Ici et ailleurs, partir et revenir 

Après mes études je rêvais d’une chose: partir sans billet de retour. J’avais rencontré certains voyageurs qui vagabondaient ainsi et enviais leur liberté. Je me rappelle également un professeur à qui je parlais de mes projets de voyage et qui m’avait mis en garde sur le fait de ne pas partir non plus trop longtemps, car certains voyageurs, au bout d’un moment, finissent par ne plus savoir où c’est, chez eux. Finissent par se perdre. Je le sens, ce risque-là, il est réel. Le premier sentiment après la liberté, a été pour moi l’unité. Tout est un, tout est pareil, ici ou ailleurs, peu importe. J’ai joué de celui-ci, je l’ai aimée, cette liberté, je l’ai tant aimée. Puis sans trop savoir pourquoi ni comment, cette liberté-la, elle m’a fatiguée. J’avais envie d’ancrage, de stabilité, de construire des liens avec des gens qui restent et moi aussi qui reste. Fatiguée des mirages, des châteaux de sables et des amis qui retournent au  vent. Envie de retrouver un chez moi, une routine, des lieux et des gens connus. Et d’ y rester un petit peu.

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alexenvoyagee

Notes de voyage, images, Pensées, lectures, poésies, Une manière de partager, une manière de jouer,Et moi je joue, oh oui, Tant pis, sagesse, folie, Qu’importe tant qu’on vit; n’aies pas peur d’essayer,Ne crains pas de tomber, Saches que tu sais voler, laisse-toi inspirer. Tant que tu es sincère, que tu parles à ton cœur, Que tu restes toi-même, et garde tes valeurs, Tu sauras aimer, voler, briller, exister. Here are some of my thought, reads, poestry (in french, sorry guys), travelling notes, that i want to share and play with. I did an atempt to write my articles in English, sorry to all English native speakers for my broken English. I try my best, I promise. If anybody want to be my reviewer, please let me know. Instagram: https://www.instagram.com/alexarati/

2 commentaires sur “Ici et ailleurs, partir et revenir ”

  1. Un article qui m’a aidé à trouver les mots sur un ressenti gênant. Voila :

    « Je veux rentrer à ma maison (avec un ton d’enfant, sans trop l’avoir contrôlé) ». C’est ce que j’ai finir par dire après plusieurs mois. « Prendre le temps d’arrêter de bouger tous les jours ou presque. Je veux rentrer à la maison, sauf que je n’en ai pas, j’en ai plus ». Mais ça peut s’organiser, j’ai plein des logements par alliance. Ces proches qui avec toute leur gentillesse me permettraient d’avoir un coin, le temps qu’il me faut. Voila ce qui m’a fait prendre la boucle du retour plus tôt que prévu, un manque sans savoir vraiment quoi. Le fait que « certains voyageurs, au bout d’un moment, finissent par ne plus savoir où c’est, chez eux » est comme tabou j’ai l’impression. J’avais une croyance en moi, que « LES VRAIS VOYAGEURS » effectivement n’ont plus UN chez eux, mais, se sentent chez eux partout. C’est leur force. Finalement est-que tous, ne penseraient pas silencieusement au risque de se perdre? mais en parlent moins que la fierté du sentiment de liberté.

    Et moi, j’étais pas une vraie forte voyageuse alors … Je suis censée être dans l’unité. Le ici, le là-bas, le ailleurs devrait être pareille pour moi, je devrai m’y sentir chez moi. Et si le fait de ne jamais être 2 jours au même endroit me plaît seulement un certain moment mais pas trop longtemps, pas trop rapidement surtout. J’avais rêvé de trouver un ancrage par le voyage, me mettant au défi de ressentir “l’unité”, mais en fait j’avais sauté les étapes. Mieux vaut être d’abord enracinée avant de partir vers les défis suivant.

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    1. Oh oui. L’enfant. Je me rappelle de cette nuit en Colombie, réveillée, sous ma tente, épuisée d’avoir roulé sous la pluie, réveille par la douleur a mon orteil qui me voulait que je le gratte frénétiquement, inquiétée par les symptômes qui me laissaient penser qu’il y avait quelqu’un dedans – en effet je découvrirai plaisir tard que j’ai hébergé un parasite pendant quelques semaines, souvenir des baignades au coucher du soleil a observer des dauphins dans l’Amazone . Cette nuit là je me suis réveillée et j’avais envie de pleurer et je sentais l’enfant en moi qui disait « je veux ma maman ». Une forte envie d’appeler ma maman pour qu’elle vienne me chercher, comme a l’époque si quelque chose n’allait pas, avant de réaliser que j’avais un océan qui me separait de ma maman et 3 jours de vélo de la prochaine ville. Solitude. On se demande pourquoi on fait ça. Mais une fois la peine passée on se rappelle pourquoi on le fait. Comme le dit le texte  » ne vous chagrinez pas avec vos chimères; de nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude. »

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