Oiseaux du hasard – birds of coincidences

Un livre dans une sacoche, le prendre, apprécier la couverture, puis ouvrir une page au hasard, et la lire. Vous y croyez, vous, au hasard?

Un jour quelqu’un m’a dit que le hasard est un oiseau si libre qu’il se pose toujours où il veut ; mais c’est toujours où il doit.


Just a book in a bag, that I took, enjoyed the cover, then open a page randomly, and read it aloud. Do you believe in coincidences?

Once one told me that coincidence is such a free bird that it lands every time where it wants; but it’s every time where it need.

passion

J’irai les retrouver – I will go look for them

« Je sais, un peu partout, tout le monde s’entretue, c’est pas gai, mais d’autres s’entrevivent, j’irai les retrouver. » J.Prevert

« I know, pretty much everywhere, everyone is killing each other, and it’s not nice, but some other are living each other, I will go look for them. » J. Prevert (bad french translation)

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Ici et ailleurs, partir et revenir 

Après mes études je rêvais d’une chose: partir sans billet de retour. J’avais rencontré certains voyageurs qui vagabondaient ainsi et enviais leur liberté. Je me rappelle également un professeur à qui je parlais de mes projets de voyage et qui m’avait mis en garde sur le fait de ne pas partir non plus trop longtemps, car certains voyageurs, au bout d’un moment, finissent par ne plus savoir où c’est, chez eux. Finissent par se perdre. Je le sens, ce risque-là, il est réel. Le premier sentiment après la liberté, a été pour moi l’unité. Tout est un, tout est pareil, ici ou ailleurs, peu importe. J’ai joué de celui-ci, je l’ai aimée, cette liberté, je l’ai tant aimée. Puis sans trop savoir pourquoi ni comment, cette liberté-la, elle m’a fatiguée. J’avais envie d’ancrage, de stabilité, de construire des liens avec des gens qui restent et moi aussi qui reste. Fatiguée des mirages, des châteaux de sables et des amis qui retournent au  vent. Envie de retrouver un chez moi, une routine, des lieux et des gens connus. Et d’ y rester un petit peu.

Vimal’s painting

Mots – Words

Explorer l’immobilité. Chercher la vérité sans masques, trouver de la sincérité. L’enfer c’est les autres. Être seul et être avec les autres. Être les autres. Trop de paroles. Trop de paroles et plus de mots. Explorer les déséquilibres, tourner, graviter, s’échapper, danser. Je m’y plonge et je m’y perds, habituellement. Jusqu’au jour où je m’y plonge et je m’y trouve. Pour être là où je dois être. Regarder, regarder, regarder encore et puis soudain, voir. Tranquillement assis à ne rien faire. Étonnants voyageurs; quelles nobles histoires. La vie, je la veux. N’est-ce pas? Faire pousser les étoiles, germer des galaxies, se méfier des trous noirs. Que faire du soi, du moi, de toi et de tout ça? Il y a trop de mots il y a trop de bruits il n’y a pas assez de place pour le  vide. Survivre dans l’agitation constante. Le calme. Je cherche le calme. Montrez-moi le lieu où les mots ne sont plus nécessaires. Juste la lumière. La douceur d’un lever ou d’un coucher de soleil. Lumière d’aube ou d’aurore, de crépuscule, de ces douces femmes, mères, filles. Les bras qui vous entourent et qui sont la maison. Un parfum rassure. Une présence. Un lever de soleil. De la lumière, de l’espace, des plantes. Et lui, lui quand il se déplace il touche à peine le sol, la gravité n’agit pas, non, pas sur lui. Il sait alors il a confiance; c’est quand on ne sait pas que ça fait peur. Arabesque, plié. La présence, ça ne se décrit pas, ça ne s’apprend pas; ça se vit, ça se vit très bien. Et si elle n’est pas, alors enfuis-toi, et cherche-là. Cherche-la car s’il y a une chose qui est importante, une seule qui doit rester, c’est celle-ci.  L’espace de calme au milieu du chaos. La couleur du papillon. Le dessin des humeurs sur le ciel ondulé. L’élégance de la vieille dame. Elle n’a pas d’âge la vieille dame. Elle est là, avec ses grands yeux bleus et elle est si belle quand elle sourit.

« Lorsque l’on perçoit la beauté, ne fait-on pas simultanément l’expérience de l’amour? Sans l’amour, il n’est point de beauté, et sans la beauté, il n’est point d’amour. La beauté est partout – elle est dans la forme, elle est dans le discours, elle est dans notre conduite. Si l’amour est absent, notre conduite tourne à vide; elle n’est que l’expression de la société, d’une culture particulière, et le résultat est mécanique et sans vie. » Krisnamurti


