Le monde d’en bas / This world down there

Le monde d’en bas. Le bas qui permet le haut, lui également qui permet à l’ancre de se déposer, aux vikings de s’amarrer, se déposer, se reposer. Et projeter les prochains mondes à découvrir.

This world down there. The down allowing the up, the down allowing to anchor to hook, to hang, to the vikings to dock, to land, to rest. And to project the next worlds to discover.

Le monde d’en haut / this world up there

Ce monde d’en haut, sauvage et silencieux, on y prend goût, à la beauté. La-haut, le silence, le froid, le vent comme alliés, et autre compagnons de cordée. On s’y attache, on y rêve, on y revient.

This world up there, wild and silent, I could get used to it, to its beauty. Up there, silence, cold and wind arer our allies, and other climbing companion. Easy to get attached to it, to dream of it, and go back to it.

La vie sauvage – wild life

 

Vivre dehors, s’exposer aux éléments, ralentir, admirer, apprécier chaque rayon de soleil qui réchauffe les coeurs et les corps, appréhender l’humidité et le froid, chercher du réconfort dans une tasse de thé, admirer chaque lever de lune et coucher de soleil, vivre avec ses rythmes, une nuit en altitude, la beauté des cols qui laisse apparaître un nouveau monde une fois de l’autre côté de la montagne, une nuit à 2000 mètres, sous la pleine lune, tomber par hasard sur un figuier aux côtés d’une maison abandonnée et manger tant de ces figues si mûres qu’une heure après, redescendus en plaine aux heures chaudes, on s’effondrera pour une sieste dans un parc à l’ombre d’un arbre. Aller en Italie, juste pour manger une glace. Revenir en Valais pour la pizza. Absurdité d’un voyage qui prend deux jours à l’aller et qui se fait en 1h de train au retour, sous la montagne cette fois. De quoi me rassurer sur mes guibolles et me donner envie de plus. Bientôt. Tout bientôt. Ce ne sera que nature et coups de pédales.

Biking and living outside remember me how small I am in nature, make me be delighted about details such as the sun warming my skin, the pleasure of a cup of tea, enjoying beauty of mountain and roads leading you to new landscapes, new worlds. Following the sun, and moon. And at the same time, it give me a feeling of strength, and biking to Italy with my old mate remember me that I’m able to do it, make me want more of nature and biking. Soon. Really soon.

Back on the rock

Joie, douceur, poésie

Oiseaux de ma folie

Aux couleurs du printemps

Cela me semble frappant

Odeurs, couleurs, chaleurs, les forces me reviennent,

Eloignent mes peurs, chassent mes peines,

Saison de transition,

Ouvre tes ailes, papillon.

(15.04.2016)

De retour sur le caillou avec des amis australiens en visite en Suisse. Ils n’étaient jamais allés si haut, je n’ai jamais aussi bien lancé dans le vide mon mégajul (système d’assurage) dans une grande voie de 12 longueurs comme ça, nous n’avions jamais fait une si mauvaise séquence d’acroyoga que ce lendemain-là,  avec nos courbatures aux quadriceps dues aux quelques 1700m de descente à pied après avoir loupé la dernière cabine. Nous étions épuisés; nous étions très heureux aussi. Surtout très heureux.


Back on the rock with Australians friends visiting Switzerland. They never went so high, I never throw my megajul (belay device) so down in a 12 pitches route like that, we never had such a bad acroyoga sequence the day after because of soreness of our quad after 1700m walk down to the valley, being too late to catch the last cable car. We were cooked; and pretty much very happy to be there. Very happy actually.

 

Joy, softness, poetry

Birds of my insanity

Spring being back do feel evident

Smells, colors, warmth are significant

Those do chase my fear and sorrow away

Bringing me back on my way

Transition season, feeling my strength returning

Butterfly, please open your wing

(translated on 02.07.2019)

You’re strong – Tu es forte

Climbing with my australian mates made me remember how positive coaching does have an importance. I used to learn it as a judo coach, and I do know the power of words, and that week I really did experiment it.  When I was struggling during climbing, and could hear Georgia and Dahriel shout « come on », « I’m with you », « you’re strong! », pretty much instantanely my brain could calm down a little bit the fear of falling and focus on my strenght and my moves. I enjoyed a lot how we could support each other with our words, presences, and how we do inspire each other during that week on the swiss rock. They helped me work on a project, choose a route I want to climb, with a line that I did appreciated, try the moves, visualise them, work on them, and finally go for it. Rawyl crag was a treasure on that hottest week in the year, we had some shadow, fresh water and cool nights. Thanks for inspiration, and hope to see you soon. And about our acroyoga skills, we did climb and hiked enough not too have time to really practice. So when was the time to leave that beautiful place that is Rawyl, we just thought of taking a bunch of epic pictures, and actually pretty much failed at it. And finally, I really really love those failed pictures, that look so much more real and original than perfect poses, and so full of life.


