Evidemment – Obviously

Après mon article précédent, « Ne pas oublier de ne pas se soucier », je tiens à rappeler également de ne pas oublier de tomber amoureux. Probablement un des plus beaux sentiments humains. Non, pas probablement. Évidemment. Aussi sûr que le soleil se lève chaque jour. Un sentiment qui surpasse tous les autres, qui élève, qui rend idiot aussi, mais surtout qui fais sourire et rêver. Qui réchauffe. Qui donne tant de sens à la vie. Qui fait peur parfois aussi, parce que aimer, c’est se projeter, et se projeter, c’est risquer d’être déçu quand les rêves imaginés ne se réalisent pas. Mais je refuse de m’empêcher de rêver et d’aimer par peur. Je préfère suivre cet idiot de coeur, courir, m’envoler, voler plus près du soleil, et puis s’il le faut, un jour, tomber. Je n’ai pas peur car je suis déjà tombée. Plein de fois. Mon coeur s’est brisé. Plein de fois aussi. Et, à force de le briser, il a fini par s’ouvrir. Hemingway disait « We are all broken… that’s how the light gets in ». J’aime cette idée.


After my last article « Don’t forget not to care » I want to say as well « and above, don’t forget to fall in love ». Probably one of the most beautiful feelings of human life. No, not probably. Obviously. As sure as the sun gets up every morning. A feeling higher than all the others, that make you grow, that make idiot as well, but mostly that make you laugh and dream. That warm you up. That give so much meaning to life. That frighten sometimes as well, because to love means to project, and to project means to take the risk to be upset when the imagined dream doesn’t come true. But I refuse not to dream an not to love because of fear. I prefere to follow my idiot of heart, I prefere to run, to fly, to fly too close to the sun, and maybe fall, one day. I’m not afraid to fall because I already felt before. Lots of time. My heart was broken. Plenty of times as well. But after a while, it ends up to be open, I guess. Hemingway used to say « We are all broken… that’s how the light gets in ». I love that idea. 

Don’t forget not to care – N’oublies pas de ne pas te soucier

Un ami canadien m’a dit un jour « Don’t forget not to care ». N’oublies pas de ne pas te soucier. Ne pas te soucier des choses sans importances. Ne pas se soucier du futur, dans le sens de ne pas s’en soucier inutilement, ne pas se perdre dans des pensées prenantes et non utiles, et surtout souvent déjà discutées. Dialogue avec moi-même: « il faudra que je pense à faire ceci et cela demain, ou peut-être ça? et à quelle heure déjà? » auquel j’ai déjà bien sur réfléchi 400x, ayant retourné le problème – qui n’en est pas un – dans tous les sens et dont je ne saurai qu’en faire que le lendemain. J’essaie donc d’y mettre fin par un « Alex, on a déjà discuté de ça » assez strict mais certes toujours bienveillant. Bref, quitter ces pensées qui m’empêcheraient d’être présente, qui m’empechent d’être ici et maintenant. Se soucier de faire les choses bien, préparer le terrain, planifier, et ensuite, advienne que pourra. J’ai le pressentiment qu’il viendra du bon dans le futur si dans le présent je fais les choses bien. Forcément. Alors pour le coup, faire au mieux, au présent, ne pas se soucier inutilement d’un futur qui n’existe pas. J’avais également un jeu avec une amie qui habitait dans la même résidence étudiant que moi, lorsque l’on se croisait, nous nous disions et nous redisions cette simple phrase  « Sara, demain n’existe pas ». Je me souviens que quand elle me le disait – « Alex, demain n’existe pas » – je me disais « ah mais oui, c’est très  vrai ». Et je le savais déjà. Mais j’avais besoin qu’on me le répète. Ces infos qu’on connait, mais dont on a besoin de réentendre encore et encore. Continues à me le répéter, Sara.


A Canadian friend told me one day « Don’t forget not to care ». Not to care about unimportant matters. Not to care about futur, in the meaning not to care unnecessarily. Don’t loose yourself in heavy or unuseless or redundant thoughts. This kind of thoughts already thought about it a 1000 of times. Dialog with myself: « I have to do that and that tomorrow, or maybe this? and at what time? and how? « , questions to which I already thought about before and looked at the problem – that are not even one – in all the possible angles, and that I don’t even can answer before tomorrow. I try to stop that with an « Alex, we already talked about that before », strictly but caring. I try to quit that kind of thoughts that block me to be present, to be here and now. Care to do things well, to prepare and plan, but then, just let things be how they mean to be. I have the feeling that if I do things well in the present, everything will be good in the future as well. For sure. Inevitably. So, don’t forget not to care,  try to do great, to be great, to be present, forget the futur that doesn’t even exist. I had a game with a friend who used to live in the same studenthome as me, every time we see each other we used to tell to the other one this simple sentence « Sara, tomorrow doesn’t exist ». I remeber that when she used to say that to me, every time I thought « Oh, that’s true ». I already did know it. But I still needed that she told it to me again. This kind of things that we now, but that we need someone to remember it to you sometime. Thanks to repeat it to me, Sara.

