Climb a tree 

J’ai découvert en Australie, avec Marie et Lachie, qu’il n’y avait pas que les falaises à escalader. Les arbres peuvent être un merveilleux endroit pour prendre de la hauteur. Ca a l’air dangereux, j’avoue. Ca peut l’être, si on perd pied ou qu’on glisse ou qu’on panique. Du moment ou chaque geste est contrôlé, ce genre d’arbre, c’est juste une échelle. Un hobbie pas courant, pour un point de vue incroyable. Ce souvenir m’est revenu lorsque l’on m’a emmenée sur un arbre ici aussi en Suisse, pour admirer le coucher du soleil. Autre bout du monde, même joie intense.


http://mashable.com/2014/10/20/surfer-climbs-pine-avalon/

I discovered in Australie, with Marie and Lachie, that there is not only rock that one can climb. Trees can be awesome spot to be higher. It look like dangereous, true. It could be, if you slide or loose control or panic, but if every movement is controled, those kind of tree are just a scale. An uncommon hobbie, for an incredible point of view. This memory came back to me when someone made me climb a tree here in Switzerland to admire sunset. Other part of the worlds same intense joy. 

 

Leaving Australia – Quitter l’Australie

After discovering Aussie life, hikes around ocean, my first trad climbing, rope swing and highline, surf, tree climbing, heaps of ‘roos, it’s now time to leave. Again. A chapter is closed, and as ever, that’s not an end, just another beginning. 

Après avoir découvert la vie australienne, de belles randonnées au bord de l’océan, mes premières escalades en trad, un saut pendulaire, une highline, du surf, escaladé un arbre, les kangourous, il est l’heure de s’en aller, de s’envoler à nouveau. Un chapitre se clos, et encore une fois, ce n’est pas une fin, juste un nouveau début.

Voyager en tant que femme – Travelling as a woman 

J’ai rencontré ici en Australie une amie de Suisse que je n’avais pas revue depuis bien 10 ans, et découvert qu’elle avait vécu des expériences similaires aux miennes ces dernières années, en tant que femme qui voyage seule, à suivre ses passions et ses intuitions, à être parfois stupide et folle, mais jamais jamais imprudente et toujours pleine de vie. Et toujours, toujours le sourire. Pareil pour une amie rencontrée dans les Montagnes Bleues. Elle voyage seule depuis des mois, et est restée crochée ici. Oui, ça arrive parfois. Il suffit de tomber  amoureux. Oh, et une autre femme que j’ai rencontrée, une femme libre et sauvage, celle-là est à la fois une tornade et un océan de calme. Elle m’a fait rire lorsqu’on parlait du paradoxe des personnes qui évoquent le retour à la réalité pour parler du fait de rentrer chez soi apres un voyage pour recommencer à  travailler, car cette femme la, elle annonce que peut être que la vraie réalité, c’est justement le voyage. Alors à chaque fois qu’elle repart et retrouve sa liberté, la voilà sa vraie réalité.

J’aime à penser au fait que dans l’esprit des européen non voyageurs, voyager seule, pour une femme, c’est dangereux, alors qu’après avoir rencontré tant de voyageuse je vois que beaucoup d’entre nous au contraire ont le sentiment d’être protégées. Protégées par les gens que nous rencontrons sur la route. Ces gens qui vont prendre soin de toi pour un petit moment, et dont tu prendras soin également, ces gens qui entrent dans ta vie, puis ensuite qui en ressortiront, dans un tournus qui semble parfois sans fin, mais pourtant tu sais que voyager seule me signifie pas être seule. Voyager seule te fais rencontrer si rapidement les gens que tu as l’opportunité de découvrir le pays de l’intérieur. J’ai vraiment aimé vivre ici avec et parfois chez ces personnes,  ça m’aura donné un vrai aperçu de ce qu’est de vivre dans ce pays. Vivre avec eux, passer du temps avec avec eux, faire et être plutôt que juste voir des endroits, c’est ça que j’aime vraiment dans le voyage.