En grimpant avec mes amis australiens, je me suis rappelée combien le coaching positif est important. Je l’avais déjà appris en tant que coach de judo, et comme physiothérapeute, et je sais la puissance des mots, et cette semaine je l’ai vraiment expérimenté. Lorsque j’étais en difficulté dans mon escalade, j’entendais mes amis Géorgia et Dahriel m’encourager ainsi « vas-y », « je suis avec toi », « tu es forte! », et à ce moment presque instantanément mon cerveau redescendait d’un ton pour un instant et pouvait s’extraire de la peur de la chute pour se concentrer sur mes forces et mes mouvements. J’ai apprécié la manière dont nous avons su nous encourager et nous supporter les uns les autres par les mots, la présence, et la manière dont nous avons pu nous inspirer les uns les autres également durant cette semaine sur le caillou suisse. Ils m’ont aidée à travailler sur un projet, choisir une route que je voulais grimper, dont la ligne m’inspirait, essayer chaque différent mouvement, les visualiser, les travailler, et finalement les exécuter et les enchaîner. Le Rawyl était un endroit idéal en cette semaine de canicule, il nous aura offert la fraîcheur relative de son altitude, des parois à l’ombre l’après-midi, de l’eau fraîche et un chouette coin pour camper avec des nuits fraîches. Merci pour l’inspiration les amis, et à tout bientôt j’espère. Concernant nos compétences en acroyoga… nous avons bien assez grimpé et randonné cette semaine pour ne pas vraiment avoir le temps de pratiquer. Au moment de quitter le superbe barrage de Tzeuzier, nous avons alors voulu prendre quelques photos acrobatiques, et avons assez bien échoué nos postures, ce qui aura donné des photos bien plus originales et réelles que les classiques clichés acroyogis. J’aime tant ces images pleines de vie, les préparations et les ratés plutôt que la photo finale, sous un ciel si bleu et sous l’oeil des blanches et vertes montagnes derrière nous.

Les hirondelles vues d’en haut – swallows that we see from upward

Retour en falaise, et la peur, toujours là, ma vieille amie, la peur de la chute, et du vide. Ce vide qui me fait parfois perdre mes moyens et d’autres me ravit, me charme et m’enthousiasme. Les hirondelles qu’on voit d’en haut. Si agiles, les hirondelles. La canopée qui se balance doucement sous le vent, comme animée d’une vie calme et paisible. Les lieux inaccessibles au bipède, terrain de jeu du lézard. L’aventure, la découverte . Un été à disposition pour l’apprivoiser, cette peur-là.


Back on rock climbing, learning again. The fear is here, again, my old mate, fear of falling, fear of heights. That heigh that make me sometime loose my full capacity, and that sometime bring me so much joy, is charming me, making me so enthousiast. Swallows that we see from upwards. So agile, swallows. Canopy balancing slowly in the wind, animated by a calm and peaceful life. Places that biped cannot reach, playground of the lizard. Adventure, discovery. One summer to tame that fear, and made a friend from it.

On a pas mal la paix ici en haut / We’ve got pretty much peace up there

Voici un des dialogues qui restera de mon été. Montés au Col de Jaman, en Suisse, pour grimper la via ferratta du Rocher de Naye – magnifique, soit-dit-en passant, une vue à couper le souffle sur tout le lac Léman- , de passage dans la petite fromagerie de l’alpage. La dame qui s’occupait de servir nous a alors accueillis, tranquillement, presque même lentement, avec une douceur sans fin et des gestes qui n’avaient rien à envier aux maîtres zen. Elle plonge son regard bleu dans le mien puis nous demande:

– « Bonjour, qu’est ce que vous aimeriez? »

–  « La paix dans le monde; et du fromage »

–  « Alors, le fromage, on a ce qui faut; et puis, vous savez, on a pas mal la paix ici en haut. »

 

J’ai adoré cette réflexion, abîme de simplicité, qui m’a donné assez foi en l’humanité. Je me dis que si chacun, à son échelle, cherche la paix en lui-même et dans sa vie… ce monde irait déjà moitié mieux.


