m walk down to the valley, being too late to catch the last cable car. We were cooked; and pretty much very happy to be there. Very happy actually.

 

Joy, softness, poetry

Birds of my insanity

Spring being back do feel evident

Smells, colors, warmth are significant

Those do chase my fear and sorrow away

Bringing me back on my way

Transition season, feeling my strength returning

Butterfly, please open your wing

(translated on 02.07.2019)

You’re strong – Tu es forte

Climbing with my australian mates made me remember how positive coaching does have an importance. I used to learn it as a judo coach, and I do know the power of words, and that week I really did experiment it.  When I was struggling during climbing, and could hear Georgia and Dahriel shout « come on », « I’m with you », « you’re strong! », pretty much instantanely my brain could calm down a little bit the fear of falling and focus on my strenght and my moves. I enjoyed a lot how we could support each other with our words, presences, and how we do inspire each other during that week on the swiss rock. They helped me work on a project, choose a route I want to climb, with a line that I did appreciated, try the moves, visualise them, work on them, and finally go for it. Rawyl crag was a treasure on that hottest week in the year, we had some shadow, fresh water and cool nights. Thanks for inspiration, and hope to see you soon. And about our acroyoga skills, we did climb and hiked enough not too have time to really practice. So when was the time to leave that beautiful place that is Rawyl, we just thought of taking a bunch of epic pictures, and actually pretty much failed at it. And finally, I really really love those failed pictures, that look so much more real and original than perfect poses, and so full of life.


En grimpant avec mes amis australiens, je me suis rappelée combien le coaching positif est important. Je l’avais déjà appris en tant que coach de judo, et comme physiothérapeute, et je sais la puissance des mots, et cette semaine je l’ai vraiment expérimenté. Lorsque j’étais en difficulté dans mon escalade, j’entendais mes amis Géorgia et Dahriel m’encourager ainsi « vas-y », « je suis avec toi », « tu es forte! », et à ce moment presque instantanément mon cerveau redescendait d’un ton pour un instant et pouvait s’extraire de la peur de la chute pour se concentrer sur mes forces et mes mouvements. J’ai apprécié la manière dont nous avons su nous encourager et nous supporter les uns les autres par les mots, la présence, et la manière dont nous avons pu nous inspirer les uns les autres également durant cette semaine sur le caillou suisse. Ils m’ont aidée à travailler sur un projet, choisir une route que je voulais grimper, dont la ligne m’inspirait, essayer chaque différent mouvement, les visualiser, les travailler, et finalement les exécuter et les enchaîner. Le Rawyl était un endroit idéal en cette semaine de canicule, il nous aura offert la fraîcheur relative de son altitude, des parois à l’ombre l’après-midi, de l’eau fraîche et un chouette coin pour camper avec des nuits fraîches. Merci pour l’inspiration les amis, et à tout bientôt j’espère. Concernant nos compétences en acroyoga… nous avons bien assez grimpé et randonné cette semaine pour ne pas vraiment avoir le temps de pratiquer. Au moment de quitter le superbe barrage de Tzeuzier, nous avons alors voulu prendre quelques photos acrobatiques, et avons assez bien échoué nos postures, ce qui aura donné des photos bien plus originales et réelles que les classiques clichés acroyogis. J’aime tant ces images pleines de vie, les préparations et les ratés plutôt que la photo finale, sous un ciel si bleu et sous l’oeil des blanches et vertes montagnes derrière nous.

Oiseaux du hasard – birds of coincidences

Un livre dans une sacoche, le prendre, apprécier la couverture, puis ouvrir une page au hasard, et la lire. Vous y croyez, vous, au hasard?

Un jour quelqu’un m’a dit que le hasard est un oiseau si libre qu’il se pose toujours où il veut ; mais c’est toujours où il doit.


Just a book in a bag, that I took, enjoyed the cover, then open a page randomly, and read it aloud. Do you believe in coincidences?

