Pour passer du Brésil à la Colombie, l’option la moins chère était prendre un premier vol de Manaus à Tabatinga, petite ville Brésilienne à la frontière colombienne, puis de traverser la frontière à pied, passer ensuite deux jours à Leticia, petite ville colombienne de l’autre côté de la frontière, avant de reprendre un avion vers le nord de la Colombie ou nous souhaitions aller. Leticia s’est révélée être une jolie petite ville, relativement touristique, au milieu de la forêt amazonienne. A notre hôtel, on nous a proposé une excursion en bateau, en direction de la jungle, ou nous étions quasi assurés de voir plein d’animaux. Charmés par l’idée, mes compagnons de voyage et moi avons accepté. Cependant, nous nous sommes vite rendus compte de l’attrape-touriste standard: ils nous ont emmenés à une petite maison qui se prétendait être un centre de protection des animaux, et ou nous avons pu à notre guise observer, photographier et même toucher des aras (qui ne volaient pas) des paresseux (qui ne dormaient pas tranquillement sur leurs arbres), et un énorme serpent. Mon cœur d’enfant s’est ravi de prendre dans les bras le paresseux, cette boule de poil improbable, lente, aux bras disproportionnés et à la coupe de cheveux de Mireille Matthieu. Cependant, après avoir posé quelques questions, nous avons bien soupçonné que les-dits paresseux, soit-disant tombés du nid et recueillis pour leur bien, ont probablement été arrachés à leur forêt afin de faire venir les touristes et tourner le business. Autant dire que je me suis sentie un peu comme si j’avais violé l’Amazonie. J’ai tenté de me réconforter en me disant qu’un paresseux qui se fait caresser toute la journée par des touristes, vu son caractère câlin et lent au possible, est surement moins malheureux qu’un tigre dans le même rôle; cependant, je n’ai pas pu m’ôter de la tête l’idée que ce genre de business arrache à la forêt des animaux qui devraient s’y promener (ou y dormir toute la journée) librement. On ne m’y prendra plus, ma fois.
To go from Brazil to Colombia, the cheapest option was to first take a flight to Tabatinga, small braziliand city close to colombian south border, then to cross the border walking from that city to Leticia, where we spent two days, and then to take a second flight to north Colombia. Leticia was a lovely little city, a little bit too touristic, but sweet, and in the middle of amazonian jungle. Our hostel suggested us to go for an excursion with a boat in the jungle, and told that with that one we will see a lot of amazonian animals. We liked the idea and accpeted, but then see it was just a trap for tourist. They brought us to a small « animal protection center », where we could see aras (not able to fly) and see, photography and even touch sloth (not in there trees and not sleeping all the day quietly). My inner child was really happy to embrace those cute and fluffy and extremly slow animals with huge arms and weird smiling head. But I was able to feel that it’s highly probable that those animals are note here because for their protection but probably here just to attract tourist and make money… instead of being in the jungle. I felt as I violated amazonia. It’s not the way I want to visit countries and I felst disrespectful to nature. I tried to tell myself that a sloth that is cuddeled all the day by tourist is not as unhappy as a tiger in the same position, but still, I would have prefere him free.


