Esta es el plan: subir / C’est le plan: monter / That’s the plan: climb up

Voyager à vélo, en Colombie, c’est découvrir toutes sortes de décors, le Canyon de la Chicamocha, puis des paysages de plus en plus verts, des champs de canne à sucre, des parcs partout, avec des vaches, beaucoup de vaches, des forêts de pins qui m’auront fait penser au Val d’Annivier, un col à 3000m d’alitutde, des lacs et rivières.  Beaucoup de dénivellé. La Colombie, c’est montagneux. En même temps, la fin de la cordillère des Andes, c’est par ici, oui oui, il paraît. Nous avons vu apparaître, presque surpris, notre premier long bout de plat seulement au 6ème jour de vélo. Sur 1’200km effectués dans ce beau pays, nous aurons eu le droit à peine à 200km de plat. Au total, 11’500m de dénivellé. Ca pique.

Nous aurons campé tantôt dans des champs, entourés de lucioles, tantôt en bordure de rivière, et ainsi nous baigner – et en même temps nous laver . Parfois aussi nous aurons campé dans des jardins, lorsque leurs propriétaires nous ouvraient leurs portes. La journée, du vélo, du vélo, quelques ploufs dans des piscines afin de gérer la chaleur (souvent plus de 30 degrés en milieu de journée), des siestes aussi à ces heures-la,  et puis manger, manger des tonnes de fruits, cuisiner aussi, du riz, de la quinoa, des patates, des légumes sur notre feu. Et enfin lorsqu’en en trouvait, des arrêts glaces et boulangerie également. Le vélo, ça donne faim. Très faim.

Tant de nouvelles sensations, tant d’intensité. En une journée, nous traversions tant de paysages que la notion de temps se perdait. Un jour a vélo valait en intensité 2 à 3 jours à un endroit. Exhaltant. Troublant. Intense. Des ascenseurs émotionnels également, assez récurrents. Une première expérience du voyage à vélo dans des paysages sublimes, dure pour moi aussi cette première, mes muscles sont sur-utilisés, j’ai mal aux fesses, je suis épuisée. En début de voyage, je faisais des siestes à tout bout de champs, au propre et au figuré.  Nous nous arrêtions, et il ne fallait pas plus de quelques minutes pour que je m’endorme, que ce soit dans des parcs, en bordure de route sur le goudron, et une fois même sur une chaise en plastique dans un atelier de réparation de vélos. Il parait que c’est les 1000 premiers km qui sont les plus durs. C’est la période de rodage. Ensuite viens le réel plaisir. Et bien, j’ai pu l’attester, la différence était nette après ces 1000 premiers kilomètres.

Nous avons croisé peu de touristes sur les routes et dans les villages où nous allions, comparé à ce que j’ai eu l’habitude de voir en Asie. Nous étions souvent les seuls gringos, et n’avons rencontré aucun cyclo-touriste. Les colombiens étaient très curieux de nous voir passer avec nos vélos chargés et nous posaient plein de questions. D’où on vient, où on va, combien de temps, tout en vélo? Nous leur répondions souvent, que le plan, c’est de monter. Monter en direction de Suesca à 2800m, la première semaine. Remonter vers Ibague et Juntas plus tard. Descendre puis remonter vers El Penol. En espagnol: « Esta es el plan, subir ». Monter, subir, voyez-y les connotations que vous voudrez. N’empêche que la descente, après l’effort de la montée, n’est que plus belle. Quelle joie que de dévaler les kilomètres sans pédaler, et juste apprécier le paysage, cheveux au vent.


To travel with a bike, in Colombia, means to discover lots of different landscapes. The Chicamocha Canyon, then greener and greener landscapes, sugar cane fields, fields with cows, cows everywhere, forest, some forest looking like switzerland forest, a pass at 3000m altitude, rivers and lakes. A lot of high difference. Colombia has mountains, that’s sure, it’s the Andes moutnains range, divided into three branches known as cordilleras. We went on the the cordillera central at Medellin, and on the oriental one through Bucaramanga and Bogota.  We had our first flat drive on the 6th day of bike and on 1’207km we drove, only 200 were flat. In total, we climbed 11’500m high difference. Hard.

