Capucine et moi posant fièrement devant la mer – Capucine and I posing proudly in front of the sea


Échanges écrits avec un ami, assise sur le bord d’une fenêtre à Dubrovnik, surplombant la ville et la vue. J’aime ces endroits suspendus. Le vide, avant, m’inquiétait. Aujourd’hui ami bienvenu, support à la pensée qui vagabonde.

– « Je pense que de toute souffrance on peut faire une plus grande source de paix, voire de sa vie. »
– « Sage parole. J’y penserai demain en galérant en montée avec des bus et des camions qui me frôlent ! Elle est belle la liberté ! En cage, on veut être libre, puis soudain libre on appelle à nouveau la cage. Ça rassure la cage. Parfois elle est belle, dorée. « 
– « C’est fou la vie combien de potentiel elle a. »
– « Oh oui. Allez. Le soleil s’est couché. Je vais me doucher, puis écrire ma journée. Demain, je me barre de Dubrovnik. « 

Lendemain, sortie de ville, habituelle rengaine, trafic oppressant, tourisme qui gâche et bords de route peu charmants. Je serre les dents, hais les grand bus oranges et sifflants qui me frôlent sans même ralentir. Les camions quant à eux sont plus sympa, font plus attention. Je les prends presque en affection, à force. Puis je repère sur ma carte une route parallèle, dans les villages. Bonheur, bonheur de pédaler seule ou presque dans des paysages dignes de carte postale. Ça monte et ça descend, un vrai toboggan, mon effort se veut fractionné, je sais faire, et c’est bon. Je passe la frontière, bonjour Monténégro. Et là, belle surprise, mes premiers kilomètres à pédaler en bord de mer, vraiment en bord de mer. Elle est juste à coté de moi, la mer, je l’entends, je la vois. J’ai soudain envie de l’immortaliser, cette image-là,  Capucine et moi à la mer. Je prépare mon matériel photo, retardateur, 10 secondes, cours, prends la pose. Fières comme les expéditeurs posant en haut de la montagne. A peine plus loin, spectacle majestueux. Lever de lune, bientôt pleine la belle, ronde et blanche, elle apparaît au dessus d’une montagne, et elle, la montagne, elle sort d’un nuage, et lui, le nuage, il est au dessus de la mer. Lueurs bleutés, douces, rosées. On en écrirait des poèmes, on en peindrait des tableaux, de ceux-là; j’en reste sans voix. Quelques kilomètres encore et je me dépose dans un camping tapissé de verdure, tenu par un monsieur sans âge qui parle un allemand parfait. Ok, je l’aime, ma liberté.

Writing to a friend, sitting on the edge of a window in Dubrovnik, above the city. I do like those suspended point of view. The heights, before, used to made me a bit worried, unconfortable; but now height is a welcome’s friend, support to the roaming thaughts.

–  » I think that from all suffering you can make it a bigger source of peace or even of your life. »
–  » Wise saying. I will think about it, tomorrow, biking uphill with trucks and buses so close to me! Beautiful freedom ! In a cage, you do look for it, freedom, but suddenly free, you look back to the cage. Reassuring cage, sometime beautiful and golden. »
–  » Crazy how much potentiel does have the life sometime. »
–  » It has. Ok, the sun went down, so will I. I’ll go for a shower, write my day, then go for sleep. Tomorrow let’s fly away from Dubrovnik. »

The next day, like all city peripheries, same song, a bad one, of too much traffic, tourisme that make ugly, road’s edges with no charm. Just keep going, hating big orange and whisterling buses that come so close to me, and don’t even slow down. Even trucks are more nice to me ! I kind of like them, compared to that buses. Anyway, it was just a couple of kilometers and later I did see on my map a parallel road, smaller, no traffic, going through villages. Happiness of biking alone in those landscapes. Going up and down, rollercoaster, effort, rest, effort, rest, effort, I know and even like that. Finally, sweet surprise, kilometers of biking close to the sea, nice and flat pedestrian marina where I can really bike with the sea, feel it, smell it. I suddenly want to immortalize it, that picture, Capucine and I at the sea. Prepare my photographic gear, 10 second, run, take the pose, proud as explorers at the top of their mountain. A bit further, magestuous view. Moon getting up, soon full, the lady, withe and round, going out of a mountain, and the mountain is above a cloud, and the cloud is above the sea. Blue, sweet and pink glowings. We could write poems or paint about those four. Some kilometer more and I do find a quiet place in a very green camping of a very old man speaking a perfect german. Ok, I do love my freedom.

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alexenvoyagee

Notes de voyage, images, Pensées, lectures, poésies, Une manière de partager, une manière de jouer,Et moi je joue, oh oui, Tant pis, sagesse, folie, Qu’importe tant qu’on vit; n’aies pas peur d’essayer,Ne crains pas de tomber, Saches que tu sais voler, laisse-toi inspirer. Tant que tu es sincère, que tu parles à ton cœur, Que tu restes toi-même, et garde tes valeurs, Tu sauras aimer, voler, briller, exister. Here are some of my thought, reads, poestry (in french, sorry guys), travelling notes, that i want to share and play with. I did an atempt to write my articles in English, sorry to all English native speakers for my broken English. I try my best, I promise. If anybody want to be my reviewer, please let me know. Instagram: https://www.instagram.com/alexarati/

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