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Books 

Lorsque je vais chez quelqu’un, deux choses vont attiser ma curiosité: la bibliothèque et le garde manger. Savoir ce que lit une personne et ce dont elle se nourrit en dit tant. Je suis ce que je mange et je suis ce que je lis.


When I visit someone’s home, two places will make me curious about: the library, and the fridge. Once you know what someone read and what soemone it, you already learn a lot about that person. I am what I eat, and I am what I read. 

Deviens qui tu es, la chenille est nietscheenne – Become who you are, the caterpillar is a student of Nietsch

Quelques années déjà que tu parcours ce monde,

Que tu erres sur cette terre, que tu cours, voles, danse,

Il n’y a pas de hasards, il faut saisir sa chance,

Suivre les signes aussi, et entrer dans la ronde,

De la vie qui se joue dans le moment présent,

Suivre le rythme et puis, le perdre par instant,

Jouer, chercher, trouver,

Detester ou aimer,

Divine comédie,

Magnifique tragédie,

C’est ça je crois, la vie,

Quoi qu’il en soit, toi, moi, comme nous tous ici bas,

Si fragiles et si forts, êtres errants et dansants,

Désespérants parfois, certe, mais touchants,

Somme toute, humains,

Vivons et essayons.

Comme toi, tu traces ta route, tu suis ta ligne,

Une courbe peut être, un tourbillon, une tempête?

Tu cherches a t’élever,

Sans heurter ni blesser,

Avec fougue et douceur,

C’est tout à ton honneur.

Deviens qui tu es, la chenille est nietschenne.


It has been a while, that you travel this world,

That you wander on this earth, that you run, fly, dance,

There are no chance, you have to take your,

And follow the sings as well, enter the round,

Of the life that is played, now in the present moment,

Play, search, find,

Detest it or love it,

Divine comedy,

Wonderful tragedy,

This is, I think, Life,

Anyway, you, me, all of us down here,

So fragile and strong, wandering and dancing beings,

Despairing sometimes, well, but touching,

Humans, finally,

Let’s life and try,

Like you, yo utrace your route, you follow your line,

A curve maybe, a whirlwind, a storm?

You seek to raise yourself,

Without hitting or hurting,

With passion and sweetness,

It’s all in your honnor.


Back to acro 

De retour en Suisse j’ai pu retrouver l’acroyoga, que j’avais laissé de côté pour un moment. Quel plaisir de voler à nouveau, et apprendre à baser mieux. De belles rencontres également, comme toujours. Et j »ai repris également les équilibres sur les mains, qui sont de plus en plus solides, à mon plus grand plaisir de singe. Merci à Katay Santos, un acrobate qui m’a donnné de très bons conseils, exercices et son soutien. 

(http://www.kataysantos.com/)

Back in Switzerland I came back to acroyoga and found a sweet community. So nice to fly again, learn to base, and to meet good people as well. I began my ha stand training again as well, and begin to get a solid handstand press, for my greater monkey pleasure. Thanks to Katay Santos, an acrobat who give me great advices, workout and support. 

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Patients



Certains jours quand je travaille, je me demande qui prends soin de qui? Le physiothérapeut prends soin du patient, en théorie. Et puis sur le terrain, parfois, je me rend compte que c’est également l’inverse. Certe il y a ces patients qui nous épuisent, qui nous prennent tant d’énergie, ensuite il y a ceux, neutre, qui ne nous changent pas la vie, qui passent et qu’on oublie même, et enfin, il y a de ceux aussi, de ceux dont je dirais que c’est eux qui prennent soin de moi. Directement ou indirectement.