We camped sometimes in field, surrounded with fireflies, somtimes close to rivers, where we used to have a bath – and wash ourself. Sometimes we camped in properties of some people oppening there door to us. During the day, we were biking, biking, and biking, and if we could find some swimming pool we were happy to refresh when it was too hot. We used to sleep as well during the midday time, and eat, lots of fruits, and cook as well, quinoa, potatoes, rice, veggies. And when we could, we enjoyed to eat some ice cream and bakery. Bike make you hungry.

So many new sensations, so much intensity. In one day, we usually went through so many different landscape that the percpetion of time was lost. A day travelling with bike was like 2 to 3 « normal » days. Exhilarating. Distrubing. Intense. Emotions going up and down. That first experience of travelling with a bike was for me in beautiful landscapes, but was hard as well for a first time, my muscles were overuse, my bumb use to hurt, I was so many times spent. At the beginning of the trip, I use to get naps so often! When we stopped, I didn’t need more than 2-3 minutes to fall asleep, in a park, on the ground, even on asphalt, and one day even on a chair, waiting for the mechanicher to repair my bike. I’v heard that the first 1000km are hard. After that, you are used to, and you can really begin to enjoy. Actually, it was really like that. The difference before and after those 1000km was clear.

We didn’t see many tourists, and  even less cyclo-tourist. Actually, we didn’t met any cyclo-tourist. In lots of villages we visited, we were the only gringos. Colombien were really curious about us, about our bikes, and used to ask many question. Where we were coming from, where we were going, how many time, everything with the bikes? We used to answer, that the plan was to go up. The first week to go up to Suesca, 2800m, then to go down and up again to Ibague and Juntas, and later again down and up to El Penol. En spanish: « est es el plan, subir ». Subir means to go up, but in french, it means to endure. That was kind of correct.

El canyon del Chicamocha: beau pays, mais sec – sweet landscapes, but superdry

Mon premier jour de voyage à vélo aura démarré par une étape des plus coriaces: le canyon de la Chicamocha. Avec ses quelques 2000m de profondeur, il est plus profond que le fameux Grand Canyon du Colorado. Un paysage sublime, des rochers et des cactus à perte de vue, pas âme qui vive, une route qui serpente le long du canyon, le ciel, bleu intense, la chaleur, dès le matin, intense elle aussi, réverbérée par l’asphalte, les camions et bus qui dépassent, leurs klaxons, et la montée, une montée à n’en plus finir, pédaler pédaler, pédaler,  rester sur le premier plateau et la première vitesse pendant des heures. La route nous aura offert quelques 700m de dénivelé pour mon premier jour de vélo, j’ai beau avoir grandi dans les alpes, c’était dur. Très dur. À partir de 10h, impossible de pédaler, la chaleur étant trop importante, nous nous sommes alors arrêtés à l’ombre d’une terrasse de restaurant abandonné. La chaleur était telle que même faire la sieste me semblait trop d’effort, je me sentais comme fiévreuse, le sommeil ne venait pas malgré la fatigue. Ne pas bouger, respirer tranquillement, et néanmoins se reposer. Puis cuisiner de la quinoa sur notre petit fourneau pour nous redonner des forces avant de reprendre la route une fois la chaleur un peu passée, c’est à dire vers 16h. Le soir-là, nous avons monté le camp sous les étoiles et face à la vallée de la Chicamocha, fatigués mais heureux de cette première journée dans un paysage digne d’un Lucky Luke. Le lendemain matin, le même dénivelé nous attendait, que nous avons essayé d’effectuer le plus tôt possible, avant la chaleur. Puis finalement, une descente, bonheur, et lorsqu’en début d’après midi nous sommes arrivés dans une petite ville – San Gil – et découvert qu’il y avait une piscine dans le parc municipal, nous avons profité d’y faire un plongeon! Avec bonnets de bain obligatoire pour les dames, s’il vous plait, qui soit dit en passant, me va à ravir, le bonnet de bain.