Once one told me that coincidence is such a free bird that it lands every time where it wants; but it’s every time where it need.

passion

J’irai les retrouver – I will go look for them

« Je sais, un peu partout, tout le monde s’entretue, c’est pas gai, mais d’autres s’entrevivent, j’irai les retrouver. » J.Prevert

« I know, pretty much everywhere, everyone is killing each other, and it’s not nice, but some other are living each other, I will go look for them. » J. Prevert (bad french translation)

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Les hirondelles vues d’en haut – swallows that we see from upward

Retour en falaise, et la peur, toujours là, ma vieille amie, la peur de la chute, et du vide. Ce vide qui me fait parfois perdre mes moyens et d’autres me ravit, me charme et m’enthousiasme. Les hirondelles qu’on voit d’en haut. Si agiles, les hirondelles. La canopée qui se balance doucement sous le vent, comme animée d’une vie calme et paisible. Les lieux inaccessibles au bipède, terrain de jeu du lézard. L’aventure, la découverte . Un été à disposition pour l’apprivoiser, cette peur-là.


Back on rock climbing, learning again. The fear is here, again, my old mate, fear of falling, fear of heights. That heigh that make me sometime loose my full capacity, and that sometime bring me so much joy, is charming me, making me so enthousiast. Swallows that we see from upwards. So agile, swallows. Canopy balancing slowly in the wind, animated by a calm and peaceful life. Places that biped cannot reach, playground of the lizard. Adventure, discovery. One summer to tame that fear, and made a friend from it.

Ici et ailleurs, partir et revenir 

Après mes études je rêvais d’une chose: partir sans billet de retour. J’avais rencontré certains voyageurs qui vagabondaient ainsi et enviais leur liberté. Je me rappelle également un professeur à qui je parlais de mes projets de voyage et qui m’avait mis en garde sur le fait de ne pas partir non plus trop longtemps, car certains voyageurs, au bout d’un moment, finissent par ne plus savoir où c’est, chez eux. Finissent par se perdre. Je le sens, ce risque-là, il est réel. Le premier sentiment après la liberté, a été pour moi l’unité. Tout est un, tout est pareil, ici ou ailleurs, peu importe. J’ai joué de celui-ci, je l’ai aimée, cette liberté, je l’ai tant aimée. Puis sans trop savoir pourquoi ni comment, cette liberté-la, elle m’a fatiguée. J’avais envie d’ancrage, de stabilité, de construire des liens avec des gens qui restent et moi aussi qui reste. Fatiguée des mirages, des châteaux de sables et des amis qui retournent au  vent. Envie de retrouver un chez moi, une routine, des lieux et des gens connus. Et d’ y rester un petit peu.

Vimal’s painting

A tout bout de champs – Summertimes on the road

Retour sur les images de cet été, à vélo, sur les routes, à tout bout de champs. Les images et de la poésie. La lumière à fleur de peau, la nature qui contient l’élégance, l’élégance et ses lois propres, rouge coquelicot, blanc l’oiseau, dorée la lumière, douce et chaude, chaque lever et coucher de de soleil contenant tout l’univers, et puis nous, sales à force de pédaler et de suer sur l’asphalte chauffé, la rivière qui te nettoie, la route qui défile, plaisirs simples, bleu, baquette, passer l’été à les saluer, ces levers et ces couchers, à les aimer, suivre la lune,  suivre les routes, et voir où elles nous mènent, ces routes. Nulle part. Ici et ailleurs. Partout. Vers la beauté, et l’amour. Vers la simplicité, et toute sa difficulté, la lune qui nous mène, l’éclipse qui nous perd, qui nous perd jusqu’à l’océan, Capucine qui prend l’eau, beaucoup de kilomètres, beaucoup d’éclairs au chocolat, les amis, les amis des amis, ceux retrouvés en route, ceux rencontrés en route, les festivals, les granos, des rêveurs, toutes sortes d’idéalistes à pied nus, une chamane, pas celle que l’on pense, pas celle qui se déclare, les gens intrigués les gens, ou parfois qui s’en foutent, arts de rue et art des champs, spécialités culinaires, beaucoup d’ail, et les orties, ça pique, mais c’est pas méchant, mais ça pique, et puis surtout, surtout ça se mange les orties, et ça c’est de la joie. Simplicité, difficulté, bref, la vie.

