
(english below)
Charles le charpentier,
Il est costaud le garçon,
Et pour sur il est entier,
Cynique aussi, mais bon.
J’avoue il est charmant,
Sourire ravageur,
Humour chapardeur,
Un brin nonchalant.
Il philosophe sur les routes,
Se cherche lui aussi sans doute,
On s’est trouvés un bon matin,
Un fou rire pour un bout de pain.
De belles nuits aussi, étoilées,
Et lui, qui me conte les constellations,
Cassiopée, Céphée, Hercule et le dragon,
Et moi, marrées, rires et larmes alternés,
J’aurais aimé ne pas blesser, ne pas jouer,
De mes attractions, soleil, lune, incertitudes.
La vie paraît-il, nous mène là où on est,
Avec son miel et ses épines, ses solitudes.
Et puis là-haut il y a Vega,
Elle est importante, tu sais pourquoi?
Parce que c’est là où on va. N’oublie pas.
Et on s’en fout des rimes, des pleurs, des joies,
Les étoiles elles, sont toujours là.
Le dragon chaque nuit veille,
Hercule contre lui se bat,
Cassiopée fait la belle,
Céphée porte son chapeau de roi,
Avec David Vendetta,
Pour la casa nostra,
Plongée dans la musique,
Absurde mais véridique.
Puis un autre matin,
Nous nous sommes quittés,
Après une dernière fois enlacés,
Chacun reprend son chemin.
Un jour compagnons,
Lendemain souvenirs.
Et les souvenirs,
Avec le temps,
Paraît-il,
S’embellissent.
Partager 5 jours sur la route. Pour moi ralentir, découvrir le rythme lent du marcheur à la Sylvain Tesson, du temps pour guetter les couignier – à défaut d’absolu – et observer les mantes religieuses, à moins que ce soit elles qui t’observent. Du temps pour tourner en rond, pour s’amuser avec les enfants qui grimpent sur mon vélo, chenapans intrépides. Nuits à la belle étoile, clochards célestes au vin rouge, raki ou à la bière, Germaine, il faut que j’aille réparer ce fichu lampadaire! Le train qui passe. Encore un autre. La montagne elle est belle, mais elle ne fait pas très bien les câlins. De jour, cheminer ensemble. Sieste, soleil, silences. Puis en raconter des bêtises à la chaîne, jouer avec les mots. A deux en descente, 150kg sur Capucine, elle en devient acrobate, la belle, absurdement, ça marche. Boite de sardine sur un vieux bout de pain, délicieux repas pour celui qui a faim. Attraper discrètement des raisins ou des figues; règle numéro un du voleur de pomme, ne pas la manger sur le lieu du crime. Philippe qui nous apporte le café au lever du jour, tchèque compagnie. Le lac d’Ohrid qui ressemble à mon Léman. A pile ou face qui paie le poisson. Délicieuses truites au restaurant, où on fait tâche avec nos gueules de gitans. Réveillés de nuits par la police qui nous dit qu’on devrait aller au camping; mais qu’il est fermé, le camping précité. « La prochaine fois voyagez l’été, vous aurez moins froid. » Merci monsieur l’agent, bonne nuit. On rit, on joue, on se supporte, allez viens sors de ton carré, on parie que je te tourne, un coup de genou dans le nez, les larmes, les bras qui réconfortent. Les fantasmeurs et les fantasmeuses, les cyniques et les emmerdeuses, tantôt poètes, tantôt philosophes, tantôt rien de tout ça, juste voyageurs. On cherche un peu de paix, par ici, par la. Sur la route. Avec toi, avec tous ceux que j’ai aimés, du pareil au même, je crois. J’en sais rien, en vrai. Histoires emmêlées, dans mon coeur et ma tête. Milles histoires qui vagabondent, je conte, parfois je me répète. Étonnants voyageurs. Merci à toi, Charles Sur La Route.