Here is one of the dialogues that will stay in my heart for that summer. It was up in the mountain, on the Jaman pass, Switzerland, to climb a via ferratta with an awesome vue on the lake, stopping at a cheese shop direct on the alpine grassland where the cow are. The lovely lady welcomed us very quietly and softly, with slow and smooth moves that even zen master are not jalous about. She looked at me with her deep blue eyes, and asked:

–  » What would you like? »

– « World peace… ; and cheese »

– « So, about cheese, we have got all what you need; about peace, you know, we are pretty much in peace up there »

I loved that thaugh, abyss of simplicity, that gave me faith in humanity. I told me that if every human, in his life and around it, look for inner peace .. that world would be already twice better.


Acroyoga workshops in Switzerland

That summer I had the chance to guest in Switzerland my american friend Nathan, and we do organized two workshops of acroyoga in Sion and Lausanne. It was such a pleasure to work with him building those lessons, talking about pedagogy, movement, routines, even physiotherapy, and just hang out with him, go to beautiful places, meet beautiful people around. Spend a night shallow water soloing in a cave in warm water, trying to go climbing when roads don’t want us to come, visiting Juliette in Chamonix, eating too much cheese and getting nightmare from that, spending time in mechanics trying to repair my van at the famous Bastards Automobile (thank you bastards), loosing a pair of shoes getting to enthousiasm doing a nice acro sequence in front of a nice view (ego), and remember some Tonsai memories and projects. Thank you Nathe, come back soon, see you when you see me. P.s: such a solid base.


Cet été j’ai eu la chance d’accueillir mon ami Nathan en Suisse pour 1 semaine de vadrouille. Nous avons organisé 2 workshops d’acroyoga, à Sion et Lausanne. C’était un grand plaisir de travailler avec lui à construire ces leçons, parler de pédagogie, de mouvement, de routines, et même de physiothérapie, et simplement prendre du temps avec lui, aller dans de beaux endroits, rencontrer de belles personnes. Passer une nuit dans une grotte à faire du bloc en eaux peu profondes mais chaudes, essayer d’aller escalader quand les routes ne veulent pas nous laisser passer, visiter Juliette à Chamonix, manger trop de fromage à en faire des cauchemars, passer du temps dans les garages à essayer de réparer mon van au fameux garage Bastard à Chamonix (merci les bâtards), perdre une paire de chaussure à être trop enthousiaste à filmer une jolie séquence d’acroyoga (ego quand tu nous tiens), et me rappeler certains souvenirs de Tonsai et certains projets. Merci Nathe, reviens quand tu veux, on se voit quand on se verra. P.s: une base super solide.

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Tout de bon

Il est temps. Il est temps d’être idiot. Aux revoirs, embrassades, derniers instants, derniers mais en vrai on sait que c’est jamais les derniers. Quelques larmes qui roulent, beaucoup d’amour, bonne route, bon vent papillon, ou plutôt « Tout de bon » comme on dit par ici. Envol.


« The way you earn your money doesn’t interest me. I want to know what make your heart dream and if you are brave enough to go for it. Your age doesn’t interest me as well. I want to know if you are able tu take the risk to look like an idiot for love, for your dreams, for the adventure to be alive. » Well. It’s time. Time to be idiot. Goodbyes, hugs, last moments, last, even if you know it won’t be the last. A couple of tears rolling down my cheeks, lots of love, may your road be safe, have a sweet fly little butterfly.