Exploring immobility. Looking for a truth without mask, finding some sincerity. Hell is the others. Being alone and at the same time together with other people. Be others. To many speeches. To many speeches and words. Exploring unbalance, spinning, gravitating, escaping, dancing. Diving into and getting lost, usually. Until the day I will dive into and find myself. To be where I have to be. Looking at, looking at, looking at, and suddenly, to see. Quietly sitting, doing nothing. Surprising travelers; so gentle stories. Life, I want it, isn’t it? To make stars grow, galaxy germinate, distrust black holes. What do I do with the self, with myself, with you and with everything? There are too many words and too much noise and not enough room for emptiness. Trying to survive to constant agitation. Calm. I’m looking for calm. Softness, emptyness, delicacy. Please. Please show me places wher words are unnecessary. Just light. Softness of a sunrise or a sunset. Dawn, aurora and dusk light of those womens, mothers, daughters. Arms that surround you and are home.  A known smell. A presence. A sunset. Light, rooms, plants. And he, when he moves, he doesn’t even touch ground. Gravity doesn’t work on him, no, not on him. He knows, so he trust; it’s when you doesn’t know that you are scared. Arabesque, plié. Presence, you can’t describe it, you can’t learn it; you can live it, experience it, and, it works very well actually. Oh, and if there is no presence, please, fly away, because if there is one thing that is important, one thing that have to be and to stay, it’s this one. A room for calm in the middle of chaos. Color of butterfly. Drawing of mood on the crimped sky. Grace of the old lady. Her age is undefined. She’s here, with her big beautiful blue eyes, and she’s so beautiful when she smile.

« When we perceive beauty, don’t we perceive at the same time experience of love? Without love, there is no beauty, and without beauty, there is no love. Beauty is everywhere – in the shape, in the discourses, in our behaviour. If love is missing, our behaviour is empty; she is just an expression of society, of a particular culture, and the result is mechanical and without life.  » Krisnamurti

Céline, tu crois que tu es nulle mais tu n’es pas nulle alors arrête de m’emmerder

« Céline, tu crois que tu es nulle, mais tu n’est pas nulle, alors arrête de m’emmerder. »

Théo

 – encordés sur une montagne –

Tu crois que tu n’es pas libre mais tu es libre. Faire confiance. S’amuser. Oublier le regard des autres.  Est-il plus fou celui qui danse librement, celui qui suit ses envies ou celui qui fait une chose qu’il pense devoir faire mais qu’il ne doit pas?


« Céline, you think you are awefull, but you are not awefull, so now stop bothering me. »

Théo

– attached to Celine by a rope, climbing a mountain –

You think you are not free but you are.  Trust. Forget what other people will think. You don’t even now what they think. Have fun.  Is the one who dance freely and follow his desires more mad that the one who does something he think he have to do but that he actually don’t need to do?

Rien à raconter. Tout à vivre

Je pensais avoir encore tant de chose à raconter de mon voyage, des observations, des anecdotes, des faits. A la manière d’un reporter, je pensais vouloir raconter les aventures vécues, le nombre de kilomètres parcourus, décrire les paysages rencontrés, les personnages de cette histoire. J’aurais bien encore tout un été de vagabondages à raconter. Tant de couchers de soleil, de routes pédalées, de festivals avec un air de Woodstock à danser les pieds nus, les granos, la musique, ces choses merveilleuses que j’ai faites. Je pourrais. Et pourtant, je ne l’ai pas fait. Et aujourd’hui, aujourd’hui c’est l’automne. Il suffit. Ce temps-là est dépassé. Les feuilles ont tourné au jaune, à l’orange, je les ai vues, admirées.

Puis elles sont tombées. Les feuilles d’or. Elles sont tombées. Et moi avec elles.

Il est alors temps d’arrêter de me chercher des excuses . Je repousse encore et encore, je repousse ces mots que je pensais vouloir écrire mais qui ne sortent pas. Ils sont là quelque part mais ne s’écrivent pas. Alors peut-être simplement parce qu’ils ne doivent pas sortir. Que ces mots-là, en vrai, m’ennuient profondément. M’emmerdent carrément. Raconter les faits. Rien de plus ennuyant. Ce que j’ai fait. Où je suis allée. Le nombre de kilomètres parcourus et encore, encore un magnifique coucher de soleil. Rien de ne plus ennuyant. Oui j’ai fais cela, oui j’ai fais ceci, et alors? en ensuite. A quoi bon? on s’en fiche tellement de ce que tu fais. Royalement. On s’en fiche, je m’en fiche. Je n’ai rien à prouver, et donc rien à raconter. Ma vie n’est pas faite de cases à cocher pour courir juste après vers une autre case, tout aussi vide de sens. J’ai passé quelques mois à faire beaucoup de choses, oui c’était incroyable, à voyager à courir le monde, oui c’était magnifique, j’ai aimé, j’ai été aimée, et j’ai aimé le vivre ce voyage, mais aujourd’hui je ne veux pas le raconter. Peut-être un jour, mais aujourd’hui, non. Aujourd’hui je suis fatiguée. Fatiguée et triste, rentrée seule après tant d’aventures à deux.

Ce que tu cherches, trouve-le dans ce que tu as.

On me dit que tout, absolument tout, est déjà là. Et je l’ai retrouvée, recherchée, cette recherche de tout, et cette recherche en même temps de rien, et ça me semble vrai et ça me semble un peu profond. Et d’autres fois, juste absurde et plein de masques. Les rencontres, elles, les rencontres sont vraies, chacune résonnant comme un miroir et me révélant mes manières de fonctionner. Marre du faire, envie d’être. Être celle que je suis. Celle que je suis y compris les facettes de moi que je chercherais à éviter, ces zones d’ombres, de transition ou de malaise, pourquoi ne pas s’y abandonner, les expérimenter, les apprivoiser? Trouver la paix là où elle est, plutôt que courir après, se plonger en soi à travers différents arts, entrer en contact, ou au contraire fuir, imaginer, rêver. Oh et puis écrire, mais cette fois écrire pour ne pas oublier.