« L’amour est une passion forte,
Mais l’envie de chier l’emporte »
– Papa de Charles, poète à ses heures perdues –
« Règle numéro un du cynique: des mecs y en a plein, allez va, bonne vie. »
– Charles, lui même cynique, je crois, poète aussi, d’une autre sorte –
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There is Vega up there
Charles the carpenter,
Solid, well built the guy
He is strong, honest, fair
A bit cynical, don’t know why
I have to say he is charming
Most of the time he is smiling
But be careful his humor is sharpy
But so he is, let’s say nonchalantly
Philosophing on the road, well do
Looking for himself on the way as well
We find us on a morning, we just ran into
And had such a laugh for a piece of bread
Nice nights on the shore, those were starry
Him, telling me more about the constellations
Cassiopée, Céphée, Hercule and the dragon
Me, like a tide of laugh and tear, alternatively
I would have love not to play, not to dare
From my attractions, sun, moon, incertitudes
But life, I’ve heard, bring us where we already are
With his honey and his spines, his solitude
There is Vega, up there
She is important, you knew it?
Because it’s where we go. Don’t forget it
And we don’t care about rimes, tears, joyces
The stars will always be here
The dragon every night is watching
Hercule against him is fighting
Cassiopée, pretty, good-looking
Céphée just wanna play the king
Avec David Vendetta
Pour la casa nostra
In the music we were diving deep
Absurde but truthfully, no shit
Then just like that
Just another morning
We left, we quit
No more rime
Time to say goodbye
A last time embracing
Each one goes back on his road
One day compagnons
The next a memory
But memories
It seems
With time
Beautify
To share 5 days on the road. For me, learning to go slowly, discover the rythme of the hiker like Sylvain Tesson use to write about. Time to look after the quince tree – if not about absolute – to observe les the mantis insect, or maybe it’s the mantis who watch you, who knows. Time to run in circle, to play with children, children climbing on my bike, little but fearless. Nights under the stars, hobo of heaven, with red wine, raki or beer. « Germaine, I have to go repair that damn floor lamp ! » A train passes. Another one. The mountain is beautiful but she doesn’t hug very well. During the day, walking together. Sun, nap, silence. Then talking so much, too much, playing with the words, like only french speakers now how to do. Downhill, two people on a bike, my capucine is an acrobat, absurdly, it works. It works. Sardine from the can, on an old piece of bread, that bread that doesn’t feed you, but so delicious to the one who is hungry. To grap discreetly some grapes or figs: rule number one of the apple’s thief, never eat it on the place of the crime. Philippe bring us some coffee at the sunrise, nice Czech compagny. Playing with our broken english, learn that our French « ouais! » (« Yeah! ») sounds to him like « why! ». We are cynical, but not all the time, sometime french people agree, even if doesn’t sounds like. Ohrid lake. Ohrid lake look like my leman lake in Switzerland. Stack or face who pay the fish. Delicious truits at the classy restaurant with our gypsies styles and faces. Later getting catch sleeping on the shore by night by the police. The man told us we should go to the camping, but that the camping is close. « Ok, just stay here. Next time do travel on summer, you will be less cold. » Thanks for the advice, good night. We play, we laugh we support ourself, « hey come out our your square », let’s fight, I guess I can turn you, a knee in the nose, tear again, arm who comfort. Dreamers, phantasmers, cynics, troublemakers, sometimes poet, sometimes philosoohers, sometimes nothing at all, just travellers. Looking for a bit of peace on the road, here and there. On the road. With you, with all the ones I did love, it’s the same. Everytime just the same, I think, I sware. I don’t know, in real. Interlaced stories, in my heart, in my head. Thousand of stories wandering, I tell, sometime I repeat. Astonishing travellers. Thanks to you. Charles on the road.
« Strong passion, love; but the need to shit, anyway, is stronger » – Charles’dad, poet in his lost hours –
« Rule number one of the cynical: there are plenty of men, so goodbye, go, have a nice life » – Charles, cynical on his lost hours, poet, sometimes, from another sort –


