L’heure des retours de voyage; la transition par excellence. Je me demande alors qu’est-ce que j’ai bien pu faire de ma vie ces derniers mois. Je ris face à cette petite citation: « -Tu fais quoi dans la vie? », « -Je fais de mon mieux ». Je fais de mon mieux. Point. A la ligne. Pas de justifications ni d’explications nécessaires. Je fais de mon mieux, et parfois, parfois pas. Parfois je fais juste de la merde. Et j’ai le droit. Ou se laisser à tendre vers une bonne vieille médiocrité. Dans ces phases de transitions, je me cherche et je questionne, parfois je gronde et bouillonne. A ces moments-là j’essaie de faire le tri dans ces pensées qui courent, à travers les dialogues. J’ai attrapé Murielle et Juliette et Céline, des femmes vagabondes, qui comme moi s’en sont allées à l’autre bout du monde voir si elles y sont, suivent leur rêves, parfois courent après ou s’y perdent, tombent amoureuses, y laissent des plumes, mais pour au final continuer à apprendre, et rêver, rêver toujours plus. J’aime leurs regards sur la vie. Rien ne les surprends. J’aime les entendre partir dans un grand rire quand je raconte mes aventures et mésaventures. Rien ne les surprend, rien ne les choque. Ce jour ou je me sentais particulièrement cynique et de mauvaise compagnie, Céline m’a même dit apprécier le fait que je sois dans cette humeur-là. Qu’elle me sentais réelle, sincère. J’étais alors fatiguée, exacerbé des masques et des jeux, de l’égo qui s’exprime sous couvert de bienveillance, putins de granos et autres princes de vertu qui s’autoproclament conscients et ouverts, mais qui rejouent la même comédie sociale avec d’autres codes. Et moi la au milieu, qui me demande a quel point je ne joues pas, moi aussi, à tous ces jeux-là. Et je me fatigue moi-même. Puis faire un pas en arrière, observer, et puis aussi accepter mes négativités.
Being back after traveling; perfect time of transition. I ask myself what I did with my life those last monthes. And laught to that quote « – What are you doing in your life? – I just do my best. »Nothing else. No need to justify or to explain. I do my best. Simply. Or even not. Do with what I have and what I can do. And sometimes allow yourself just not to do your best. Just mediocrity, or even darkenss, bullshit. I really enjoy, during those transitions times, to talk with friends that such as me don’t have a straight line as a life, women that travel for exemple, go and get my Juliette, my Murielle or Celine, women that use to follow their dream around the world, get lost, fall in love, get hurted , but finally grow up from that, learn, and dream more and more. I love their observation about life, the fact that nothing will surprise them, and that they will just laugh when listening about my adventures, joys and fears. Even like you in your times and darkness, because they feel you are real. At those time I was really tired about masks and games of ego, hidden behind compassion from people calling themself conscious and awake. Bullshit. I kind of needed to talk about that, to take out that frustration from me. I was tired of those games and as well afraid of being part of them, I have to say. So trying to take a step backward, observe, and accept my times of darkness as well.