Cesse de prosupiner – Stop to prosupine

À force de marcher sur mes mains ou de m’y suspendre, un de mes poignets aura demandé une trêve. Trois semaines de plâtre afin de bloquer le mouvement de pro-supination, noble geste que de tourner la paume de la main alternativement de haut en bas et de bas en haut. Un apprentissage de la patience. Frustrant. Terriblement frustrant. Même si pas si très grave, dans le fond. Mais nécessaire. Le temps pour moi de faire le tri dans mes anciennes photos de voyage, dans mes affaires, de passer plus de temps avec mes proches plutôt que de courir, voler et grimper partout, et de préparer le prochain, de voyage, qui s’approche à grand pas et sera juste coordonné avec la sortie de ce plâtre. Direction Amérique latine. Un nouveau continent à explorer , de nouveaux horizons à admirer. Toujours le même Soleil qui se lève et de couche; toujours les mêmes étoiles.

N’empêche que ça ne m’empêche pas de voler. En prudence et conscience, certes. Lentement. Travailler ma confiance envers ma base, bel exercice de lâcher-prise. Et puis le yoga, le vrai yoga, est toujours la. Les séquences et postures s’adaptent à loisir des différents handicaps, la grande force de cet outil. Une main de moins dans le quotidien, je compatis avec mes patients hémi, et m’émerveille de l’énorme contribution de la prosupination dans ma vie de tous les jours. Décidément, le corps humain est une superbe machine.

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Spending time walking on my hands or hanging on them, finally one of my wrist asked for a break. 3 weeks of forced immobilisation to be sure I won’t do that move of pro-supination, this noble movement where the palm of your hand go up and then down. A travel through the learning to be patient. Not my favorite. Frustration. Strong frustration. Even if it’s nothing really bad. But immobilisation is necessary for recovery in that case. Time for me to sort the pictures of my last travel, to spend time with my family and friends, instead of being running, flying and climbing everywhere everytime, and to prepare my next travel that will be coordinated with the end of my immobilisation. I will be soon on the way to Latin America. A new continent to explore, new languages to discover, new horizon to enjoy. Same sun going up and down; same stars in the sky.

Still, I didn’t completely stop to fly. Slowly and ultra consciously. It’s a way to work on the confidence I have and truth for my base. And yoga, real yoga, is there. Everytime. Flow and posture can be adapted to differents injuries and handicaps, what is for me one of the strength and beauty of that discipline, or I even want to say art. With one hand immobilized, I have everyday a thought for my hemiplegics patients, and are surprised and wondered by the huge utility of prosupination in daily life. Definitively, human body is an amazing machine.

 

Physiothérapeutes – Physical Therapists

Voilà, après plusieurs mois dans l’équipe de physiothérapeutes en neurologie, j’aurai découvert plus intensément ce métier-la, dans ce domaine si particulier, alliant somatique au psyché, avec une touche de social aussi, presque de l’artistique parfois, et surtout, surtout du travail d’équipe. Des cas pas faciles. Passionnants. Éreintants parfois. De belles rencontres, de beaux combats. Des joies en peines, de rêves en désillusions, de collaborations en contradictions, j’ai appris tant de mes patients que de mes collègues.

Ils m’auront impressionnée par leur force de caractère, leur passion pour ce métier et en même temps leur douceur et leur joie de vivre. Un savant mélange que de s’investir coeurs et âmes et en même temps ne pas s’épuiser, garder le cap, avancer. Et parfois accepter de reculer, faire avec, accompagner. Et parfois aussi juste un savoir-être plutot qu’un savoir-faire. Se soutenir les uns les autres. Parfois suivre les lignes, parfois sortir du cadre. Danser, jouer, rigoler. Franchement, bravo, et merci.

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Well, after a couple of monthes working with a team of physiotherapist in a neurological rehabilitation center, I discovered more intensely and deeply that beautiful profession, in this particular field, a mix of somatic and psyche, a little bit of social and even artistic touch, and most of all, a lot of teamwork. Some difficults clinical cases. Passionnant. Not easy. Beautiful life stories, beautiful fights. From joys to sadness, dream to desillusion, collaboration to contradiction, I learned as much from my patients that from my coworkers.

I was impressed by their emotional strength, their passion for that job and at the same time their sweetness, faith and just the joy they brought in their treatments. A mix of to invest yourself totally, heart and soul as we used to say in french, and keep going without making yourself spent, and being able to continue straight forward. Sometimes accept to go backward, and let it go. Sometimes it’s more about being than doing. Sometimes it’s just about a presence, about helping or supporting each other. Sometimes one will follow the lines and tendancies and other one will just go out of the frame. Dance, play, laugh. Honestly, my colleges and friends, congratulation, and thank you.