Meeting here in Australia one of my Swiss friend that I didn’t see for at least 10 years, I discovered that she had so many similar experiments as I had  those last years, being a woman who travel alone, following her passions and intuition and being sometime stupid and crazy but full of life. Same for a friend from US that I met in the Blues Mountains. She was travelling for months, but get stucked up there. Yeah, that happens sometimes. Oh, and another one too. A wild and free spirit who are both at the same time a hurricane and an ocean of peace. This one made me laugh and think about the paradox of people talking about coming back home to work as coming back to reality… to who she answer that maybe the reality isn’t working but travelling. So she goes back to her reality everytime she get her freedom again. 

 

I enjoy the fact too that in European general mind travelling on your own as a woman seems dangerous, but that actually, talking with heaps of women who travel alone, lot of us had the feeling to be protected. Protected by people that you will meet on your way. Those people will enter into your life and take care about you for a time, such as you will take care about them, and then one day they will leave, or you will leave, as an never ending turn over, but you know with confidence that travelling alone doesn’t mean being alone. Travelling alone get you so fast in touch with people that you have the opportunity to discover the country from inside. I really loved to live with people from those different regions I travelled because it make me really feel what is it to be in this place. To live with them, to do things, to be, and not only see places or things, this is for me the way I love to travel

.

Planche à repasser / ironing boards

« Ironing boards are surf boards that gave up their dreams and got a boring job. Don’t be an ironing board »



My friend Marie who make me discover surf told me about that saying. I enjoyed it a lot. Because in a way, we all are an ironing board. We all some day had to abandon a dream. Being an astronaut, being a dancer, conquer the world, fly, talk with animal, read people’s mind, teleportation, being a shepherd, whatever. But we all have some dreams that we fighted for as well. Just find which dreams you want to fight for. Some life dreams and immense life projects who could seem far away, as much as tiny little things that make your everyday beautiful. A cup of tea in the morning light. A chat with a friend all the night long. Being rolled in a blanket when it’s cold outside. Being understood. Or not being and enjoying it. All sometime is in the details that make yourself feel at home or not.

« Les planches à repasser sont des planches de surf qui ont abandonné leur rêves pour un travail ennuyeux. Ne soit pas une planche à repasser. »

Mon amie Marie qui m’a fait découvrir le surf m’a parlé de cette citation. Je l’apprécie énormément. Je me dis qu’en un sens, nous sommes tous des planches à repasser. Nous avons tous un jour ou l’autre abandonné un rêve. Etre un astronaute, être un danseur, parcourir le monde, voler, parler avec les animaux, lire l’esprit des gens, se téléporter, être un berger, peu importe. Mais nous avons aussi tous des rêves pour lesquels nous nous sommes battus. Il suffit de déterminer, de choisir quels rêves valent la peine d’être vécus, que ce soit des rêves immenses et des longs projets de vie, qui semblent si lointains parfois, tout comme des petites choses de la vie de tous les jours qui rendent le quotidien magnifique. Une tasse de thé dans la lumière du matin. Une discussion avec un ami qui durera toute la nuit. Etre enroulé dans une couverture quand il fait froid dehors. Etre compris. Ou ne pas l’être, et l’apprécier. Tout parfois réside dans les détails qui te font te sentir chez toi.

Ocean part II

Ocean.. already so gorgeous to observe from the shore, and a full other experience to live it from inside. Ocean, even if he could looks and sounds like wild and cold and unfriendly, it isn’t. A friend told me that ocean doesn’t want to hurt you; thats actually the opposite, ocean has so much to teach you. Patience, being calm, breath deeply, wat for the right moment, paddle and go for your wave and then stand up. And fall. And begin again. For the beauty of the thing and for pleasure and for adrenaline. Again and again. Ocean is like mountain. You know he is stronger than you. You learn humility and you are grateful for being alive and able to touch this immensity. 




L’océan… il est déjà magnifique depuis le bord de l’eau, c’est encore une tout autre expérience de l’intérieur.  L’océan, même s’il apparaît  sauvage et froid et parfois menaçant, il ne l’est pas. Pas forcement. Un ami m’a appris que l’océan, il ne veut pas te faire du mal; c’est même tout le contraire, il a tant de choses à t’enseigner. La patience, le calme, l’attente du bon moment, puis ramer et foncer vers ta vague puis te lever. Et tomber. Et recommencer. Pour la beauté du geste et le plaisir et l’adrénaline. Encore et encore. L’océan c’est un peu comme la montagne. Tu sais qu’ils sont plus grands que toi. Tu apprends l’humilité et tu remercie le fait d’être vivant et de pouvoir toucher à cette immensité.