Ne pas oublier. Ne pas oublier de se questionner

Des images, des sensations, des ressentis qui font échos. La danse. Le sol, le parquet. Le mouvement, mon mouvement, celui des autres. Celui du monde; il tourne celui-là. Le sentez-vous tourner? Une voix: « Vous avez commencé à bouger. Bougez-vous ainsi par habitude? ou parce que c’est vraiment le mouvement dont vous avez besoin en ce moment? ». La même voix, plus tard: « Vous entendez une consigne. Observer comment vous réagissez. Est-ce le bon élève qui s’exprime, ou le rebelle? » Mécanismes sus et sous-jacents, jeux conscients ou inconscients. Du mouvement et des relations. Avec des gens. Car il y a de ces gens qui ne parlent pas pour ne rien dire. Qui sont juste là avec vous et dont le calme et la quiétude sont contagieux. De ces bonnes contagions. Voila ça qui a du sens pour moi, à écrire, en ce moment. Des esquisses de ressentis. Des esquisses de vie – la vraie vie. Se rapprocher de la vérité. Pas celle qu’on prétend, qu’on affiche. Celle qui est là. Vivante et grondante. Parfois elle est sombre aussi, chaotique. Mais si réelle.


« Beauty begin at the time you decide to be yourself »

(english text still on work, sorry for imperfections, still love you all english speaker )

I thauht I still had so much to tell about my travel from that summer, some observations, short stories, facts. As a reporter, I thaught I wanted to tell about adventures I lived, kilometers I travelled, landscapes I enjoyed, people I met. I still habe one summer of being a vagabond to tell about. I could. I didn’t, thaught. Today, today is already fall. It’s too late. That time is gone. Leaves turned to yellow and orange, I saw them, I enjoyed them.

Then the leaves felt. Golden leaves. They felt.

So now it’s time to stop looking for excuses and go deeper, go Inside of the question. If I wait and wait more, push away those words that I thaught I wanted to write but that don’t come out. Maybe the don’t need to be written. Maybe those words made me bored.

Maybe I just don’t give a fuck about those words. Talking about facts. Nothing more boring. What I did. Where I went. Nothing more boring. Yes I did that, yes I did this, and, so what? And what else after that? Maybe I just don’t care about, I have nothing to proove so nothing to explain and talk about. My life is not a wish list to check until the next wish, with no more meaning, no more deepness than all the previous ones. I spent some monthes doing lots of things, ans yes, it was amazing, travelling around the world, yes it was beautiful and rad, I loved it, I loved and was loved, and really enjoyed that travel and that life, but today, I just don’t need to talk about it.

What you are looking for, find it in what you have.

Because everything, absolutely everything, is already there. I found it back a little bit, that way of searching and looking for meaning, looking for everything and at the same time looking for absoluetly nothing, and it feels more real and it feels more deep. Meeting people is real, and every people I met those last times worked as many Mirror of me, teached me about parts of my personnality.Tired of doing, want more of being. To be who I am, and learn to love it. Who I am event the side of my personnality I find less enjoyable, those that I would try to avoid, maybe are exactly those I should experiment, tame and surrender to? Find peace where it is, better thant running after, go deep in the self through different arts, dance, contact, or at the opposite fly away, ask questions, search, dream. Some people I met and make me ask myself the good questions. In the movement, in dance as in my life, dialogus and questionning that bring back to me the searching of meaning and bring me back to writing. Writing in order not to forget. Here does writing make sensw for me now.

Don’t forget. Don’t forget questionning.

Those las times many pictures, sensations, feelings sounds like echos inside of me. Resonances. Redescovery of dancing. Ground, wooden floor. Movement, my movement, movement of peoples around me. Even the one of universe, world. At a beginning of a contact improvisation jam, a soft but deep voice, even a little bit hyptnotic, was questionning « Now, you began to move. Do you move like that because of habits? Or because do you really want and need to right now? » … « If you were on the market place, in the middle of the crow, would you move similarly, or not? » « Now you are on the market place. » « Ok, you are on the market place; observe how you move », « Now you are back here, or maybe not, maybe you are still there or maybe you are nowhere. » « Maybe you are lost. And it’s ok. ».. « You just hear a guidelinge. How do you react to it? Is it the good student that react, or the rebel? » That voice was planting seeds. Seeds that will grow. Seeds that are beautiful. Another voice, full of enthousiasme, fascinated by me and that fascinated me, through its enthousiasm and purity, softness, tenderness. Its listening. A listening not only through words but as well through an entire body listening to movement, sensation, present moment. Searching for balance, for perfection. Obssessions as well, so beautiful and funny obsessions and at the same time a quest for surrending to let it go, to acceptation. And above all, a will to do well. A will of beauty. Delight of Wonder, fascination, inspiration. Dialogues without end. A presence, a presence that make me want to be the best of me, and to love me, to love even the parts of me I would love to hidde. A sweet presence, light and strong, full, present even in its absence, like a full presence and an absence without emptiness. Absence without emptiness. New for me. No pullout. Other voices and other words. Back on rock. Overcome the pain. Overcome the fear. Find back those sensations and feelings of he height. And forget ego. Because mountain, mountain is bigger thant you. Ever. Go on vertical adventures that finish in way you didn’t mean they will, be trustfull in you guides, nowing how to improvise with what you have. Climbing. Life. Because at the end, one tell me it will ever have a good ending. Or it’s not finish. Assi es. And some quiet présences. Some peoples that dosen’t speak to say nothing. That are here and which presence just inspire you. Good inspiration by being, not doing or telling. Here is what make sens for me to write those times. Sketches of feelings. Sketches of being. Sketches of life – real life. Getting closer to truth. Not the truth we pretend, show or post. The one that is already there. Living and rumbling. Dark and chaotic sometimes. But so real.