Été 2018, de Gien à Brest, quelques 800km à vélo pour aller saluer l’océan atlantique. Tout d’abord 3 jours de Gien à Airvault (280km) – le magnifique festival le Rêve de l’Aborigène – Airvault à Nantes en 3 jours également (160km) – un séjour au champ du cœur pour l’éclipse de lune – Nantes à Brocéliande en 3 jours (110 km, vent de face)  – visite à Maël et Rosa – Brocéliande à Crozon (250 km) en 4 jours puis bateau jusqu’à Brest et retour en train. Repos à Gien, départ en van pour le festival de l’arbre qui marche. Petit séjour aux Fahouettes  en Bretagne. Crêpes. Retour en Suisse. 


Back on pictures of my summer, biking and living on the roads, living in nature, being nature. Nature has its own rules, its own lights, its own grace, red poppies, with birds, amber light, warm and soft, every sunset and every sunrise embrace all the universe. River cleans you, roads lie ahead. Simple pleasures. Blue cheese and french bread. My god. Such a bliss. Spent the summer celebreting each of those sunset and sunrises, to love them, follow them, follow the moon and moods. Beign shaked by power of those full moons, and follow the roads. See where roads would bring us, those roads. Nowehere. Here and there. Everywhere. To beauty, and love. To simplicity, and all of its difficulties. The full moon and eclipse that get to lost us, lost us to ocean. Capucine under the rain.  Lots of kilometers, lots of choclate bakery. Friends we join on the road, friends we met on. Festivals, hippies, dreamers, so many barefoot idealists. Found or lost? A shamane, not the one thinking she was the one, not the one saying that she was. People surprised or sometimes just not giving a fuck, street art and field ones, cooking specialities, lots of garlic, and nettle, nettle is itchy but not to bad, but itchy, but, yon can eat it, you can it it, and that, that is the good news. Simplicity, difficulty, so life is.

Mots – Words

Explorer l’immobilité. Chercher la vérité sans masques, trouver de la sincérité. L’enfer c’est les autres. Être seul et être avec les autres. Être les autres. Trop de paroles. Trop de paroles et plus de mots. Explorer les déséquilibres, tourner, graviter, s’échapper, danser. Je m’y plonge et je m’y perds, habituellement. Jusqu’au jour où je m’y plonge et je m’y trouve. Pour être là où je dois être. Regarder, regarder, regarder encore et puis soudain, voir. Tranquillement assis à ne rien faire. Étonnants voyageurs; quelles nobles histoires. La vie, je la veux. N’est-ce pas? Faire pousser les étoiles, germer des galaxies, se méfier des trous noirs. Que faire du soi, du moi, de toi et de tout ça? Il y a trop de mots il y a trop de bruits il n’y a pas assez de place pour le  vide. Survivre dans l’agitation constante. Le calme. Je cherche le calme. Montrez-moi le lieu où les mots ne sont plus nécessaires. Juste la lumière. La douceur d’un lever ou d’un coucher de soleil. Lumière d’aube ou d’aurore, de crépuscule, de ces douces femmes, mères, filles. Les bras qui vous entourent et qui sont la maison. Un parfum rassure. Une présence. Un lever de soleil. De la lumière, de l’espace, des plantes. Et lui, lui quand il se déplace il touche à peine le sol, la gravité n’agit pas, non, pas sur lui. Il sait alors il a confiance; c’est quand on ne sait pas que ça fait peur. Arabesque, plié. La présence, ça ne se décrit pas, ça ne s’apprend pas; ça se vit, ça se vit très bien. Et si elle n’est pas, alors enfuis-toi, et cherche-là. Cherche-la car s’il y a une chose qui est importante, une seule qui doit rester, c’est celle-ci.  L’espace de calme au milieu du chaos. La couleur du papillon. Le dessin des humeurs sur le ciel ondulé. L’élégance de la vieille dame. Elle n’a pas d’âge la vieille dame. Elle est là, avec ses grands yeux bleus et elle est si belle quand elle sourit.