Océan

Don’t underestimate the healing power of these three things… Music. The Ocean. Stars

Spending a couple of day close to the ocean, a world that I am not used to, and kind of discover, I really feel why so many author write about it. I couldn’t say exactly what is this « why », but there is something. Definitively. It’s interesting to hang out close to this huge entity, that look like living and breathing at the rythme of the waves breaking on the rocks, that look like at the same time so peaceful and so dangerous and wild. Nice to meet you Ocean. I am Alex, I like you, you know, even if I am a little afraid of you. 


« There is nowhere else I’d rather be, nothing else I would prefer to be doing. I am at the beach looking west with the continent behind me as the sun tracks down to the sea. I have my bearings. » Land’s Edge de Tim Winton 

Link on the article of my friend Diane writing about this book


Ne sous-estimez pas la puissance de guérison de ces trois choses…. La Musique. L’océan. Les étoiles.

Après avoir passé quelques jours proche de l’océan, un univers qui ne m’est pas totalement familier, et qu’en quelque sorte je découvre, je ressens fortement pourquoi tant d’auteurs écrivent à son sujet. Je ne saurais mettre le doigts exactement sur quel est ce pourquoi, mais il y a quelque chose, vraiment. J’apprécie de passer du temps proche de cette entité immense, qui à l’air de vivre et respirer au rythme des vagues qui s’écrasent sur les rochers, cette entité qui a l’air en même temps si paisible et si dangereuse et sauvage. Enchantée, Océan. Moi c’est Alexandra. Je t’aime bien, tu sais, même si tu me fais un peu peur.


« Je ne voudrais être nulle part ailleurs, je ne voudrais rien faire d’autre. Je suis à la plage, le regard tourné vers l’ouest, le continent dans mon dos alors que le soleil se dirige vers la mer. Mes repères sont là. »  Traduction libre par Diane de Land’s Edge de Tim Winton 

Lien de l’article de mon amie Diane au sujet de ce livre


 

 

Comme un chant d’espérance 

Instants volés, douceur, rêve ou réalité

Permets-moi d’en douter, permets-moi d’espérer

L’incertitude est, rien n’est plus sur

Maya, illusion, tout change m’a-t-on dit

Tout est en mouvement, alors, rien ne perdure?

Mais si l’illusion est, et moi je suis, je vis

Et bien moi je choisi, l’espérance en la vie

Sa continuité, son unité, sa folie

Je vis, je suis la vie, elle m’aime et me protège

Je me laisse emporter dans son doux manège

(Écrit en 2016, lorsque mon coeur chantait et virevoltant)

Et pour vous les extraits d’un de mes livres préfères, Jean D’Ormesson, Comme un chant d’espérance:

Les montagnes bleues

Les Blues Mountains, 2 heures au nord de Sydney, et les amis qui m’y ont hébergée, m’ont fait apprécier à nouveau les joies de la vie moderne, et m’ont également donné envie, pour mon retour prochain en Suisse, d’adopter un style de vie ou je saurai mélanger simplicité et contact à  nature avec la vie moderne, chose que ces amis-la allient à merveillent dans leurs « montagnes bleues ».  

Avec eux jai également eu la chance de découvrir la sensation incroyable de chercher son équilibre sur une « highline », une ligne tendue entre deux falaises, et de suivre mes partenaires sur des voies d’escalade sportive et traditionnelle de grande qualité. Au sommet de ces falaises, entourée de la nature des montagnes bleues, je me suis sentie comme perdue dans un ancien paradis… j’ai même pu voir quelques dinosaures éparpillés plus bas dans la plaine.

Blues Mountain, 2 hours north from Sydney, and the friends I was visiting, bring me back to enjoying modern life, make me feel that I want, when I will be back to Switzerland, adopt a lifestyle where I am able to mix simplicity and contact with nature with modern life.

 I had as well the opportunity to discover the awesome feeling to balance – I should say to struggle, if I want to be fair – on a highline between cliffs, and to follow my partners in sick sport and trad climbing routes. On the top of those cliff, surrounded with blueys nature, I felt like lost in an old paradise… I could even see some dinosaures far away down in the flatland.