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Vois-tu Alexandra … / Don’t you see Alexandra

Vois-tu Alexandra, disait-il dans une prose poétique qui m’inspire à reprendre ma plume, et à qui je répondis. Vois-tu Nicolas, vois-tu Nicolaos, j’ai à l’autre bout du monde cherché les paradoxes, les oxymores. Transitions, cimes puis abîmes, parfois brutales et d’autres si douces et naturelles. Autour de moi le chaos, le bruit, la saleté et la foule, puis soudain au détour d’une rue et parfois pas si loin, la pureté d’un temple, une bulle de calme et de sérénité. Et en moi, aussi, les paradoxes, entre recherche d’une discipline saine et belle tant pour mon corps que mon âme, puis lâcher prise total, abandon aux rives et dérives des plaisirs. Se laisser à ses vices, les explorer car les vices ne sont pas les vices, telle que la pureté n’est pas la pureté. Chaque tendance contient son contraire. Une goutte infime mais entière. Vivre et sentir aux quatre coins du monde ces explorations qui résonnent dans mes propres paradoxes. En moi. Suivre ces ressentis et me sentir vivante. Vivante, et libre. Sortir du jugement des autres et peut-être plus important encore, sortir de mon propre jugement. Celui-ci peut-être, plus grand et plus strict encore. Répéter les expériences, vivre, être libre. Être libre, vivre. Être libre. Vivre. Comme un mantra. Les ancrer en moi. Jusqu’à ce qu’elles soient moi. Qu’elles soient moi. Puis les oublier, les lâcher. Qu’elles soient moi et que je comprenne que la liberté et la vie ne sont pas hors de moi mais ne dépendent que de ma pensée et mon regard. J’ai la liberté que je m’autorise à avoir. À prendre. À aimer. La liberté, le voyage, on leur colle une étiquette de plage et d’aventures dans la jungle, alors que plus j’avance et plus j’apprends qu’ils peuvent se faire à l’intérieur de moi. De moi, de toi, de nous, de eux. Le grand éléphant de l’éveil dort juste devant ma porte. La justesse serait alors d’être simplement présent. Être. Être là avec soi pour être là avec les autres, le cœur grand ouvert. Le cœur grand ouvert puisqu’il a été tant brisé. Il est grand ouvert ce cœur, et il bat, il bat, il vit, il chante et il danse. Il danse de tout son cœur et de toute son âme. Il danse et me fait danser avec lui, à la recherche de nous. À la recherche de moi. Et la confiance moi je la trouve dans l’amour. Des bras qui m’enlacent. Un homme qui prendra l’espace d’un instant une route parallèle à la mienne, nos histoires qui se croisent, s’entrelacent, et peut-être bien que la joie, le chaos, la douceur et le désir s’emmêlent. Parfois une rencontre furtive mais non moins intense. L’amour, parfois sous la forme de la tendresse, de l’attention que je donne à ceux dont je prends soin. Puisque l’autre c’est moi. Échanger, d’égal à égal, entre deux êtres qui se valent, qui s’estiment. Deux êtres qui se reconnaissent, Qui se reconnaissent dans leurs propres libertés, Ou leurs propres chaos. Dans l’amour, la confiance, la quête de sens et d’essence n’a même plus lieu d’être, puisque sens et non-sens s’abandonnent l’un à l’autre et l’autre à l’un. Tant de possibles quand on est là où l’on doit être. Là où l’on est, puisque tout m’amène à être là. Exactement là.


Don’t you see Alexandra, did he said in a poetic prose that inspired me to be back to writing. Do you see Nicolas, did I anser, I went to the other side of the world, looking for paradoxes, for oxymorons. Transitions, summits to abyss, some were brutals, other were soft and naturals. Around me chaos, noise, dirty and crowdy, then suddenly at a corner – and sometimes just so close – purity of a temple, a bubulle of tranquillity and serenity. In my, as well, paradoxes, between a search for a healthy discipline, good for my body and soul, then total surrender and

( …. need to be achieved; but right now I just need to sleep – i ll be back later on that one )

Donne-moi le bon levier, je soulèverai le monde – Give me the good lever, I will lift up the world

Donne-moi le bon levier, et je soulèverai le monde. Ou je m’assommerai avec. Un jour, mon enthousiasme me perdra. En l’occurrence, ce jour-là, un peu trop d’enthousiasme, une lourde barre de fer comme levier, pas assez d’attention, une histoire qui commence en changeant les pneus du van et finit avec des steristrip sur le front. Un ami a relevé que peut-être le coup sur ma tête était pour me rappeler que pour soulever le monde, pas besoin de bras, mon esprit suffirait. Et si le monde me semble lourd, le plus beau levier que j’ai, c’est mon coeur. Un autre m’a envoyé le texte de l’image ci-dessous, de Sri Aurobindo, L’aventure de la conscience. Au sujet des leviers, et de notre propre dynamisme. Pertinent à souhait.