Certains m’influencent par la manière dont ils gèrent leurs pathologies, leurs limitations, ils sont un exemple, une inspiration. D’autres me rentrent dans le cadre, me poussent parfois à ma limite, et me permettent alors de réfléchir à pourquoi j’y suis, justement, à cette limite. Chacun fait résonner quelque chose en moi. Chacun à quelque chose à m’apprendre.  Il y a ceux qui malgrés la batons que la vie leur met dans les roues prennent le temps de me demander comment je vais, un vrai « Et vous, comment ça va? » dont je perçois que ce n’est pas juste une formule de politesse, mais une réelle question. Parfois, c’est un simple « Prenez soin de vous » lancé à chaque au revoir, comme un rituel, auquel je répondrai sans faute « promis » et ce promis, je m’y tiendrai. Certains autres encore, prennent soin de moi à travers leur présence apaisante, et me permettent de respirer, d’être plus présente. Toutes ces petites choses-là me font sourire et me donne du courage pour la journée.


Some days when I am working, I ask myself who cares about who? The physical therapist take care of the patient, in theory. In the reality, sometimes, I realise that it’s the opposite as well. Some patients make me spent, some take me so much energy, other ones, more neutral, doesn’t change my life, and finally, some of them bring me light and take care of me. Directly or indirectly. Some patient influence my by the way they deal with their patologies, their physical limitations, and are an exemple, an inspiration. Other one are not so easy and can even bring me to my limit, what make me need to think about why do I am on my limit right now. Every one has something to teach me. Some patient, even if life was rough with them, still get time to ask me how I am going, and are really asking and waiting for an answer, doesn’t just ask for being polite. Some just use to say me « Take care of you » at every goodbye, like a ritual, to which I will anser « I promise » every time as well, and I will. Some other take care of me through their peaceful presence, and allow me to breath, to be more present. All these small details make my day. 

 

Climb a tree 

J’ai découvert en Australie, avec Marie et Lachie, qu’il n’y avait pas que les falaises à escalader. Les arbres peuvent être un merveilleux endroit pour prendre de la hauteur. Ca a l’air dangereux, j’avoue. Ca peut l’être, si on perd pied ou qu’on glisse ou qu’on panique. Du moment ou chaque geste est contrôlé, ce genre d’arbre, c’est juste une échelle. Un hobbie pas courant, pour un point de vue incroyable. Ce souvenir m’est revenu lorsque l’on m’a emmenée sur un arbre ici aussi en Suisse, pour admirer le coucher du soleil. Autre bout du monde, même joie intense.


http://mashable.com/2014/10/20/surfer-climbs-pine-avalon/

I discovered in Australie, with Marie and Lachie, that there is not only rock that one can climb. Trees can be awesome spot to be higher. It look like dangereous, true. It could be, if you slide or loose control or panic, but if every movement is controled, those kind of tree are just a scale. An uncommon hobbie, for an incredible point of view. This memory came back to me when someone made me climb a tree here in Switzerland to admire sunset. Other part of the worlds same intense joy. 

 

Tempête de sable – Sandstorm

Voici un texte que je voulais partager depuis un moment déjà, de l’auteur japonais Haruki Murakami dont les métaphores et images m’inspirent et me parlent. Celui-ci, j’y reviens souvent, il m’accompagne, me guide. Pour moi, cet extrait donne un sens aux difficultés, à la souffrance, aux douleurs. Et paradoxalement, il illustre cette souffrance avec poésie et douceur également. Quand je la lis, je ressens chaque lame de rasoir, et ça fait mal, mais en même temps à chaque fois je ressens de la force, une note de courage, d’espoir.

« Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de ta marche, et la tempête change son rythme elle aussi. C’est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant laube. Pourquoi ? Pace que cette tempête n’est pas un phénomène venu d’ailleurs, sans aucun lien avec toi. Elle est toi-même, et rien d’autre. Elle vient de l’intérieur de toi. Alors, la seule chose que tu puisses faire, c’est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d’empêcher le sable d’y entrer, et la traverser pas à pas. Au cœur de cette tempête, il n’y a pas de soleil, il n’y a pas de lune, pas de repères dans l’espace ; par moments, même le temps n’existe plus. Il n’y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer.