 

Small World

My friend Georgia asked me to take some photography of her Terrariums for her Instagram. I discovered this small plants and rocks and foam in a bottle. I enjoyed the way she took care about them like about her babies, how she tried to give to each a personality and own life. Every bottle contain a whole world. In which giant bottle is our world?  Who is taking care of it?

Mon amie Georgia m’a demandé de prendre des photographies de ses terrariums pour son compte Instagram. J’ai découvert ces petites plantes et roches et mousses dans leurs abris de verre. J’ai apprécié la manière dont elle prend soin de ces terrariums comme de ses bébés, la manière dont elle essaie de donner à chacun une personnalité propre, une vie en quelque sorte. Chaque bouteille et chaque écrin de verre contient un monde entier. Dans quelle bouteille est notre monde à nous? Qui donc en prend soin?

Réalité / reality

Quand je voyage, j’ai la capacité à me sentir chez moi plus ou moins partout assez rapidement. Je suis ce genre de personne qui tombe amoureuse des lieux et des  gens très rapidement; je trouve alors ma place facilement dans un nouvel univers. Lorsque j’étais à Goa avec des jongleurs et artistes, je m’imaginais dans des spectacles de rues; lorsque j’étais à Tonsai, je me sentais comme une grimpeuse, j’avais des projets de routes d’escalade, des rêves de rochers; quand j’étais au Népal et vivais avec des amis népalais, je me sentais népalaise, jusqu’à un point ou un jour en me voyant dans un miroir (à savoir qu’il y a globalement beaucoup moins de miroirs au Népal que ce que l’on à l’habitude d’avoir en Europe, on oublie peu à peu son reflet pour ma défense, ndlr) je me suis surprise à être étonnée de la blancheur de ma peau et le bleu de mes yeux. Lors des voyages, tout est en quelque sorte plus intense. Un ami à Goa m’a dit que pour lui, 1 jour à Arambol équivaut au niveau de l’intensité à 10 jours en France. Étant quelqu’un de passionné, j’ai la tendance à me lancer à 100% dans mes projets et idées. Ce qui est plutôt agréable et intéressant et m’aura amené parfois loin; cependant, à d’autres moments, cela peut également être épuisant. Mon enthousiasme, un jour, me perdra. Pas littéralement, rassurez-vous, je le dis surtout pour la beauté de l’aspect théâtral et dramatique de cette phrase. Quoi qu’il en soit, je trouve que ça en vaut la peine. Se perdre. Mourir métaphoriquement. Mourir et renaître en chaque instant, tel le phoenix. Je repense à l’un de mes stages en tant que physiothérapeute, où ma responsable travaillait avec l’hypnose. Pour les enfants souffrant de stress et d’anxiété, elle utilisait un talisman pour les aider à surpasser leurs difficultés et à se sentir protégé dans les situations inconfortables. Elle utilisait comme intermédiaire un objet qui ferait office de talisman. Cet objet protège celui qui le porte, lui donne de la force. L’idée est de sentir la protection émanant dudit objet, puis petit à petit de se délaisser de l’outil, de la béquille, et être capable de sentir la protection de ce talisman même lorsqu’il n’est plus là physiquement. Au final, l’objet fait juste office de transition, de catalyseur, car la force est la confiance est déjà en la personne. Nous avons ceci en nous, mais parfois une aide extérieur nous aide à nous en rappeler. L’idée me plait, et parfois je l’utilise lorsque mon enfant intérieur est effrayé. Ce talisman peut être un objet, mais aussi un ami, un maître, ou encore une chanson. Qu’importe. Cela peut aussi être le fait de revenir au souffle et aux sensations. Quelque chose qui occupera mon esprit pour un moment le temps qu’il retrouve sa paix intérieure. A chaque fois dans ce voyage ou j’aurais du quitter un pays que j’aurai aimé pour un nouveau aura été une expérience intéressante. A chaque fois j’avais l’impression de quitter Poudlard pour retourner dans un monde de moldus. Je ne peux plus voir la magie. Tout semble gris et pastel. A force, j’ai passé pas mal de temps à réfléchir à comment entrer dans la magie sans perdre contact avec la réalité, et au contraire également, à comment revenir de ce monde magique vers ma réalité du moment en emportant un peu de cette magie là avec moi. Si réalité il y a. Pour moi, en quelque sorte, chaque réalité n’est pas plus ou moins réelle qu’une autre. Juste différente. Selon comment je décide de la voir, selon comment les autres également décident de la voir. Selon ce que j’en fais aussi. Très probablement que chacun aura une perception différente de cette réalité; même en vivant au même endroit avec les mêmes personnes, différentes personnes vivront des expériences totalement différentes. Ma nature humaine me fait penser que ma réalité dépend de facteurs extérieurs, que ce soit les endroits ou je suis, les personnes que je rencontre ou avec qui je vis, la musique que j’écoute, le temps, les choses que je possède ou que je ne possède pas, et bien d’autres encore. Ces facteurs extérieur auront évidemment une influence sur moi, physiquement ou émotionnellement. Mais pas tant que ça; ce qui compte à la fin, c’est ce que j’en fais, comment je me sens, à quel point je décide de me laisser toucher ou pas par ces facteurs extérieurs. Ce qui signifie que si je veux garder contact avec une réalité lorsque je me rend dans un « endroit magique », je peux simplement garder un talisman avec moi,  rester connectée au corps, au souffle, aux sensations. Les sensations physiques, agréables, désagréables, neutres, restent toujours réelles. Je peux leur faire confiance. Toutes ces petites choses me permettent au final de me rappeler qui je suis. Et alors, lorsque je devrai quitter un endroit qui me semble magique pour revenir dans un monde de moldu, c’est pareil. Je peux garder un peu de la magie avec moi, car la magie ne viens pas des facteurs extérieur. Ces choses-là sont déjà en moi. La magie, la beauté, le bonheur, l’amour, ou même le sentiment de Dieu, appelez- le comme vous voudrez, dans ma perception, ils sont tous connectés et ont en quelque sorte la même essence, sous différentes expressions. Quelque chose de puissant et de plus grand que vous et moi.