Laponie

Les Lumières du soir d’hiver du Chalet À Gobet m’auront transportée, l’espace d’un instant, dans un univers calfeutré digne de la Laponie.

Evening lights form Chalet a Gobet brought me for an instant to another soft and withe universe, made me think about snowy and forgotten places like Laponia.

Seul le vent heurte les papillons / Only the wind can hit the butterflies

En pédalant au bord du rhône je suis tombée l’autre jour sur une citation de Corinna Bille, auteure valaisanne, de son recueil « Soleil de la nuit ». Cette phrase m’a arrêtée dans ma course, de par sa beauté, son mystère, et ce qu’elle a fait résonner en moi.

Seul le vent heurte les papillons

Seul le vent heurte les papillons, je ne saurai dire exactement ce que je vois derrière ces mots mais je sais qu’ils résonnent en moi, qu’ils vibrent en moi, comme cet artiste de rue qui m’a doucement mais franchement heurtée dans mon vol de papillon. Borboleta. Sa trajectoire aura fait dévier la mienne, petit papillon dont le vol n’a rien de rectiligne mais pourtant avance droit vers la lumière.


Cycling along the Rhone river, I saw a quote from Corinna Bille, a swiss writer, from her poetry collection « Sun from the night ». This sentence stopped me in my run, because of its beauty, its mystery, and what it did reverberate in me. 

Only the wind can hit the butterflies

Only the wind can hit the butterflies, I can’t exactly tell what do I see behind those words but I know they resonate and vibrate inside of me, like this treet artist who gently but straightfully hitted me in my butterfly flight. Borboleta. His route deviated mine, little butterfly whose flight isn’t straight-lined at all, but who go forward in direction of the light.

Les alpes font beaucoup d’idiots – Alps produce a lot of idiots

Victor Hugo, 1839: «Les Alpes font beaucoup d’idiots. Il n’est pas donné à toutes les intelligences de faire ménage avec de telles merveilles et de se promener du matin au soir sans éblouissement et sans stupeur avec un rayon visuel terrestre de cinquante lieues sur une circonférence de trois cents.»

Victor Hugo, 1839:  « Alps produce a lot of idiots. It’s not given to all intelligences to deal with such wonders and hike from morning to evening without a daze and amazement for this huge visual field. »

 

Back to acro 

De retour en Suisse j’ai pu retrouver l’acroyoga, que j’avais laissé de côté pour un moment. Quel plaisir de voler à nouveau, et apprendre à baser mieux. De belles rencontres également, comme toujours. Et j »ai repris également les équilibres sur les mains, qui sont de plus en plus solides, à mon plus grand plaisir de singe. Merci à Katay Santos, un acrobate qui m’a donnné de très bons conseils, exercices et son soutien. 

(http://www.kataysantos.com/)

Back in Switzerland I came back to acroyoga and found a sweet community. So nice to fly again, learn to base, and to meet good people as well. I began my ha stand training again as well, and begin to get a solid handstand press, for my greater monkey pleasure. Thanks to Katay Santos, an acrobat who give me great advices, workout and support. 

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Patients



Certains jours quand je travaille, je me demande qui prends soin de qui? Le physiothérapeut prends soin du patient, en théorie. Et puis sur le terrain, parfois, je me rend compte que c’est également l’inverse. Certe il y a ces patients qui nous épuisent, qui nous prennent tant d’énergie, ensuite il y a ceux, neutre, qui ne nous changent pas la vie, qui passent et qu’on oublie même, et enfin, il y a de ceux aussi, de ceux dont je dirais que c’est eux qui prennent soin de moi. Directement ou indirectement.

Certains m’influencent par la manière dont ils gèrent leurs pathologies, leurs limitations, ils sont un exemple, une inspiration. D’autres me rentrent dans le cadre, me poussent parfois à ma limite, et me permettent alors de réfléchir à pourquoi j’y suis, justement, à cette limite. Chacun fait résonner quelque chose en moi. Chacun à quelque chose à m’apprendre.  Il y a ceux qui malgrés la batons que la vie leur met dans les roues prennent le temps de me demander comment je vais, un vrai « Et vous, comment ça va? » dont je perçois que ce n’est pas juste une formule de politesse, mais une réelle question. Parfois, c’est un simple « Prenez soin de vous » lancé à chaque au revoir, comme un rituel, auquel je répondrai sans faute « promis » et ce promis, je m’y tiendrai. Certains autres encore, prennent soin de moi à travers leur présence apaisante, et me permettent de respirer, d’être plus présente. Toutes ces petites choses-là me font sourire et me donne du courage pour la journée.