« Lorsque l’on perçoit la beauté, ne fait-on pas simultanément l’expérience de l’amour? Sans l’amour, il n’est point de beauté, et sans la beauté, il n’est point d’amour. La beauté est partout – elle est dans la forme, elle est dans le discours, elle est dans notre conduite. Si l’amour est absent, notre conduite tourne à vide; elle n’est que l’expression de la société, d’une culture particulière, et le résultat est mécanique et sans vie. » Krisnamurti


Exploring immobility. Looking for a truth without mask, finding some sincerity. Hell is the others. Being alone and at the same time together with other people. Be others. To many speeches. To many speeches and words. Exploring unbalance, spinning, gravitating, escaping, dancing. Diving into and getting lost, usually. Until the day I will dive into and find myself. To be where I have to be. Looking at, looking at, looking at, and suddenly, to see. Quietly sitting, doing nothing. Surprising travelers; so gentle stories. Life, I want it, isn’t it? To make stars grow, galaxy germinate, distrust black holes. What do I do with the self, with myself, with you and with everything? There are too many words and too much noise and not enough room for emptiness. Trying to survive to constant agitation. Calm. I’m looking for calm. Softness, emptyness, delicacy. Please. Please show me places wher words are unnecessary. Just light. Softness of a sunrise or a sunset. Dawn, aurora and dusk light of those womens, mothers, daughters. Arms that surround you and are home.  A known smell. A presence. A sunset. Light, rooms, plants. And he, when he moves, he doesn’t even touch ground. Gravity doesn’t work on him, no, not on him. He knows, so he trust; it’s when you doesn’t know that you are scared. Arabesque, plié. Presence, you can’t describe it, you can’t learn it; you can live it, experience it, and, it works very well actually. Oh, and if there is no presence, please, fly away, because if there is one thing that is important, one thing that have to be and to stay, it’s this one. A room for calm in the middle of chaos. Color of butterfly. Drawing of mood on the crimped sky. Grace of the old lady. Her age is undefined. She’s here, with her big beautiful blue eyes, and she’s so beautiful when she smile.

« When we perceive beauty, don’t we perceive at the same time experience of love? Without love, there is no beauty, and without beauty, there is no love. Beauty is everywhere – in the shape, in the discourses, in our behaviour. If love is missing, our behaviour is empty; she is just an expression of society, of a particular culture, and the result is mechanical and without life.  » Krisnamurti

Céline, tu crois que tu es nulle mais tu n’es pas nulle alors arrête de m’emmerder

« Céline, tu crois que tu es nulle, mais tu n’est pas nulle, alors arrête de m’emmerder. »

Théo

 – encordés sur une montagne –

Tu crois que tu n’es pas libre mais tu es libre. Faire confiance. S’amuser. Oublier le regard des autres.  Est-il plus fou celui qui danse librement, celui qui suit ses envies ou celui qui fait une chose qu’il pense devoir faire mais qu’il ne doit pas?


« Céline, you think you are awefull, but you are not awefull, so now stop bothering me. »

Théo

– attached to Celine by a rope, climbing a mountain –

You think you are not free but you are.  Trust. Forget what other people will think. You don’t even now what they think. Have fun.  Is the one who dance freely and follow his desires more mad that the one who does something he think he have to do but that he actually don’t need to do?

Rien à raconter. Tout à vivre

Je pensais avoir encore tant de chose à raconter de mon voyage, des observations, des anecdotes, des faits. A la manière d’un reporter, je pensais vouloir raconter les aventures vécues, le nombre de kilomètres parcourus, décrire les paysages rencontrés, les personnages de cette histoire. J’aurais bien encore tout un été de vagabondages à raconter. Tant de couchers de soleil, de routes pédalées, de festivals avec un air de Woodstock à danser les pieds nus, les granos, la musique, ces choses merveilleuses que j’ai faites. Je pourrais. Et pourtant, je ne l’ai pas fait. Et aujourd’hui, aujourd’hui c’est l’automne. Il suffit. Ce temps-là est dépassé. Les feuilles ont tourné au jaune, à l’orange, je les ai vues, admirées.

Puis elles sont tombées. Les feuilles d’or. Elles sont tombées. Et moi avec elles.