When I travel, I have the ability to feel at home pretty much everywhere. I am this kind of stupid person who fall in love with places and people so fast that I feel home and find my place pretty easily in a new world. When I was in Goa with juggler and artists, I was dreaming to perform in the street with them; when I was in Tonsai I felt like a climber, had routes for projects, dream of rocks; and the when I was in Nepal living with nepali friends, I felt as I was nepali, until the point that on day when I saw me in a mirror (in Nepal there is really less mirror than in Europe ndlr) I felt surprised how withe I am and how blue my eyes are. When traveling everything can sometime feel more intense, a friend in Goa told me that for him 1 day in Goa feel the intensity of 10 days in France.  I am a passionate person, I have the tendency, when I do something, to do it 100%. What is lovely and sometimes bring me far away; sometime, however, it could make me pretty tired as well. My enthusiasm one day will kill me. Not literately for sure, I say it more for the beauty of dramatic and  theatral aspect of this saying. Anyway, it’s worth it. To die and reborn again, everyday, like a phoenix.  Life hurts sometime. And I am able to protect me from that. I think sometimes about one of my internship as a physical therapist where on of my teacher was working with hypnose. She used to give to some childrens dealing with stress or anxiety some ways to make for themself a talisman to feel protected in a situation who could be stressfull or incomfortable. First it could be a small object, for exemple a nice round stone, that you will take as a Talisman. You can imagine that this object protect you.  Then the purpose is to be able to feel the protection of this object even if the object is not in you hand anymore. Maybe you can even imagine the form and weight of the stone, and finally you don’t need it anymore because you know that it was just a catalysor. The strenght and confidence come from you. You already have everything. But sometime you need an extern help to remember it. I really found this idea lovely, and sometimes I still use it when my inner child is afraid. The Talisman could be an object or a friend or a song. Whatever. It could even to come back to your breath and sensations. Just something to make you mind busy for a moment and then to bring it back to his own peace again. So, most of time during this travelling, leaving a country I loved to go to a new one was everytime pretty interesting. It make me feel like that I was in Hoggward and had to come back to a muggle world again. I couln’t see the magic anymore. Felt grey and pastel. So I spent some time thinking about how to go inside the magic without loosing contact with the reality, and then how to come back to the reality taking with me a part of the magic. If reality exist. For me in a way, every different reality is not more real or less than another. Just different. Just a matter of how you decide to see it. Probably everybody would have seen it differently too. You can live in the same place with the same people but still live a total different experience. My human being make me think that I depend so much of external factors: place where I am, people that I meet or hang out with, music I listen to,  weather, things that I own or not. External factor for sure will influence me, physically. But at the end, what matters is what I do from that, how I feel, how  I decide to be influenced or not by that. What mean that if I want to keep contact with reality even when I go to a magic place I just have to keep my talsman with me, to remember my roots, stay connected with my breath and sensations. Sensations are always true. Their interpretation though can differe. Pure physical sensation, pleasant, unplesant, neutral, are true. Always. Listen to them and trust them. All those small things make me remember who I am. Then, when I have to leave this magic place, it’s the same. I can keep the magic inside of me, because I know that even if I saw it because the external factors helped me to see it, those things are inside me; but those things dont disappear, the magic is still here inside me.  Magic, Happiness, Beauty, Love, even feeling of God, call it how you want, in my percepetion they are connected and have kind of the same essence, with different expressions. Something strong and powerful and bigger than you and me. 