Some days when I am working, I ask myself who cares about who? The physical therapist take care of the patient, in theory. In the reality, sometimes, I realise that it’s the opposite as well. Some patients make me spent, some take me so much energy, other ones, more neutral, doesn’t change my life, and finally, some of them bring me light and take care of me. Directly or indirectly. Some patient influence my by the way they deal with their patologies, their physical limitations, and are an exemple, an inspiration. Other one are not so easy and can even bring me to my limit, what make me need to think about why do I am on my limit right now. Every one has something to teach me. Some patient, even if life was rough with them, still get time to ask me how I am going, and are really asking and waiting for an answer, doesn’t just ask for being polite. Some just use to say me « Take care of you » at every goodbye, like a ritual, to which I will anser « I promise » every time as well, and I will. Some other take care of me through their peaceful presence, and allow me to breath, to be more present. All these small details make my day. 

 

Haut-Valais, plus près du ciel – Closer to the sky

Haut-Valais, haute voltige, entre les cimes, sur les crêtes, plus près du ciel, des images à en frémir, des sensations à en jouir, des rêves à n’en plus finir. Merci les alpes suisses de m’avoir offert tant de plaisirs. J’ai encore tant à découvrir. Une seule vie serait à peine suffisante. Il en faudra donc plus.


Upper Wallis,  close to where I used to grow up, are just a dream for climbers, multi multi multi pich routes, as well as a dream for hikers and travellers. Just a dream for senses. Thanks to the swiss alps to offer me so much pleasures. I still have so much to discover. It could get a life time to discover all of that.

 

Girls who climb / grimpeuses

To be back home means as well to find back my family and friends. Friends from a long time ago, new friends from travelling, friends from climbing. Girls who climb, this year, had a strong influence on me. I have to say that I’m impress by the strenght of some of those ladies, inspired, even seduced.  I feel about them the same as man that I met told me about how he perceived my personality. Probably one of the best compliment I had the chance to listen to. He said that he was really happy to meet a woman who is able to be adventurous and couragious, silly and passionate about things, and at the same time very sweet and loving and generous and kind. And in some women, those two different ways of being go together and those things come together, and work in a really real way. He told that he was pleased to meet a woman who is able to be really really free and take that responsability for that freedom, and want to do well, and to do right.  It’s how I feel as well about some of the girls I met again that summer. I feel so grateful that I met that people and I am convince that every person that cross your road will influence you and in a way change you. Some of those people will cross your road for a really short time and change you for ever. So I hope, I really hope, that I will keep meeting great people and that when I will cross again the route of my friends I will be every time a better person. 


Etre de retour signifie également retrouver ma famille et mes amis. Mes amis d’il y a fort fort longtmpes, mes amis de voyage, les amis de la grimpe aussi. Les femmes qui grimpent, je dois avouer, cette année ont eu une forte influence sur moi. Je suis impressionnée par la force de certain de ces bouts de femmes, inspirée, séduite même. Je ressens à ce sujet ce qu’un ami m’a dit un jour, un magnifique compliment en l’occurence. Il m’a dit qu’il était reconnaissant d’avoir rencontré une femme capable d’être aventureuse et courageuse, folle et passionnée, et en même temps douce, généreuse, aimante. Qu’en certaines femmes, ces deux aspects très différents peuvent coexister et même fonctionner d’une manière très vraie. Il m’a dit qu’il était heureux d’avoir rencontré quelqu’un à la fois très libre et à la fois qui prends la responsabilité de cette liberté et souhaite en faire quelque chose de bien. Quelqu’un qui le fait et le fait dans le juste. C’est également ce que je ressens au sujet de ces amies, de ces femmes que j’ai rencontrées, ou trouvées. J’ai tant de gratitude pour ceci, et suis convaincue que chaque personne qui croise ma route, à sa manière, m’influencera et me changera. J’espère, jespère tant, que je continuerai a rencontrer de belles personnes, et que la prochaine fois que je recroiserai la route de mes amis, je serai un peu meilleure.