Il est alors temps d’arrêter de me chercher des excuses . Je repousse encore et encore, je repousse ces mots que je pensais vouloir écrire mais qui ne sortent pas. Ils sont là quelque part mais ne s’écrivent pas. Alors peut-être simplement parce qu’ils ne doivent pas sortir. Que ces mots-là, en vrai, m’ennuient profondément. M’emmerdent carrément. Raconter les faits. Rien de plus ennuyant. Ce que j’ai fait. Où je suis allée. Le nombre de kilomètres parcourus et encore, encore un magnifique coucher de soleil. Rien de ne plus ennuyant. Oui j’ai fais cela, oui j’ai fais ceci, et alors? en ensuite. A quoi bon? on s’en fiche tellement de ce que tu fais. Royalement. On s’en fiche, je m’en fiche. Je n’ai rien à prouver, et donc rien à raconter. Ma vie n’est pas faite de cases à cocher pour courir juste après vers une autre case, tout aussi vide de sens. J’ai passé quelques mois à faire beaucoup de choses, oui c’était incroyable, à voyager à courir le monde, oui c’était magnifique, j’ai aimé, j’ai été aimée, et j’ai aimé le vivre ce voyage, mais aujourd’hui je ne veux pas le raconter. Peut-être un jour, mais aujourd’hui, non. Aujourd’hui je suis fatiguée. Fatiguée et triste, rentrée seule après tant d’aventures à deux.

Ce que tu cherches, trouve-le dans ce que tu as.

On me dit que tout, absolument tout, est déjà là. Et je l’ai retrouvée, recherchée, cette recherche de tout, et cette recherche en même temps de rien, et ça me semble vrai et ça me semble un peu profond. Et d’autres fois, juste absurde et plein de masques. Les rencontres, elles, les rencontres sont vraies, chacune résonnant comme un miroir et me révélant mes manières de fonctionner. Marre du faire, envie d’être. Être celle que je suis. Celle que je suis y compris les facettes de moi que je chercherais à éviter, ces zones d’ombres, de transition ou de malaise, pourquoi ne pas s’y abandonner, les expérimenter, les apprivoiser? Trouver la paix là où elle est, plutôt que courir après, se plonger en soi à travers différents arts, entrer en contact, ou au contraire fuir, imaginer, rêver. Oh et puis écrire, mais cette fois écrire pour ne pas oublier.

Ne pas oublier. Ne pas oublier de se questionner

Des images, des sensations, des ressentis qui font échos. La danse. Le sol, le parquet. Le mouvement, mon mouvement, celui des autres. Celui du monde; il tourne celui-là. Le sentez-vous tourner? Une voix: « Vous avez commencé à bouger. Bougez-vous ainsi par habitude? ou parce que c’est vraiment le mouvement dont vous avez besoin en ce moment? ». La même voix, plus tard: « Vous entendez une consigne. Observer comment vous réagissez. Est-ce le bon élève qui s’exprime, ou le rebelle? » Mécanismes sus et sous-jacents, jeux conscients ou inconscients. Du mouvement et des relations. Avec des gens. Car il y a de ces gens qui ne parlent pas pour ne rien dire. Qui sont juste là avec vous et dont le calme et la quiétude sont contagieux. De ces bonnes contagions. Voila ça qui a du sens pour moi, à écrire, en ce moment. Des esquisses de ressentis. Des esquisses de vie – la vraie vie. Se rapprocher de la vérité. Pas celle qu’on prétend, qu’on affiche. Celle qui est là. Vivante et grondante. Parfois elle est sombre aussi, chaotique. Mais si réelle.


« Beauty begin at the time you decide to be yourself »

(english text still on work, sorry for imperfections, still love you all english speaker )

I thauht I still had so much to tell about my travel from that summer, some observations, short stories, facts. As a reporter, I thaught I wanted to tell about adventures I lived, kilometers I travelled, landscapes I enjoyed, people I met. I still habe one summer of being a vagabond to tell about. I could. I didn’t, thaught. Today, today is already fall. It’s too late. That time is gone. Leaves turned to yellow and orange, I saw them, I enjoyed them.