Back to modern life

Après 7 mois en Asie – Inde, Thailande, Népal -, débarquer à Sydney signifie pour moi être de retour à la vie moderne. Quel choc au premier abord. Tout est si grand. Si propre. L’eau. Je peux boire l’eau du robinet. Et l’eau est chaude si je le veux sous la douche. Il y a une douche et pas seulement un seau. Les nuits sont si calmes. Aucun chien des rues ne court en bandes et aboie toute la nuit. Les chiens sont tous en laisse en fait. Et les gens. Les gens semblent gris et stressés. Ils ont de beaux habits et de belles voitures. La vie moderne. Je me sens perdue. Je me sens triste. On n’a pas besoin de tant. Pourquoi tant? C’est comme un autre monde, étrange, différent. Et pourtant, c’est mon monde. Pas directement mais en un sens ce monde est bien plus proche de celui d’ou je viens.

Mais je devine déjà que je vais m’y habituer si vite. C’est la beauté et la tragédie des retours. On tombe à nouveau dans ses habitudes. Que ce soit avec fracas ou on douceur, on y retourne quand-même petit à petit. Parfois, on oublie si vite. Je ne sais pas si je veux. Je ne veux pas. Je veux garder en moi la magie et la beauté de ce que j’aurai pu vivre,  ressentir,  expérimenter,  aimer, découvrir ou retrouver. La beauté de ces endroits ou les gens ont si peu mais sont tant. Je me rappelle encore, la première fois ou j’ai voyagé, en rentrant j’avais une impression similaire. C’est une des raison qui m’a donné l’envie de repartir, et repartir plus longtemps. Je sais en retour de voyage que je vais revenir rapidement dans mes habitudes de la vie moderne. Mais j’avais comme le pressentiment que si je pouvais expérimenter ceci plus longtemps, je pourrais alors au retour être capable de garder plus longtemps cette magie en moi. A moi de le démontrer. Rien qu’à moi. C’est possible.


After 7 month in Asia – India, Thailand, Nepal – , to arrive in Sydney means for me to be back in modern life. What a shock first. Everything is so big. So clean. Nights are quiet. No dogs running and barking wild in the streets during night time. Water. I can drink water directly from the tap. Water is hot in the shower. I have a shower, not only a bucket.  People in the street looks grey and stressed. Have nice clothes and nice cars. Modern life. I feel lost. I feel sad. We don’t need all that. The place where I am feel to big for me. And people, people are so big even. Another world. Weird. Different.

But I guess I will be used to that again so fast. This world is closer to the world I come from. That’s the beauty and tragedy when you come back. You fall back in your habits. You forget so fast sometime.  I don’t know if I want. I don’t want. I want to keep in me the magic and beauty of what I experienced, living and being and loving in places where people have so few but are so much. I remember the first time I was travelling, when I came back I had a similar feeling. It’s one of the reason who made me travel again, and longer. I know that I will soon be back in my routine and habits of the westerner I am. But I kinda feel that the more I can live and experiment and be the one I am when travelling, the more when I will be back I will be able to keep this magic with me. It’s up to me to do it. It’s possible. I know it.