C’est un fait, tu vas réellement devoir traverser cette violente tempête. Cette tempête métaphysique et symbolique. Mais, si symbolique, si métaphysique qu’elle soit, ne te méprends pas : elle tranchera dans ta chair comme mille lames de rasoir affûtées. Des gens saigneront, et toi aussi tu saigneras. Un sang chaud et rouge coulera. Tu recueilleras ce sang dans tes mains : ce sera ton sang, et le sang des autres.
Une fois la tempête passée, tu te demanderas comment tu as fait pour la traverser, comment tu as fait pour survivre. Tu ne seras pas très sûr, en fait, qu’elle soit vraiment achevée. Mais sois certain d’une chose : une fois que tu auras essuyé cette tempête, tu ne seras plus le même. Tel est le sens de cette tempête.  »

Haruka Murakami – Kafka sur le rivage


Here is a text I wanted to share since a while already, from japanese autor Haruki Murakami. This autor has beautiful metaphores that inspire me a lot. This extract, I read it again, often, it guides me, support me. For me, this one give a sens to difficulties, suffering, pain. And paradoxally,  it illustrate this suffering with poetry and tenderness. When I read it, I feel every blade, and it hurts, but in the same time I can feel strenght, courage, hope.

« Sometimes fate is like a small sandstorm that keeps changing directions. You change direction but the sandstorm chases you. You turn again, but the storm adjusts. Over and over you play this out, like some ominous dance with death just before dawn. Why? Because this storm isn’t something that blew in from far away, something that has nothing to do with you. This storm is you. Something inside of you. So all you can do is give in to it, step right inside the storm, closing your eyes and plugging up your ears so the sand doesn’t get in, and walk through it, step by step. There’s no sun there, no moon, no direction, no sense of time. Just fine white sand swirling up into the sky like pulverized bones. That’s the kind of sandstorm you need to imagine.

An you really will have to make it through that violent, metaphysical, symbolic storm. No matter how metaphysical or symbolic it might be, make no mistake about it: it will cut through flesh like a thousand razor blades. People will bleed there, and you will bleed too. Hot, red blood. You’ll catch that blood in your hands, your own blood and the blood of others.

And once the storm is over you won’t remember how you made it through, how you managed to survive. You won’t even be sure, in fact, whether the storm is really over. But one thing is certain. When you come out of the storm you won’t be the same person who walked in. That’s what this storm’s all about. »

Haruki Murakami – Kafka on the Shore

Haut-Valais, plus près du ciel – Closer to the sky

Haut-Valais, haute voltige, entre les cimes, sur les crêtes, plus près du ciel, des images à en frémir, des sensations à en jouir, des rêves à n’en plus finir. Merci les alpes suisses de m’avoir offert tant de plaisirs. J’ai encore tant à découvrir. Une seule vie serait à peine suffisante. Il en faudra donc plus.


Upper Wallis,  close to where I used to grow up, are just a dream for climbers, multi multi multi pich routes, as well as a dream for hikers and travellers. Just a dream for senses. Thanks to the swiss alps to offer me so much pleasures. I still have so much to discover. It could get a life time to discover all of that.

 

Girls who climb / grimpeuses

To be back home means as well to find back my family and friends. Friends from a long time ago, new friends from travelling, friends from climbing. Girls who climb, this year, had a strong influence on me. I have to say that I’m impress by the strenght of some of those ladies, inspired, even seduced.  I feel about them the same as man that I met told me about how he perceived my personality. Probably one of the best compliment I had the chance to listen to. He said that he was really happy to meet a woman who is able to be adventurous and couragious, silly and passionate about things, and at the same time very sweet and loving and generous and kind. And in some women, those two different ways of being go together and those things come together, and work in a really real way. He told that he was pleased to meet a woman who is able to be really really free and take that responsability for that freedom, and want to do well, and to do right.  It’s how I feel as well about some of the girls I met again that summer. I feel so grateful that I met that people and I am convince that every person that cross your road will influence you and in a way change you. Some of those people will cross your road for a really short time and change you for ever. So I hope, I really hope, that I will keep meeting great people and that when I will cross again the route of my friends I will be every time a better person. 


Etre de retour signifie également retrouver ma famille et mes amis. Mes amis d’il y a fort fort longtmpes, mes amis de voyage, les amis de la grimpe aussi. Les femmes qui grimpent, je dois avouer, cette année ont eu une forte influence sur moi. Je suis impressionnée par la force de certain de ces bouts de femmes, inspirée, séduite même. Je ressens à ce sujet ce qu’un ami m’a dit un jour, un magnifique compliment en l’occurence. Il m’a dit qu’il était reconnaissant d’avoir rencontré une femme capable d’être aventureuse et courageuse, folle et passionnée, et en même temps douce, généreuse, aimante. Qu’en certaines femmes, ces deux aspects très différents peuvent coexister et même fonctionner d’une manière très vraie. Il m’a dit qu’il était heureux d’avoir rencontré quelqu’un à la fois très libre et à la fois qui prends la responsabilité de cette liberté et souhaite en faire quelque chose de bien. Quelqu’un qui le fait et le fait dans le juste. C’est également ce que je ressens au sujet de ces amies, de ces femmes que j’ai rencontrées, ou trouvées. J’ai tant de gratitude pour ceci, et suis convaincue que chaque personne qui croise ma route, à sa manière, m’influencera et me changera. J’espère, jespère tant, que je continuerai a rencontrer de belles personnes, et que la prochaine fois que je recroiserai la route de mes amis, je serai un peu meilleure.