Give me the good lever, and I will lift up the world. Or kick myself with it. Actually, the other day, I did both of them.

A big and heavy iron bar, perfect lever to change the wheels of my van as a tiny little lady – thanks my brother for the idea. And me, with my enthousiasm, as usual, I was taming the tool, the tool was taming me, I was delighted about the easiness of using that lever and the streght it gaves me, was too much enthiusiast and not enough present to be fair, it even kind of ended up being enthousiast about my own enthousiasm. Too much. My enthousiasm was my loss. At the moment to change the last wheel, I was confident, singing out softly, thinking about that text I wrote earlier in the morning when the heavy iron bar just brought me back to reality, hard reality of present moment. I simply lost the control of the lever, and as I was pulling on it, pulling in direction of my head – such a poor idea – it just crashed on my forhead. Heavily. Kicked by my own enthousiasm. Such a Learning. Painful but interesting.

A friend tell me that maybe that kick on my head was there to remember me that if I want to lift up the world, no need of my arms, my spirit will be enough. And if the world seems to be heavy, the only lever I have is my heart. Thank Stefano. Another one send me the text on the picture, from Sri Aurobindo. Adventure of conscience: (…) « it’s to make us understand the lever of our own dynamism and make evolution go faster. No doubts, actual position of humanity dont need to take time to look at it. That lever is Agni, the strenght-conscience, and all evolution could be described as a travel of agni in 4 movements – involution, devolution, involution, evolution – from eternal Center and in Him. Actually, the 4 movements are Him. Everything is Him. He is the game, He is the player, He is out of the time, out of space, pure Being, pure consicousness, Big Withe Silence where everything is in involution state, with no shape at the moment. And Him is becoming: Strenght tear appart from conscience, She from Him, and the travelling of Agni begin. – sorry for poor translation of such a nice text, English speaker please just buy that book and read it all –

Tu fais quoi dans la vie? Je fais de mon mieux – What are you doing in your life? – I just do my best.

L’heure des retours de voyage; la transition par excellence. Je me demande alors qu’est-ce que j’ai bien pu faire de ma vie ces derniers mois. Je ris face à cette petite citation: « -Tu fais quoi dans la vie? », « -Je fais de mon mieux ». Je fais de mon mieux. Point. A la ligne. Pas de justifications ni d’explications nécessaires. Je fais de mon mieux, et parfois, parfois pas. Parfois je fais juste de la merde. Et j’ai le droit. Ou se laisser à tendre vers une bonne vieille médiocrité.  Dans ces phases de transitions, je me cherche et je questionne, parfois je gronde et bouillonne. A ces moments-là j’essaie de faire le tri dans ces pensées qui courent, à travers les dialogues. J’ai attrapé Murielle et Juliette et Céline, des femmes vagabondes, qui comme moi s’en sont allées à l’autre bout du monde voir si elles y sont, suivent leur rêves, parfois courent après ou s’y perdent, tombent amoureuses, y laissent des plumes, mais pour au final continuer à apprendre, et rêver, rêver toujours plus. J’aime leurs regards sur la vie. Rien ne les surprends. J’aime les entendre partir dans un grand rire quand je raconte mes aventures et mésaventures. Rien ne les surprend, rien ne les choque. Ce jour ou je me sentais particulièrement cynique et de mauvaise compagnie, Céline m’a même dit apprécier le fait que je sois dans cette humeur-là. Qu’elle me sentais réelle, sincère. J’étais alors fatiguée, exacerbé des masques et des jeux, de l’égo qui s’exprime sous couvert de bienveillance, putins de granos et autres princes de vertu qui s’autoproclament conscients et ouverts, mais qui rejouent la même comédie sociale avec d’autres codes. Et moi la au milieu, qui me demande a quel point je ne joues pas, moi aussi, à tous ces jeux-là. Et je me fatigue moi-même. Puis faire un pas en arrière, observer, et puis aussi accepter mes négativités.


Being back after traveling; perfect time of transition. I ask myself what I did with my life those last monthes. And laught to that quote « – What are you doing in your life? – I just  do my best. »Nothing else. No need to justify or to explain.  I do my best. Simply. Or even not. Do with what I have and what I can do. And sometimes allow yourself just not to do your best. Just mediocrity, or even darkenss, bullshit. I really enjoy, during those transitions times, to  talk with friends that such as me don’t have a straight line as a life, women that travel for exemple, go and get my Juliette, my Murielle or Celine, women that use to follow their dream around the world, get lost, fall in love, get hurted , but finally grow up from that, learn, and dream more and more. I love their observation about life, the fact that nothing will surprise them, and that they will just laugh when listening about my adventures, joys and fears. Even like you in your times and darkness, because they feel you are real. At those time I was really tired about masks and games of ego, hidden behind compassion from people calling themself conscious and awake. Bullshit. I kind of needed to talk about that, to take out that frustration from me. I was tired of those games and as well afraid of being part of them, I have to say. So trying to take a step backward, observe, and accept my times of darkness as well.


