Ma bicyclette, pour ce premier voyage à vélo, vient entièrement de la Cumbre, petit village sur une colline proche de Bucaramunga. Le vélo a été déniché dans un atelier nommé Bicialex, même prénom que moi, un bon signe? Le porte-bagage, lui, aura été fait sur mesure par un ferrailleur, après que le vélo ait été repeint en jaune par le carrossier du coin. Un jaune pastel qui aura fait jurer le mécano Alex « Amarilla! No? Per que? Es amarilla taxi! Amarilla marica! Raaaaah ».
Les sacoches ont été faites par une artisane locale également. Il a d’abord fallu trouver l’atelier. Nous n’avions pas l’adresse, juste son nom et les vagues explications des gens du village qui nous indiquaient de tourner en au carrefour suivant et que nous ne pouvions pas nous perdre. « No se puede perder ». Et bien si si, nous nous sommes perdus, et avons tourné en rond, ça a pris un temps certain.
Puis nous avons trouvé l’atelier. Tout d’abord, l’artisane a refusé de nous ouvrir ses portes, elle avait 150 sacs à préparer pour une école dans la semaine. Nous avons alors demandé le prix de ce genre de travail, histoire de pouvoir négocier avec la prochaine couturière. Lorsque nous avons appris qu’une sacoche coûterait à peine 30chfs, nous lui avons proposé le double si elle pouvait le faire pour nous. Elle nous a alors ouvert la grille, fait entrer et commencé à prendre les mesures sur le modèle allemand que nous avions en exemple.
Après quelques jours, le premier prototype était plutôt réussi mais nécessitait encore quelques améliorations. Elle me l’a alors fait pour la semaine suivante, sur mesure et dans la couleur de mon choix – fushia – deux belles sacoches parfaitement made in Columbia.
Sur mon vélo, avec un tapis de yoga sur le porte-bagage pour les ajuster à bonne hauteur et quelques poulpes – c’est ainsi que se nomment les tendeurs en espagnol – le tout à l’air de fonctionner à merveille.
C’est ainsi qu’à commencé mon aventure à vélo avec ce petit vélo jaune, pour le meilleur et pour le pire. J’aurai eu l’occasion de le peser, une fois chargé il était quand-même à presque 40kg, ce qui ne m’aura pas empêché de rouler quelques 3’000km, de traverser le canyon de la Chicamocha, passer un col a plus de 3100m, et bien d’autres aventures.
My first bike adventure would have began even before to bike, through the journey to found the right bike and the right equipment. My bike is entirely made in La Cumbre, little hill above Bucaramunga. The bike itself was found in a bike shop called Bicialex, same name as me, a good sign? The rack was done by metal artisans, after that the bike was painted in yellow. A color that the mechanics didn’t approve, and showed it : »noooo! Yellow? Why? It’s a yellow for taxi! » Colombian people are honnest 🙂 But I already love that color on my little bike. And the bags, the bags where an adventure as well. We had to find Patricia Suarez, a woman doing bags, but as all the people giving us direction were telling « at the corner », we turned and turned and get lost for a bit. Then, when we finally find it, the lady told us she didn’t have time, because a school ordered her 150 bags. As we wanted some information in case we have to discuss the price of those bag with somone else, we discovered that a bag was only 30 dollars… so we told her that we could pay twice the price if she can do it for us. She opened her doors and began to take the measurment of the german model we had. After a couple of day, the first prototyp was ready, and just needed some little modifications. That lady did for the last week 2 goods bags for me, in the color of my choice – fushia. My bike is ready for adventure and ready to carry everything I will need for that bike roc trip. Fine, I already love my little yello byke, and found on the road some trucks with the same color.

