l’éléphant

« Ne vous stressez pas; Il n’y a rien à faire ou défaire. Tout ce qui apparaît momentanément dans le corps-esprit, n’a aucune importance, n’a que peu de réalité. A quoi sert de s’y identifier, de s’y attacher, d’émettre un jugement sur ceci et nous-même. Mieux vaut simplement laisser tout ce jeu se dérouler à sa manière, déferlant et refluant comme la vague, sans changer, ni manipuler quoi que ce soit. Et noter comme toute chose apparaît et disparaît, pour réapparaître, magiquement, encore et encore et dans un déroulement sans fin. C’est notre quête même du bonheur qui nous en éloigne. Comme vouloir saisir l’arc-en-ciel sans jamais l’approcher. Comme un chien courant après sa propre queue. Bien que la paix et le bonheur n’existent pas. En tant que réalités matérialisées dans l’espace et le temps. Ils sont pourtant toujours présents, avec nous à chaque instant. Ne croyez pas à la réalité des bonnes et mauvaises expériences: elles sont comme le temps, éternellement changeant, comme les arcs-en-ciel, éphémères. Dans cet effort pour saisir l’insaisissable, vous vous épuisez en vain. Dès que vous relâchez le poing rigide du désire s’ouvre l’espace infini – vaste, accueillant et confortable. Infinitude, liberté et lâcher-prise naturel vous sont offerts. Ne cherchez pas plus loin. Ne vous enfoncez pas dans les jungles inextricables. A la recherche du grand éléphant de l’éveil: il est déjà là, se reposant tranquillement devant votre propre porte. »

rien à faire ou défaire. Rien à forcer.

Rien à désirer. Rien ne manque.

Emaho ! Merveille! Tout arrive de soi-même

Texte reçu en stage avec Jean Lechim (www.lechim.ch). Merci Jean pour toutes ces sagesses partagées

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Back on the rock

Joie, douceur, poésie

Oiseaux de ma folie

Aux couleurs du printemps

Cela me semble frappant

Odeurs, couleurs, chaleurs, les forces me reviennent,

Eloignent mes peurs, chassent mes peines,

Saison de transition,

Ouvre tes ailes, papillon.

(15.04.2016)

De retour sur le caillou avec des amis australiens en visite en Suisse. Ils n’étaient jamais allés si haut, je n’ai jamais aussi bien lancé dans le vide mon mégajul (système d’assurage) dans une grande voie de 12 longueurs comme ça, nous n’avions jamais fait une si mauvaise séquence d’acroyoga que ce lendemain-là,  avec nos courbatures aux quadriceps dues aux quelques 1700m de descente à pied après avoir loupé la dernière cabine. Nous étions épuisés; nous étions très heureux aussi. Surtout très heureux.


Back on the rock with Australians friends visiting Switzerland. They never went so high, I never throw my megajul (belay device) so down in a 12 pitches route like that, we never had such a bad acroyoga sequence the day after because of soreness of our quad after 1700m walk down to the valley, being too late to catch the last cable car. We were cooked; and pretty much very happy to be there. Very happy actually.

 

Joy, softness, poetry

Birds of my insanity

Spring being back do feel evident

Smells, colors, warmth are significant

Those do chase my fear and sorrow away

Bringing me back on my way

Transition season, feeling my strength returning

Butterfly, please open your wing

(translated on 02.07.2019)

You’re strong – Tu es forte

Climbing with my australian mates made me remember how positive coaching does have an importance. I used to learn it as a judo coach, and I do know the power of words, and that week I really did experiment it.  When I was struggling during climbing, and could hear Georgia and Dahriel shout « come on », « I’m with you », « you’re strong! », pretty much instantanely my brain could calm down a little bit the fear of falling and focus on my strenght and my moves. I enjoyed a lot how we could support each other with our words, presences, and how we do inspire each other during that week on the swiss rock. They helped me work on a project, choose a route I want to climb, with a line that I did appreciated, try the moves, visualise them, work on them, and finally go for it. Rawyl crag was a treasure on that hottest week in the year, we had some shadow, fresh water and cool nights. Thanks for inspiration, and hope to see you soon. And about our acroyoga skills, we did climb and hiked enough not too have time to really practice. So when was the time to leave that beautiful place that is Rawyl, we just thought of taking a bunch of epic pictures, and actually pretty much failed at it. And finally, I really really love those failed pictures, that look so much more real and original than perfect poses, and so full of life.


En grimpant avec mes amis australiens, je me suis rappelée combien le coaching positif est important. Je l’avais déjà appris en tant que coach de judo, et comme physiothérapeute, et je sais la puissance des mots, et cette semaine je l’ai vraiment expérimenté. Lorsque j’étais en difficulté dans mon escalade, j’entendais mes amis Géorgia et Dahriel m’encourager ainsi « vas-y », « je suis avec toi », « tu es forte! », et à ce moment presque instantanément mon cerveau redescendait d’un ton pour un instant et pouvait s’extraire de la peur de la chute pour se concentrer sur mes forces et mes mouvements. J’ai apprécié la manière dont nous avons su nous encourager et nous supporter les uns les autres par les mots, la présence, et la manière dont nous avons pu nous inspirer les uns les autres également durant cette semaine sur le caillou suisse. Ils m’ont aidée à travailler sur un projet, choisir une route que je voulais grimper, dont la ligne m’inspirait, essayer chaque différent mouvement, les visualiser, les travailler, et finalement les exécuter et les enchaîner. Le Rawyl était un endroit idéal en cette semaine de canicule, il nous aura offert la fraîcheur relative de son altitude, des parois à l’ombre l’après-midi, de l’eau fraîche et un chouette coin pour camper avec des nuits fraîches. Merci pour l’inspiration les amis, et à tout bientôt j’espère. Concernant nos compétences en acroyoga… nous avons bien assez grimpé et randonné cette semaine pour ne pas vraiment avoir le temps de pratiquer. Au moment de quitter le superbe barrage de Tzeuzier, nous avons alors voulu prendre quelques photos acrobatiques, et avons assez bien échoué nos postures, ce qui aura donné des photos bien plus originales et réelles que les classiques clichés acroyogis. J’aime tant ces images pleines de vie, les préparations et les ratés plutôt que la photo finale, sous un ciel si bleu et sous l’oeil des blanches et vertes montagnes derrière nous.

Oiseaux du hasard – birds of coincidences

Un livre dans une sacoche, le prendre, apprécier la couverture, puis ouvrir une page au hasard, et la lire. Vous y croyez, vous, au hasard?

Un jour quelqu’un m’a dit que le hasard est un oiseau si libre qu’il se pose toujours où il veut ; mais c’est toujours où il doit.


Just a book in a bag, that I took, enjoyed the cover, then open a page randomly, and read it aloud. Do you believe in coincidences?

Once one told me that coincidence is such a free bird that it lands every time where it wants; but it’s every time where it need.

passion

J’irai les retrouver – I will go look for them

« Je sais, un peu partout, tout le monde s’entretue, c’est pas gai, mais d’autres s’entrevivent, j’irai les retrouver. » J.Prevert

« I know, pretty much everywhere, everyone is killing each other, and it’s not nice, but some other are living each other, I will go look for them. » J. Prevert (bad french translation)

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