Then the leaves felt. Golden leaves. They felt.

So now it’s time to stop looking for excuses and go deeper, go Inside of the question. If I wait and wait more, push away those words that I thaught I wanted to write but that don’t come out. Maybe the don’t need to be written. Maybe those words made me bored.

Maybe I just don’t give a fuck about those words. Talking about facts. Nothing more boring. What I did. Where I went. Nothing more boring. Yes I did that, yes I did this, and, so what? And what else after that? Maybe I just don’t care about, I have nothing to proove so nothing to explain and talk about. My life is not a wish list to check until the next wish, with no more meaning, no more deepness than all the previous ones. I spent some monthes doing lots of things, ans yes, it was amazing, travelling around the world, yes it was beautiful and rad, I loved it, I loved and was loved, and really enjoyed that travel and that life, but today, I just don’t need to talk about it.

What you are looking for, find it in what you have.

Because everything, absolutely everything, is already there. I found it back a little bit, that way of searching and looking for meaning, looking for everything and at the same time looking for absoluetly nothing, and it feels more real and it feels more deep. Meeting people is real, and every people I met those last times worked as many Mirror of me, teached me about parts of my personnality.Tired of doing, want more of being. To be who I am, and learn to love it. Who I am event the side of my personnality I find less enjoyable, those that I would try to avoid, maybe are exactly those I should experiment, tame and surrender to? Find peace where it is, better thant running after, go deep in the self through different arts, dance, contact, or at the opposite fly away, ask questions, search, dream. Some people I met and make me ask myself the good questions. In the movement, in dance as in my life, dialogus and questionning that bring back to me the searching of meaning and bring me back to writing. Writing in order not to forget. Here does writing make sensw for me now.

Don’t forget. Don’t forget questionning.

Those las times many pictures, sensations, feelings sounds like echos inside of me. Resonances. Redescovery of dancing. Ground, wooden floor. Movement, my movement, movement of peoples around me. Even the one of universe, world. At a beginning of a contact improvisation jam, a soft but deep voice, even a little bit hyptnotic, was questionning « Now, you began to move. Do you move like that because of habits? Or because do you really want and need to right now? » … « If you were on the market place, in the middle of the crow, would you move similarly, or not? » « Now you are on the market place. » « Ok, you are on the market place; observe how you move », « Now you are back here, or maybe not, maybe you are still there or maybe you are nowhere. » « Maybe you are lost. And it’s ok. ».. « You just hear a guidelinge. How do you react to it? Is it the good student that react, or the rebel? » That voice was planting seeds. Seeds that will grow. Seeds that are beautiful. Another voice, full of enthousiasme, fascinated by me and that fascinated me, through its enthousiasm and purity, softness, tenderness. Its listening. A listening not only through words but as well through an entire body listening to movement, sensation, present moment. Searching for balance, for perfection. Obssessions as well, so beautiful and funny obsessions and at the same time a quest for surrending to let it go, to acceptation. And above all, a will to do well. A will of beauty. Delight of Wonder, fascination, inspiration. Dialogues without end. A presence, a presence that make me want to be the best of me, and to love me, to love even the parts of me I would love to hidde. A sweet presence, light and strong, full, present even in its absence, like a full presence and an absence without emptiness. Absence without emptiness. New for me. No pullout. Other voices and other words. Back on rock. Overcome the pain. Overcome the fear. Find back those sensations and feelings of he height. And forget ego. Because mountain, mountain is bigger thant you. Ever. Go on vertical adventures that finish in way you didn’t mean they will, be trustfull in you guides, nowing how to improvise with what you have. Climbing. Life. Because at the end, one tell me it will ever have a good ending. Or it’s not finish. Assi es. And some quiet présences. Some peoples that dosen’t speak to say nothing. That are here and which presence just inspire you. Good inspiration by being, not doing or telling. Here is what make sens for me to write those times. Sketches of feelings. Sketches of being. Sketches of life – real life. Getting closer to truth. Not the truth we pretend, show or post. The one that is already there. Living and rumbling. Dark and chaotic sometimes. But so real.

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