Vieux dossiers – old cases

Tu débarques au milieu de la nuit. Imprévu. Dans mes rêves. Dans ma vie. Et mon cœur. Je l’ai su. Ta présence. Ton essence. Agréables et fortes.Que je semble connaitre, c’est ca en quelque sorte. Destins entremêlés. Le hasards des croisées. Puis ton absence. Oubli des sens. Émotions transformées. Le manque est violent. Souvenirs. De toutes ces douceurs et tendresses. Simple et belle histoire. Évidence. Sagesse. Juste suivi les signes et écouté le vent. Douleur. Tristesse. Il faut que coule a nouveau. Dans mes veines la vie. Ou pas encore. Trop tôt. Oublier qui je suis. Momentanément. Je m’abandonne a mes sensations et apprends. Ça fait un peu mal. Mais en même temps ça rend d’autant plus réel le rêve precedent. Alors j’aime ce mal. Sombre et noir. Chaud et doux. Je m’y enroule. Je m’y blottis. A défaut de toi. Mais petit à petit. Je remercie aussi. Cette douleur. Cette sombre couleur. Elle n’est que le reflet du bonheur effleuré. Oiseau de paradis. Ça a eu existé.  Donc ça existe. Je l’aurais vu à travers toi. Apprendre à mourir et renaître; encore une fois. Mais en douceur. N’oublies pas. Bienveillance. Un pas de plus sur le chemin, j’espère le bon. Prends ton temps petit oiseau. Hasard paradis enfer folie. Du pareil au même, maya, tout est illusion. 03.08.16

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You landing in the middle of my nights. Unexpected. In my dreams. In my life. In my heart. I use to know. Your presence. Your essence. Enjoyable and strong. That I feel like already known, unprecise but strongly felt. Stirred fates. Randomly crossed. Then, then your absence. Loosing my senses. Emotions are transformed. Memories. Memories hurt. All those softeness, tenderness. All of this are lacking, and that lack hurt. Simple and beautiful story. Obvious, It was just obvious, wisdom. Just followed signs, listen to the wind. Sadness. Pain. Need to feel life in my veins again. But not now. That’s too early now. Need to forget. Forget who I am. Forget who I was. Just for a bit. Surrender to my sensations, and learn. It hurts a bit, but at the same time, make that last dream more real. So I begin to love it, love that darkness, dark and soft, I snuggle into it, instead of into you. Like the refletion of a sketched happiness. Bird of paradise. It really existed. So it exist. I would have seen it through you. Learning to die and born again, one more time. But softly. Not forgetting. Loving kindness, benevolence. One step more on my way, the good one, I hope, taking my time. Take your time little bird. Coincidence, hell, heaven, madness. Same, exactly the same, maya, all is illusion.  03.08.2016

 

 

 

Tout est en mouvement, il suffit d’avancer pour vivre, d’aller droit vers la lumière

(english below)

Tes yeux sont revenus d’un pays arbitraire où nul n’a jamais su ce que c’est qu’un regard

« – Amoureux ? Qu’est-ce que c’est ?

– Ça.

– Non, ça je connais ; c’est la volupté.

– La volupté est une conséquence, elle n’existe pas sans l’amour.

– Alors l’amour, c’est quoi ?

– Ta voix, tes yeux, tes mains, tes lèvres, le silence, nos paroles, la lumière qui s’en va, la lumière qui revient, un seul sourire pour nous deux, pas besoin de savoir, j’ai vu la nuit créer le jour sans que nous changions d’apparence, ô bien aimée de tous et bien aimée d’un seul, en silence ta bouche a promis d’être heureuse, de loin en loin dit la haine, de proche en proche dit l’amour, par la caresse, nous sortons de notre enfance, je vois de mieux en mieux la forme humaine comme un dialogue d’amoureux, le cœur n’est qu’une seule bouche, toutes les choses au hasard, tous les mots dits sans y penser, les sentiments à la dérive, les hommes tournent dans la ville, le regard, la parole et le fait que je t’aime, tout est en mouvement, il suffit d’avancer pour vivre, d’aller droit devant soi, vers tout ce que l’on aime, j’allais vers toi, j’allais sans fin vers la lumière, si tu souris, c’est pour mieux m’envahir, les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard. »

Dialogue du film « Alphaville », 1965.

Texte d’après Eluard, « Capitale de la douleur ».

Everything is in movement, you just have to move forward to live, to go straight ahead towards light

Your eyes have returned from an arbitrary country where no one has ever known what a gaze is.

 » – To be in love ? What is that?

– It’s that.

– No, that, I know it; it’s voluptuousness.

– Voluptuousness is a consequence, it does not exist without love.

– So, love, what is it?

– Your voice, your eyes, your hands, your lips, the silence, our words, the light that leaves, the light that returns, a single smile for the two of us, no need to know, I saw the night create the day without we change appearances, oh you beloved of all and beloved of one, in silence your mouth promised to be happy, from time to time said hatred, step by step said love, by the caress, we come out of our childhood, I see better and better the human form like a dialogue of lovers, the heart is only one mouth, all things at random, all the words said without think about it, the feelings drifting, the men turn in the city, the look, the word and the fact that I love you, everything is in movement, you just have to move forward to live, to go straight ahead, towards all that we love, I went towards you, I went without end towards the light, if you smile, it is to better invade me, the rays of your arms will open the fog. « 

Dialogue of the film « Alphaville », 1965.

Text by Eluard, « Capital of Pain ».