My first byke trip began with a day that will stay in my memory: Canyon of Chicamocha. With a depth of approximately two kilometers, this canyon is deeper than the famous Colorado Canyon. Such a beautiful landscape, rocks, cactus, it seems that no one is living here, the road follow the curves of the canyon, the sky has an intense blue, the warmth is intense as well, from morning already, so intense, trucks and buses passing. It began with 700m level difference to climb with our bikes, it was intense, long, hard. I used to grow up in swiss alps, but still, it was a struggle. A real struggle. From 10 AM, it was already to warm to byke, so we decided to take a rest, but it was even to warm to rest. I was unable to sleep, feeling bad, so I just tried  to stay quiet and not to move to rest. We ate a little bit, then later, at 4 PM, began again to climb that canyon. This evening, we camp under the stars, in front of Chicamocha Valley, exhausted but happy. The next morning, the same high difference was waiting for us, so we tried to do it early to avaid warmth. Finaly, we went at the highest point, and it began to go down. Such a pleasure. Arrived in San Gil, a small city beyond, we discovered there was a swimming pool, and didnt wait to jump in it. Just the time to adjust my swim cap – obligatory for women – that suit me so well.  

DSCF0648 2

img_7499

Arts de rue – street art

Mon partenaire de voyage, en tant que musicien, aura profité à quelques reprise de faire de la musique de rue, avec son didjeridoo, et fasciner les colombiens qui sont peu accoutumés à cet instrument. Ce qui m’aura motivée à préparer et chorégraphier une petite séance acro de rue, que nous avons fait sur la place de la petite ville de Guatapé, au son de la musique andine d’amis musiciens. Une première expérience pour moi d’acro en tant que show, et surtout devant un public. Un peu de stress avant de se lancer, mais au final beaucoup de plaisir à effectuer ces mouvements pas juste pour nous mais aussi pour le spectacle, pour le public. Un bel exercice que de danser devant un public, moi qui ai plutôt eu l’habitude de combattre, en kimono et sur un tatami. J’avoue que le regard du public aura carrément été porteur pour moi, une bonne dose d’adrénaline positive. Ma fois, on m’a toujours dit que pour être bon judoka il faut être bon danseur… alors peut-être que l’inverse fonctionne aussi et que si l’on est bon judoka cela aide à être également bon danseur? Qu’importe, tant que le plaisir est là.


My travelling partner, as a musician, did street music for a couple of time during our trip in Colombia, with his didjeridoo, and ascinated colombian poeple not familiar to this instrument. It inspired me to prepare and choregraph a street acroyoga session, that we did in the little city of Guatapé, with andin music of some street artists. A first experience for me of acro as a show, in front of a public. I felt a little bit stressed before to do it, but then it was mostly lots of pleasure with this show and movements and even with dance. A good exercice for me to dance in public, I was more used to fight in front of my public, as a judo athlete. I’ve always heard that to be a good judoka, you need to be a good dancer, so maybe the opposite is working as well, and that to be a good judoka help you to be a good dancer? Anyway, the more important is to do with the heart.

 

https://www.youtube.com/watch?v=PZGxBlj-S2s

 

 

Fruits

Un des plaisir des voyages, à mon goût, réside dans la variété de saveurs, de formes et de couleurs des fruits, exotiques pour nous, totalement locaux ici. Granadilla, guanauana, orangutan, fisalis, pittaya, maracuja, mangue et autres fruits plus ou moins connus sur mon continent se laissent déguster, ou dévorer, à longueur de journée. Lorsqu’on m’a eu demandé ce qui justifiait une destination, j’ai souvent répondu que c’était uniquement pour la nourriture. Des saveurs nouvelles, des fruits inconnus, un avocat gros comme ça! Ça se déguste séparé, ça se mélange à merveille, j’ai redécouvert une recette qui m’a rendue folle, tartare mangue-avocat, un délice avec un peu d’oignon tige, de coriandre, de citron et de sel. Et les découvertes en pâtisserie comme ce gâteau chien crémeux à souhait vu dans une vitrine de Bucaramanga. Ça valait bien le coup de traverser un océan, non?

——————————

One of the great pleasure abroad is for me the variety of savoirs, forms and couloirs of fruits, exotic for us, totally local here. Granadilla, quanabana, maracuja, mango and other fruits more or less known on my continent are a pleasure to try and est all the day long. When I was asked why I choose a destination, I often answered « only for food ». New savors, unknown fruits, huge avocados, each one is delicious, and it’s sometime amazing as well mixed together. I rediscovered what will be my favourite food: tartare of avocado and mango, with a little bit of lemon, coriander, oignon, and salt. It made me crazy. I had as well some funny food discoveries in bakery such as a creamy dog cake seen in Bucaramunga. It’s worth to cross an ocean for that, no?

