En pédalant au bord du rhône je suis tombée l’autre jour sur une citation de Corinna Bille, auteure valaisanne, de son recueil « Soleil de la nuit ». Cette phrase m’a arrêtée dans ma course, de par sa beauté, son mystère, et ce qu’elle a fait résonner en moi.
Seul le vent heurte les papillons
Seul le vent heurte les papillons, je ne saurai dire exactement ce que je vois derrière ces mots mais je sais qu’ils résonnent en moi, qu’ils vibrent en moi, comme cet artiste de rue qui m’a doucement mais franchement heurtée dans mon vol de papillon. Borboleta. Sa trajectoire aura fait dévier la mienne, petit papillon dont le vol n’a rien de rectiligne mais pourtant avance droit vers la lumière.
Cycling along the Rhone river, I saw a quote from Corinna Bille, a swiss writer, from her poetry collection « Sun from the night ». This sentence stopped me in my run, because of its beauty, its mystery, and what it did reverberate in me.
Only the wind can hit the butterflies
Only the wind can hit the butterflies, I can’t exactly tell what do I see behind those words but I know they resonate and vibrate inside of me, like this treet artist who gently but straightfully hitted me in my butterfly flight. Borboleta. His route deviated mine, little butterfly whose flight isn’t straight-lined at all, but who go forward in direction of the light.
Seul le vent heurte les papillons.
C’est vrai que c’est curieux si on n’y réfléchi.
Le papillon est probablement l’un des animaux les plus libres de par sa nature volatile.
Il n’a pas d’obstacle, peu de contraintes, il a une vie trop courte pour s’en soucier et va naturellement vers la lumière quand le crépuscule arrive…
Alors le vent est surement l’une des rare force qui peut le contraindre à une direction.
Je me demande ce que ressent le papillon quand il reçoit une bourrasque contraire.
Mais peut-être n’est-elle pas contraire cette bourrasque ?
Je vais commencer à lire Corinna Bille 🙂
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Llibre et éphémère. Ephémère et fragile. D’autant plus libre car éphémère et fragile peut-être. Il suit la lumière, parfois s’y brule les ailes. Le vent le contraint, tu crois? je le voyais plutôt glisser sur le vent comme les surfeurs sur la vague. Je le vois jouer avec comme les chocars a becs jaunes qui descendent en plaine chaque jour l’hiver puis remontent sur les thermiques. Un jeu entre l’élément et le volant. Un jeu, une parade, une danse.
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