L’enfant intérieur- Inner shrimp

Il y a des jours ou j’y crois plus. En vrai, je sais que j’ai toute les raison d’y croire. Intellectuellement j’y croyais. Mais émotionnellement je n’y crois plus. Pourquoi? C’est absurde mais c’est comme ça. La vie parfois, ça fait mal.. La peur souvent, est irrationnelle. La souffrance cependant est bel et bien réelle. Les inquiétudes aussi. La perte d’identité parfois. Aujourd’hui je marche à nouveau, mieux encore, je cours, je grimpe et même je vole. Je n’ai plus peur aujourd’hui, mais hier j’avais peur. J’y ai repensé dans l’accompagnement de deux de mes patientes aujourd’hui, qui elles aussi mènent leur combat, qui elles aussi ont leur peurs et leurs souffrances. Mais reste l’enfant intérieur. Tout au fond parfois. Et lui je pense que à tout moment, il y croit. Il y croira toujours. Quoi qu’il en soit, encore une fois, l’autre et un autre soi, un miroir, qui me reflète, que je reflète, chacun avance à son rythme, chacun suis son chemin. Et si on route, on peut s’aider les un les autres, et bien moi je trouve ça pas mal.


Some day, I just couldn’t believe anymore. In real, I did know that I had all the reason to still believe. Intellectually I did. But emotionnally, emotionally I didn’t, I couldn’t. Why? That’s asburd but it’s like that. Life can hurt. Fear sometimes is irrational. Suffering is real, though. Worries as well. Kind of the lost of an identity. Today I walk again, and even better, I run, climb and fly. I’m not afraid anymore, but yesterday I was. I thought about that talking with 2 of my patients who today have their own fight to lead, and have they own fear and suffering.   But the inner child stay. Very deep Inside times tot times. I firmly believe that this inner child continue to believe when I don’t. Anyway, other people are another me, a mirror that reflect myself, that I feflect, everybody grow with his own rythym, everybody follow his path. And if on the road, we can help each other, that’s not too bad.  

On était beaux 

Instant d’éternité – a second for an eternity

Dans la lumière du jour, instant d’éternité

J’ouvre les yeux et toi, tu es à mes côtés

J’observe ton profil, ton souffle vit, tranquille

J’aime ces moments-là, joie simple et paisible.

Comme si tout l’univers, s’était en cet instant,

Rassemblé, arrêté, était neuf et pourtant,

A chaque fois je suis profondément touchée,

Je contemple la la lumière, cette grâce donnée.

Mon ame est apaisée, je la sens calme et vieille,

Et en même temps si jeune, enthousaste, légère, belle,

Surement pas encore lasse, j’ai beaucoup trop à voir,

Je ne cesse de croire, au malicieux hasard.


Attempt of translation, just for Nick, who can’t read in french right now for his greatest regret, but will one day. Rythym is kind of there, not classical french alexandrine of 12 syllables poetic meter, but well, the meaning is there, for me at least, rhymes not, for now. I will work more on it later.  Be patient and indulgent. For Kyle as well, trying to teach me how to write in english, and his Oxford comma. And Sam, symptomatic or not.

In the morning light, this second will be an eternity,

I just opened my eyes, you are here, close to me,

I have a look at you, your breath is living, softly,

I love those times,  sweetness and simplicity,

Like if on this moment all the Univers itself,

Would have been stopped, would be just born,

Every of those times  I feel touched, I feel blessed,

I contemplate that light, this given grace.

My soul is appeased, I feel her calm and old,

And at the same time so young, enthousiast, light and beautiful,

For sure still not tired of anything, I still have so much to discover

I never stop to believe in mystery, destiny and chance.

Evidemment – Obviously

Après mon article précédent, « Ne pas oublier de ne pas se soucier », je tiens à rappeler également de ne pas oublier de tomber amoureux. Probablement un des plus beaux sentiments humains. Non, pas probablement. Évidemment. Aussi sûr que le soleil se lève chaque jour. Un sentiment qui surpasse tous les autres, qui élève, qui rend idiot aussi, mais surtout qui fais sourire et rêver. Qui réchauffe. Qui donne tant de sens à la vie. Qui fait peur parfois aussi, parce que aimer, c’est se projeter, et se projeter, c’est risquer d’être déçu quand les rêves imaginés ne se réalisent pas. Mais je refuse de m’empêcher de rêver et d’aimer par peur. Je préfère suivre cet idiot de coeur, courir, m’envoler, voler plus près du soleil, et puis s’il le faut, un jour, tomber. Je n’ai pas peur car je suis déjà tombée. Plein de fois. Mon coeur s’est brisé. Plein de fois aussi. Et, à force de le briser, il a fini par s’ouvrir. Hemingway disait « We are all broken… that’s how the light gets in ». J’aime cette idée.


After my last article « Don’t forget not to care » I want to say as well « and above, don’t forget to fall in love ». Probably one of the most beautiful feelings of human life. No, not probably. Obviously. As sure as the sun gets up every morning. A feeling higher than all the others, that make you grow, that make idiot as well, but mostly that make you laugh and dream. That warm you up. That give so much meaning to life. That frighten sometimes as well, because to love means to project, and to project means to take the risk to be upset when the imagined dream doesn’t come true. But I refuse not to dream an not to love because of fear. I prefere to follow my idiot of heart, I prefere to run, to fly, to fly too close to the sun, and maybe fall, one day. I’m not afraid to fall because I already felt before. Lots of time. My heart was broken. Plenty of times as well. But after a while, it ends up to be open, I guess. Hemingway used to say « We are all broken… that’s how the light gets in ». I love that idea. 