Souvenir d’été – Summertime memories

Tant de belles choses, un tel arc-en-ciel,

Emotions, souvenirs, les couleurs, elles furent si belles,

Ce été-là m’a fait vibrer, m’a fait rêver,

Douter aussi, j’en ai perdu ma prose,

Mais pour de bonnes causes, de magnifiques causes,

Cette présence fut belle, j’ai espéré, aimé,

Et parfois soupiré, un soupir triste et doux,

Triste, oui, aussi, mais beau, fougueux, plein d’espoirs fous

Et cela donc devais, ne pas continuer,

Je garderai en moi, un souvenir d’été,

Une trace en quelque sorte, de ce qui a été,

De ces destins croisés, et même entremêlés.


Many beautiful things, like many rainbows,

Emotions, souvenirs, colors, so beautiful colors,

This summertime made me feel, brought me into a dream,

It made me doubt as well, I even lost my prose,

But this for good reasons, for a cause, a noble one.

This presence was beauty, I hoped, I loved,

Sometimes I sighed as well,  a sad and soft sigh,

Sad yes, but beautiful, adventurous, full of foolish hopes,

And this, this should not have continue in time.

But I will keep with me, a summertime memory,

A trace, in a way, of what did happen, what did exist,

A trace of those crossed destinies, interlaced souls.

De l’importance des rituels – About importance of rituals

J’ai eu un jour un professeur, un docteur en neurosciences, qui nous enseignait le système nerveux, moteur et sensoriel, un personnage brillant et passionné, autant sur les neurosciences pures et dures que sur le plan humain. Un jour, il nous parlait du toucher, qui se fait grâce aux récepteurs situés dans la peau, recepteurs qui transmetteront l’information aux nerfs, qui ensuite ira jusqu’au cerveau ou elle sera alors interprétée. Cette interprétation se fera selon le signal reçu, mais également selon notre champ d’expériences et de connaissances, selon notre perception, notre ressenti.  Bref, ce jour-là il est parti d’une explication très mécanique pour ensuite passer sur l’impact émotionnel du toucher, et du fait qu’en tant que physiothérapeute, qui touchons nos patients toute la journée, il fallait qu’on garde en tête que les gens viennent chez nous pour déposer leurs souffrances, comme ils déposeraient leurs poubelles. A nous alors de trouver comment accueillir ces souffrances, les accueuillir puis trouver comment les laisser partir, ne pas les emporter avec nous. Ce professeur nous parlait alors du fait de se laver les mains après un traitement. Un acte qui a la base est simplement hygiéniques. Lui y voyait également un geste symbolique. Une sorte de rituel en quelque sorte.

Et puis, chacun peut trouver le sien, que ce soit se laver les mains, ou prendre un moment pour respirer et s’arrêter de courir dans la journée, ces petites choses de tous les jours qui nous recentrent. Parfois également j’aime y prendre plus de temps, savoir prendre une journée pour hiberner, juste ne rien faire, lire, dormir, me reposer, ou alors au contraire me défouler au travers d’un sport, à travers l’art, la musique, la danse, ou encore changer d’air, sortir. Parfois aussi c’est pour moi changer de coupe de cheveux, me faire une cure de thé gingembre et citron, il y a autant de moyens différents que de personnes différentes, à chacun de trouver son astuce. L’esprit humain est passionnant, le corps également. Les deux sont absolument liés, et ce qui est génial, c’est de pouvoir prendre soin de l’un grâce à l’autre, comprendre ses mécanismes, savoir se faire du bien. Et anticiper, prendre soin de soi avant d’être malade, avant d’être trop épuisé. Le début d’hiver, aves ses journées qui raccourcissent et le froid qui arrive, s’y prête bien. Les ours ont tout compris, à hiberner.