 

El Principito

J’ai eu la joie de trouver un  exemplaire du petit prince, en espagnol, ce qui m’a permis de travailler un peu cette langue nouvelle pour moi. Pour le moment, j’avais surtout appris par oral et avec Duolingo, une méthode très intéressante au niveau pédagogie, répétitions, automatisation, mais qui certes manque un peu de poésie. Et parfois même de bon sens « El oso bebe leche », l’ours boit du lait, « Quantos perros comen queso? » Combien de chiens mangent du fromage?, « Si, es real », oui, c’est réel. Alors à côté de ça, le petit prince, sachant qu’en Colombie en 3 mois je n’ai pas vu une seule librairie, c’était un pur bonheur.

« Es muy simple: no se ve bien sino con el corazon. Lo esencial es invisible a los ojos. » « El tiempo que perdiste por tu rosa hace que tu rosa sea tan importante. Los hombres han olvidado est verdad. Pero tu no debes olvidarla. Eres responsable para siempre de lo que has domesticado. Eres responsable de tu rosa… dijo el zorro. »

I had the pleasure to find the book of the Little Prince, in Spanish, what helped me to learn a little bit more about this language that is new for me. Until now, I mostly learned through listening and with Duolingo, an interesting method on the point of view of pedagogy, repetitions, automatizations, but missing a bit of poetry. And even sometime some non-sens  » El oso bebe leche », the bear is drinking milk, « Quantos perros comen queso? » How many dogs are eating cheese?, « Si, es real », Yes, it’s real. So, after that, and the fact that during 3 months in Colombia I didn’t find any bookstore, to find the Little Prince was such a bliss. 

La bicicleta made in Colombia

Ma bicyclette, pour ce premier voyage à vélo, vient entièrement de la Cumbre, petit village sur une colline proche de Bucaramunga. Le vélo a été déniché dans un atelier nommé Bicialex, même prénom que moi, un bon signe? Le porte-bagage, lui,  aura été fait sur mesure par un ferrailleur,  après que le vélo ait été repeint en jaune par le carrossier du coin. Un jaune pastel qui aura fait jurer le mécano Alex « Amarilla! No? Per que? Es amarilla taxi! Amarilla marica! Raaaaah ».

Les sacoches ont été faites par une artisane locale également. Il a d’abord fallu trouver l’atelier. Nous n’avions pas l’adresse,  juste son nom et les vagues explications des gens du village qui nous indiquaient de tourner en au carrefour suivant et que nous ne pouvions pas nous perdre. « No se puede perder ». Et bien si si, nous nous sommes perdus, et avons tourné en rond, ça a pris un temps certain.

Puis nous avons trouvé l’atelier. Tout d’abord, l’artisane a refusé de nous ouvrir ses portes,  elle avait 150 sacs à préparer pour une école dans la semaine. Nous avons alors demandé le prix de ce genre de travail, histoire de pouvoir négocier avec la prochaine couturière. Lorsque nous avons appris qu’une sacoche coûterait à peine 30chfs, nous lui avons proposé le double si elle pouvait le faire pour nous. Elle nous a alors ouvert la grille, fait entrer et commencé à prendre les mesures sur le modèle allemand que nous avions en exemple. 

Après quelques jours, le premier prototype était plutôt réussi mais nécessitait encore quelques améliorations. Elle me l’a alors  fait pour la semaine suivante, sur mesure et dans la couleur de mon choix – fushia – deux belles sacoches parfaitement made in Columbia. 

Sur mon vélo, avec un tapis de yoga sur le porte-bagage pour les ajuster à bonne hauteur et quelques poulpes – c’est ainsi que se nomment les tendeurs en espagnol – le tout à l’air de fonctionner à merveille. 

C’est ainsi qu’à commencé mon aventure à vélo avec ce  petit vélo jaune, pour le meilleur et pour le pire.  J’aurai eu l’occasion de le peser, une fois chargé il était quand-même à presque 40kg, ce qui ne m’aura pas empêché de rouler quelques 3’000km, de traverser le canyon de la Chicamocha, passer un col a plus de 3100m, et bien d’autres aventures. 