Don’t forget not to care – N’oublies pas de ne pas te soucier

Un ami canadien m’a dit un jour « Don’t forget not to care ». N’oublies pas de ne pas te soucier. Ne pas te soucier des choses sans importances. Ne pas se soucier du futur, dans le sens de ne pas s’en soucier inutilement, ne pas se perdre dans des pensées prenantes et non utiles, et surtout souvent déjà discutées. Dialogue avec moi-même: « il faudra que je pense à faire ceci et cela demain, ou peut-être ça? et à quelle heure déjà? » auquel j’ai déjà bien sur réfléchi 400x, ayant retourné le problème – qui n’en est pas un – dans tous les sens et dont je ne saurai qu’en faire que le lendemain. J’essaie donc d’y mettre fin par un « Alex, on a déjà discuté de ça » assez strict mais certes toujours bienveillant. Bref, quitter ces pensées qui m’empêcheraient d’être présente, qui m’empechent d’être ici et maintenant. Se soucier de faire les choses bien, préparer le terrain, planifier, et ensuite, advienne que pourra. J’ai le pressentiment qu’il viendra du bon dans le futur si dans le présent je fais les choses bien. Forcément. Alors pour le coup, faire au mieux, au présent, ne pas se soucier inutilement d’un futur qui n’existe pas. J’avais également un jeu avec une amie qui habitait dans la même résidence étudiant que moi, lorsque l’on se croisait, nous nous disions et nous redisions cette simple phrase  « Sara, demain n’existe pas ». Je me souviens que quand elle me le disait – « Alex, demain n’existe pas » – je me disais « ah mais oui, c’est très  vrai ». Et je le savais déjà. Mais j’avais besoin qu’on me le répète. Ces infos qu’on connait, mais dont on a besoin de réentendre encore et encore. Continues à me le répéter, Sara.


A Canadian friend told me one day « Don’t forget not to care ». Not to care about unimportant matters. Not to care about futur, in the meaning not to care unnecessarily. Don’t loose yourself in heavy or unuseless or redundant thoughts. This kind of thoughts already thought about it a 1000 of times. Dialog with myself: « I have to do that and that tomorrow, or maybe this? and at what time? and how? « , questions to which I already thought about before and looked at the problem – that are not even one – in all the possible angles, and that I don’t even can answer before tomorrow. I try to stop that with an « Alex, we already talked about that before », strictly but caring. I try to quit that kind of thoughts that block me to be present, to be here and now. Care to do things well, to prepare and plan, but then, just let things be how they mean to be. I have the feeling that if I do things well in the present, everything will be good in the future as well. For sure. Inevitably. So, don’t forget not to care,  try to do great, to be great, to be present, forget the futur that doesn’t even exist. I had a game with a friend who used to live in the same studenthome as me, every time we see each other we used to tell to the other one this simple sentence « Sara, tomorrow doesn’t exist ». I remeber that when she used to say that to me, every time I thought « Oh, that’s true ». I already did know it. But I still needed that she told it to me again. This kind of things that we now, but that we need someone to remember it to you sometime. Thanks to repeat it to me, Sara.

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Books 

Lorsque je vais chez quelqu’un, deux choses vont attiser ma curiosité: la bibliothèque et le garde manger. Savoir ce que lit une personne et ce dont elle se nourrit en dit tant. Je suis ce que je mange et je suis ce que je lis.


When I visit someone’s home, two places will make me curious about: the library, and the fridge. Once you know what someone read and what soemone it, you already learn a lot about that person. I am what I eat, and I am what I read. 

Deviens qui tu es, la chenille est nietscheenne – Become who you are, the caterpillar is a student of Nietsch

Quelques années déjà que tu parcours ce monde,

Que tu erres sur cette terre, que tu cours, voles, danse,

Il n’y a pas de hasards, il faut saisir sa chance,

Suivre les signes aussi, et entrer dans la ronde,

De la vie qui se joue dans le moment présent,

Suivre le rythme et puis, le perdre par instant,

Jouer, chercher, trouver,

Detester ou aimer,

Divine comédie,

Magnifique tragédie,

C’est ça je crois, la vie,

Quoi qu’il en soit, toi, moi, comme nous tous ici bas,

Si fragiles et si forts, êtres errants et dansants,

Désespérants parfois, certe, mais touchants,

Somme toute, humains,

Vivons et essayons.

Comme toi, tu traces ta route, tu suis ta ligne,

Une courbe peut être, un tourbillon, une tempête?

Tu cherches a t’élever,

Sans heurter ni blesser,

Avec fougue et douceur,

C’est tout à ton honneur.

Deviens qui tu es, la chenille est nietschenne.


It has been a while, that you travel this world,

That you wander on this earth, that you run, fly, dance,

There are no chance, you have to take your,

And follow the sings as well, enter the round,

Of the life that is played, now in the present moment,

Play, search, find,

Detest it or love it,

Divine comedy,

Wonderful tragedy,

This is, I think, Life,

Anyway, you, me, all of us down here,

So fragile and strong, wandering and dancing beings,

Despairing sometimes, well, but touching,

Humans, finally,

Let’s life and try,

Like you, yo utrace your route, you follow your line,

A curve maybe, a whirlwind, a storm?

You seek to raise yourself,

Without hitting or hurting,

With passion and sweetness,

It’s all in your honnor.