Ceci n’est pas un Phoenix. Et pourtant dieu sait qu’à chaque journée à lieu sa transformation. Mourir et renaître à chaque instant. Quand je rentrerai, rien n’aura changé mais tout sera différent.
This is not a phoenix. Even if you and me knows that every single day bring such a transformation. Die and born at every momentum. When I will be back nothing will have change and everything will be different
Picture: Raraou Cafe, Exarchia, Athens. My headquarter for one week in november
Humans. You, me, their, we. Same, exactly the same. Same heart, same wish, same desires. We all are humans, just deserve and ask for some hapiness during the time we are around for that life. That time, which sometime flies, and sometime never seen to pass, unending slowness. Tragic slowness and loneliness of waiting and suffering. Hopelessness. Daily indecency. Keeping faith, trying not to fall into madness. Hope for another tomorrow, hope for a less painful one, a quiet one. Why? No answer. Whatever you were born in Cameroun, Kaboul, or Switzerland, we are the same. Simple. But not. War, politics, laws, borders, rules. Rules that doesn’t make sens. Life is unfair, use to say one of my friend. I wish it would not be the case, but is it. What do to with that? either forget it and live your quiet life, or fight for something that you feel is right and good. For me, once I open the eyes on some things around, it’s to difficult to pretend not to see. It’s too difficult. I can close the eyes, for sure. But it won’t make the picture disappear. The picture, not so unreal, this mirage in the desert of hope. The picture is still here. So are the people. All those people we let outside, like dogs. To their own fate. On the shore of their solitude. Some will grow stronger; some will break. Broken humans all around. Because of war, borders, laws. So let’s keep trying, for one more day, some more weeks, with those humans. You, me, their, we. There are things to do.
Vous, moi, eux, nous. Pareil au même. Aujourd’hui ou demain, même coeur, mêmes envies. Tous. Des êtres humains. Qui aspirent à un peu de vie. Un peu de quiétude aussi. Un peu de bonheur dans le temps qui leur est imparti. Ce temps qui passe, parfois si vite, parfois d’une éternelle lenteur. Tragique lenteur de l’attente et de la souffrance. De l’impuissance. De l’indécence. Juste ça. A travers ces méandres, juste attendre. Encore. Ligne, file indienne, galériens modernes. Injustice quotidiennes. Serrer les dents et espérer ne pas sombrer dans la folie. Tendre vers un peu de quiétude. Espoirs de renouveau. Espoirs d’un ailleurs moins douloureux. Pourquoi? pas de réponses. Que l’on soit né à Kaboul, au Cameroun ou en Suisse, quelle différence, dites-moi. Ah, oui, c’est vrai. Les guerres, les frontières, les règles, les lois. Des règles qui n’ont pas de sens. La vie n’est pas juste, disait un ami. J’aimerais tant que ce ne soit pas le cas. Mais ça l’est. Que faire à partir de ce constat. Ignorer cela, retourner à ma propre tranquilité. Je ne saurais. Une fois les yeux ouverts, on ne peut les fermer, les yeux. Certes, on peu, en vrai. Mais ça n’efface pas l’image. Elle est là l’image. Mauvais rêve, mirage. Ils sont là tous ces gens qu’on laisse dehors. Tels des chiens. A leur propre sort. Sur les rivages de leur solitude. Certains en tirent une force, se construisent; certains sombrent, se brisent. Chaque jour j’en vois, des humains brisés. Brisé dans leur humanité, leur dignité. Il y en aura qui se reconstruiront, d’autres pas. Mauvais rêve. Continuer, pour eux. Ne pas fermer les yeux.