My first bike adventure would have began even before to bike, through the journey to found the right bike and the right equipment. My bike is entirely made in La Cumbre, little hill above Bucaramunga. The bike itself was found in a bike shop called Bicialex, same name as me, a good sign? The rack was done by metal artisans, after that the bike was painted in yellow. A color that the mechanics didn’t approve, and showed it : »noooo! Yellow? Why? It’s a yellow for taxi! » Colombian people are honnest 🙂 But I already love that color on my little bike. And the bags, the bags where an adventure as well. We had to find Patricia Suarez, a woman doing bags, but as all the people giving us direction were telling « at the corner », we turned and turned and get lost for a bit. Then, when we finally find it, the lady told us she didn’t have time, because a school ordered her 150 bags. As we wanted some information in case we have to discuss the price of those bag with somone else,  we discovered that a bag was only 30 dollars… so we told her that we could pay twice the price if she can do it for us. She opened her doors and began to take the measurment of the german model we had. After a couple of day, the first prototyp was ready, and just needed some little modifications. That lady did for the last week 2 goods bags for me, in the color of my choice – fushia. My bike is ready for adventure and ready to carry everything I will need for that bike roc trip. Fine, I already love my little yello byke, and found on the road some trucks with the same color.

img_7638

img_7657

El Refugio de la Roca

Camper au pied d’une falaise, face au canyon, sous un soleil quasi constant ou sous les étoiles, y rester jusqu’à la pleine lune. Mes premières leçons de didjeridoo, le matin, face au vide, à l’immensité. Inspirant. Retrouver le souffle, du pranayama bien puissant avec en bonus quelques sons et vibrations étranges et agréables. Un excellent professeur. Profiter du Refuge de la Roca pour le plaisir d’un pain au chocolat à l’européenne – rare sur ce continent -, retrouver le plaisir de cuisiner, de délicieuses arepas, du guacamole à n’en plus savoir que faire et bien sûr le plaisir de rencontrer d’autres grimpeurs et voyageurs de tous horizons, tous animés par la même passion. Passer l’après-midi sur les voies d’escalade, un mur orangé, les cactus, en espagnol, avec notre guide et bientot ami, un grimpeur talentueux, un animal, qui équipe les voies en Converses. Une belle rencontre, un guide de montagne colombien qui vit son métier comme une passion mais surtout aime la partager et la faire découvrir. Le genre de personne qui se fait un devoir de maintenir l’énergie haute dans le groupe; toujours plein d’énergie et tout en délicatesse. Pour moi, l’occasion aussi de reprendre contact avec le caillou, première foi apres un poignet sorti du plâtre il y a peu, mélange d’excitation et d’appréhension, de joie intense et de frustration. Réhabilitation verticale. Je suis sur la bonne voie, au propre et au figuré. Renouer plus intensément avec le yoga et l’acroyoga dans une petite salle magique, construite en hauteur, toute en fenêtres, qui permet de rêver et de pratiquer entourée par les éléments, le ciel, les montagnes, le canyon de la Chicamocha. Se laisser vivre. Un petit havre de paix. Oh, et puis, avoir 30 ans.

——-

A camping right down of the crag, in front of a canyon, under a sun quasi constant or under the stars, we stayed there until the full moon. I get my firsts didjeridoo lessons, in the morning, in front of the immensity. Inspiring. I could feel the breath like in pranayama, with as a bonus sounds and vibrations, little bit strange but so enjoyable. With an excellent teacher. I had the pleasure to enjoy some chocolate breads as well, so good, as good as in France, and the pleasure to cook, lots of vegetables, some delicious arrepas, more guacamole than ever, and to meet climbers and travelers from all over the world, all animated by the same passion. We spent our afternoons on climbing routes, an orange wall, surrounded bon cactuses, we climbed in Spanish with our guide and soon our friend, a talented young climber from Columbia, an animal, who set up routes for us in his Converses. A nice soul, someone who live his profession as a passion and love to share it, to make people discover it, and make his mission to keep the energy of the group high. Full of energy and sweetness at the same time. For me a first contact with the rock again, after the immobilization of my wrist. A mix of excitation and apprehension, of intense joy and frustration, a vertical rehabilitation. I’m on the good way. I took time to be back more intensely in yoga an acroyoga as well, in a little magic yoga room, windows fully open to the sky and view, that gave me the feeling to practice connected with the elements, sky, canyon of the Chicamocha. Ten days where the life was smooth and mellow, ten day to take time to live fully. Oh, and to become 30 years old, as well.