Gratitude 

« Nous recevons à la mesure de ce que nous donnons. Nous donnons à la mesure de ce que nous nous permettons de recevoir aussi. Donne sans compter. Reçois avec gratitude. Laisse l’éternelle danse de la vie te traverser avec force et avec joie. » S.Fellay


 » One receive at the mesure of he give. One give at the mesure of he permit itself to receive as well. Give without counting. Receive with gratitude. Let the eternal dance of life cross you through with strenght and joy. « 

Reprise de la plume / writing

Apres mon départ d’Australie, me sentant sur le retour, en zone de transition, je ne me sentais pas l’âme ni le cœur à rédiger, à laisser les mots courir sur le papier. J’ai eu besoin d’un temps d’adaptation, de lâcher prise, de me déconnecter et parfois aussi perdre pied. Ne plus savoir vraiment où je vais. Pour retrouver mes marques, retrouver mes racines. J’avais besoin de prendre ce temps. Aujourd’hui, jai envie et même besoin de partager à nouveau. J’ai retrouvé l’envie de le faire sous cette forme-ci. Mes racines, je le sais aujourd’hui, ne sont pas physiques. Il y a des lieu certes ou je me sens bien, il y a des gens qui me font me sentir à la maison, des gens que j’aime et que je retrouverai toujours, mais mes racines, mes vraies racines, elles suivent le vent. Ces racines sont en moi, elles sont la quand je me reconnecte à mon souffle, quand je suis présente.Les périodes de transitions sont intéressantes. Elles sont l’arbre des possibles. Milles possibilités s’ouvrent à moi, milles possibles également accompagnés de milles doutes. Les transitions sont ainsi. Je sais ce que je quitte, mais je ne sais ce que je vais trouver. À force, je connais cette inquiétude la et sais, par expérience, qu’à chaque transition la vie m’a apporté de belles choses, alors petit à petit je quittes mes inquiétudes et plonge avec plaisir dans l’excitation de la découverte. C’est plaisant et grisant. Je me lance, je m’envole, je suis mon instinct, les signes. Un papillon ouvre ses ailes et un petit bonhomme qui court s’arrête un instant. L’un contemple l’autre. L’un est l’autre et l’autre est un. La douceur les relie, l’univers les charrie, je souris et je vis, je rêve et je soupire. Une tendance. J’ai repris mon envol et je vole vers soleil. Je sens que tout es juste. Je retrouve mes racines dans les choses sans age. Le bruit de l’eau, la lune pleine, et les étoiles. Les étoiles. Respirer. Aimer. On m’a dit qu’il suffit d’avancer pour vivre, d’avancer tout droit vers la lumière. Celle d’automne, saison de transition par excellence, est particulièrement belle, douce et orangée, fraîche et ondulée. Je m’y abandonne. Je m’y conforte. Je fais confiance et je danse. Ne pas oublier de ne pas se soucier. Mais surtout, ne pas oublier de tomber amoureux. Être heureux. Puisque tout est déjà la.


After that I left Australia, I didn’t had my heart turned into writing, I couldn’t let the words flow on the paper. I needed I time to adapt, to let it go, to disconnect and sometime even loose control and sink. I needed for a while not to know where I wanted to go. I needed to find my marks again, to find my roots, to take that time. For me. Today, I want again and even I can say that I need to share again. My roots, I know it today, are not physical. For sure in some places I feel at home,  and for sure with some poeples that I love I feel at home as wehere, anywhere, and those people, I will find them again later, again and again, it doesn’t matter when, because time doesn’t matter in friendship and in love, but my roots, my real roots, I understood that they just follow the wind. Those roots, my roots are in me, they are there when I connect myself to my breath, when I am present.  Transition are interesting. They are the tree of possibles. Thousand of possibilites open to me, thousand of doubts as well. Transitions are like this. I know what I am leaving, I don’t know what I will find. With time and experience, I know those doubts better and I know that in every transitions I already had, life brought me beautiful things, so slowly and slowly I learn to quit my fears and throw myself in the joy and excitement of discovery. It is higlhy enjoyable. I go for it, take off, learn to fly, follow my instinct, follow the signs. A butterfly open his wings and a little boy stop running for a little bit. One contemplate the other one. One is the other and the other is one. Softness link them, universe play with them, I smile and I live, I dream and I sigh. A tendancy. I took off my flight, I fly in direction of the sun. I feel that everything is right. I found my roots in ageless things. Sound of water, full moon, stars. Stars. Breath. Love. One told me that you just need to go forward to live, to go straight away, direction of the light. Light of fall, transition season, is particularly beautiful, soft and orangish, fresch and wavy. I surrender. And most of all, don’t forget to fall in love. Be happy, because everything is already here.