Back on the rock

Joie, douceur, poésie

Oiseaux de ma folie

Aux couleurs du printemps

Cela me semble frappant

Odeurs, couleurs, chaleurs, les forces me reviennent,

Eloignent mes peurs, chassent mes peines,

Saison de transition,

Ouvre tes ailes, papillon.

(15.04.2016)

De retour sur le caillou avec des amis australiens en visite en Suisse. Ils n’étaient jamais allés si haut, je n’ai jamais aussi bien lancé dans le vide mon mégajul (système d’assurage) dans une grande voie de 12 longueurs comme ça, nous n’avions jamais fait une si mauvaise séquence d’acroyoga que ce lendemain-là,  avec nos courbatures aux quadriceps dues aux quelques 1700m de descente à pied après avoir loupé la dernière cabine. Nous étions épuisés; nous étions très heureux aussi. Surtout très heureux.


Back on the rock with Australians friends visiting Switzerland. They never went so high, I never throw my megajul (belay device) so down in a 12 pitches route like that, we never had such a bad acroyoga sequence the day after because of soreness of our quad after 1700m walk down to the valley, being too late to catch the last cable car. We were cooked; and pretty much very happy to be there. Very happy actually.

 

Joy, softness, poetry

Birds of my insanity

Spring being back do feel evident

Smells, colors, warmth are significant

Those do chase my fear and sorrow away

Bringing me back on my way

Transition season, feeling my strength returning

Butterfly, please open your wing

(translated on 02.07.2019)

Escalada / escalade / climbing

L’escalade aura été une expérience assez hétéroclite en Colombie. Les deux premiers sites que nous avons visité, La Mesa de Los Santos et Suesca, nous ont permis de faire de belles rencontres, de grimper des voies intéressantes et de différents niveaux.  Les trois sites suivants, Payandé, Juntas et El Penol se sont révélés plus compliqués. Payandé nous est d’abord apparu comme un petit paradis de nature, avant de se révéler être un peu trop sauvage. Chutes de pierres, attaques d’abeilles, mouches de sable, tout ceci loin de la civilisation et d’éventuels secours en cas de pépins. Puis nous avons peu pu profiter des deux autres sites à cause de la pluie. Une difficulté également a été le manque d’information précise. Depuis la Mesa de Los Santos, nous n’avons pas vu un seul topo, mis à part le topo dessiné à la main par notre ami Carlos qui connait ce site comme sa poche. Nous avons également eu quelques difficultés avec les cotations des voies qui étaient parfois peu cohérentes et rencontré peu de grimpeurs locaux qui auraient pu nous aiguiller. Le manque d’information et d’infrastructure, certains sites « péteux » m’ont permis d’apprécier l’énorme travail que fournit les clubs alpins suisses et français pour nous fournir des voies d’une belle qualité par chez nous. J’ai également bien rigolé à Suesca devant le panneaux annonçant qu’en cas d’urgence, il y avait Rico pizza, le camp de base ou les pompiers. Ça nous est d’ailleurs arrivé une fois appeler le service de pizza. Comme quoi.


Climbing would have been an heterogeneous experience here in Colombia. The first two crags that we visited, La Mesa de Los Santos and Suesca, made us meet good peoples, climb sweet routes of different levels. The three next ones, Payande, Juntas and El Penol where for us more complicated. Payande first appear as a forgotten paradise of nature, but soon getting regularly attacked by sandflies, wasps, with falling stones and sketschy routes, turned more into a hell. Then the other sites, arriving on rainy season, were often humid, and didn’t had easy routes for me and my reconvering wrist. A difficulty was the lack of informations. Just one of those 5 sites had a guidebook, and often were the grad not consistent. We didn’t met lots of local climber as well, that could have help us for that. This lack of information and infrastrucure made me realize how much our swiss and european alpin club work all the year long to provide us safe and quality climbs. I had a good laugh as well when I saw in Suesca an information board with number to call in case of emergency: Rico Pizza, Base Camp and firefighter. Actually, we needed once to call rico pizza, and thankfully never the two others.

Arts de rue – street art

Mon partenaire de voyage, en tant que musicien, aura profité à quelques reprise de faire de la musique de rue, avec son didjeridoo, et fasciner les colombiens qui sont peu accoutumés à cet instrument. Ce qui m’aura motivée à préparer et chorégraphier une petite séance acro de rue, que nous avons fait sur la place de la petite ville de Guatapé, au son de la musique andine d’amis musiciens. Une première expérience pour moi d’acro en tant que show, et surtout devant un public. Un peu de stress avant de se lancer, mais au final beaucoup de plaisir à effectuer ces mouvements pas juste pour nous mais aussi pour le spectacle, pour le public. Un bel exercice que de danser devant un public, moi qui ai plutôt eu l’habitude de combattre, en kimono et sur un tatami. J’avoue que le regard du public aura carrément été porteur pour moi, une bonne dose d’adrénaline positive. Ma fois, on m’a toujours dit que pour être bon judoka il faut être bon danseur… alors peut-être que l’inverse fonctionne aussi et que si l’on est bon judoka cela aide à être également bon danseur? Qu’importe, tant que le plaisir est là.


My travelling partner, as a musician, did street music for a couple of time during our trip in Colombia, with his didjeridoo, and ascinated colombian poeple not familiar to this instrument. It inspired me to prepare and choregraph a street acroyoga session, that we did in the little city of Guatapé, with andin music of some street artists. A first experience for me of acro as a show, in front of a public. I felt a little bit stressed before to do it, but then it was mostly lots of pleasure with this show and movements and even with dance. A good exercice for me to dance in public, I was more used to fight in front of my public, as a judo athlete. I’ve always heard that to be a good judoka, you need to be a good dancer, so maybe the opposite is working as well, and that to be a good judoka help you to be a good dancer? Anyway, the more important is to do with the heart.