Le monde d’Ariel / Ariel’s world

(english below)

La pensée qui s’échappe, le corps qui danse, les doigts qui serrent des prises, toutes petites, les prises, acéré, le rocher, jusqu’à élimer la peau, les sentiments qui s’emmêlent, un son, lointain, de flûte, s’y mêle. De la douceur aussi, de la force, de la ténacité, pour conquérir le monde d’Ariel. Roche et lumières, je te souhaite un doux voyage, mon ami, sous les océans, tu danses et tu rêves

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The thought is escaping, the body dancing, the fingers squeezing tiny little crimps, so small, the crimps, so sharp, the rock, until it erodes your skin, feeling are tangling up, a sound distant, a flute, playing. Softness an strength, tenacity, you do need all for that if you wanna conquer Ariel’s world. Rocks and lights, I wish you a nice journey my friend, under the oceans, keep dancing and dreaming.

Demain on grimpe ! / tomorrow we are climbing !

(english below)

Dialogue avec un ami, peu avant le sommeil, les bras de Morphée ne sont pas loin, couchés et heureux, après deux journées sur le caillou:

– «Hey, tu sais quoi ?»
– «Quoi ?»
– «Demain on grimpe! Je suis trop contente»
– «Ben oui on grimpe demain. Comme tous les jours.»
– «C’est vrai, mais je suis contente quand-même»
– «D’ailleurs, tu voudrais faire quoi d’autre ? Tu voudrais aller au cinéma?! »
– «Non !»
– «Hey ben moi non plus. Tu voudrais aller te baigner ?»
– «Ah ben, peut-être après la grimpe, pour se laver.»
– «Oui peut être après la grimpe. Mais d’abord, on grimpe.»

Ce genre de dialogue, qui font tout leur sens, dans l’absurdité de nos existences ou la passion est. En ce moment, je veux grimper. Je ne pense qu’à ça. Les journées de repos sont à planifier, mais elles nous ennuient. C’est un peu un jeu aussi, se rendre fous pour se sentir en vie.

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Dialogue with a friend, shortly before sleep, Morpheus’ arms are not far away, lying down and happy, after two days on the rock:

– “Hey, you know what?”
– « What ? »
– “Tomorrow we are climbing! I am happy »
– “Yes, we are climbing tomorrow. Like every single day.”
– « It’s true, but still, I’m happy all the same »
–  » But honestly, what else would you like to do? Would you like to go to the cinema?!»
– « No ! I want to climb. »
– “Hey, me neither. Would you like to go swimming?”
– « No, I want to climb. Well, maybe after the climb, to clean ourselves. »
– “Yes, maybe after climbing. But first, we climb.”

This kind of dialogue, which make all their sense, in the absurdity of our existence or passion is. Right now I want to climb. I only think about this. The rest days are to be planned, but they bore us. It’s a bit of a game too, driving yourself crazy to feel alive.