Les hirondelles vues d’en haut – swallows that we see from upward

Retour en falaise, et la peur, toujours là, ma vieille amie, la peur de la chute, et du vide. Ce vide qui me fait parfois perdre mes moyens et d’autres me ravit, me charme et m’enthousiasme. Les hirondelles qu’on voit d’en haut. Si agiles, les hirondelles. La canopée qui se balance doucement sous le vent, comme animée d’une vie calme et paisible. Les lieux inaccessibles au bipède, terrain de jeu du lézard. L’aventure, la découverte . Un été à disposition pour l’apprivoiser, cette peur-là.


Back on rock climbing, learning again. The fear is here, again, my old mate, fear of falling, fear of heights. That heigh that make me sometime loose my full capacity, and that sometime bring me so much joy, is charming me, making me so enthousiast. Swallows that we see from upwards. So agile, swallows. Canopy balancing slowly in the wind, animated by a calm and peaceful life. Places that biped cannot reach, playground of the lizard. Adventure, discovery. One summer to tame that fear, and made a friend from it.

Ici et ailleurs, partir et revenir 

Après mes études je rêvais d’une chose: partir sans billet de retour. J’avais rencontré certains voyageurs qui vagabondaient ainsi et enviais leur liberté. Je me rappelle également un professeur à qui je parlais de mes projets de voyage et qui m’avait mis en garde sur le fait de ne pas partir non plus trop longtemps, car certains voyageurs, au bout d’un moment, finissent par ne plus savoir où c’est, chez eux. Finissent par se perdre. Je le sens, ce risque-là, il est réel. Le premier sentiment après la liberté, a été pour moi l’unité. Tout est un, tout est pareil, ici ou ailleurs, peu importe. J’ai joué de celui-ci, je l’ai aimée, cette liberté, je l’ai tant aimée. Puis sans trop savoir pourquoi ni comment, cette liberté-la, elle m’a fatiguée. J’avais envie d’ancrage, de stabilité, de construire des liens avec des gens qui restent et moi aussi qui reste. Fatiguée des mirages, des châteaux de sables et des amis qui retournent au  vent. Envie de retrouver un chez moi, une routine, des lieux et des gens connus. Et d’ y rester un petit peu.

Vimal’s painting