Leaving Australia – Quitter l’Australie

After discovering Aussie life, hikes around ocean, my first trad climbing, rope swing and highline, surf, tree climbing, heaps of ‘roos, it’s now time to leave. Again. A chapter is closed, and as ever, that’s not an end, just another beginning. 

Après avoir découvert la vie australienne, de belles randonnées au bord de l’océan, mes premières escalades en trad, un saut pendulaire, une highline, du surf, escaladé un arbre, les kangourous, il est l’heure de s’en aller, de s’envoler à nouveau. Un chapitre se clos, et encore une fois, ce n’est pas une fin, juste un nouveau début.

Voyager en tant que femme – Travelling as a woman 

J’ai rencontré ici en Australie une amie de Suisse que je n’avais pas revue depuis bien 10 ans, et découvert qu’elle avait vécu des expériences similaires aux miennes ces dernières années, en tant que femme qui voyage seule, à suivre ses passions et ses intuitions, à être parfois stupide et folle, mais jamais jamais imprudente et toujours pleine de vie. Et toujours, toujours le sourire. Pareil pour une amie rencontrée dans les Montagnes Bleues. Elle voyage seule depuis des mois, et est restée crochée ici. Oui, ça arrive parfois. Il suffit de tomber  amoureux. Oh, et une autre femme que j’ai rencontrée, une femme libre et sauvage, celle-là est à la fois une tornade et un océan de calme. Elle m’a fait rire lorsqu’on parlait du paradoxe des personnes qui évoquent le retour à la réalité pour parler du fait de rentrer chez soi apres un voyage pour recommencer à  travailler, car cette femme la, elle annonce que peut être que la vraie réalité, c’est justement le voyage. Alors à chaque fois qu’elle repart et retrouve sa liberté, la voilà sa vraie réalité.

J’aime à penser au fait que dans l’esprit des européen non voyageurs, voyager seule, pour une femme, c’est dangereux, alors qu’après avoir rencontré tant de voyageuse je vois que beaucoup d’entre nous au contraire ont le sentiment d’être protégées. Protégées par les gens que nous rencontrons sur la route. Ces gens qui vont prendre soin de toi pour un petit moment, et dont tu prendras soin également, ces gens qui entrent dans ta vie, puis ensuite qui en ressortiront, dans un tournus qui semble parfois sans fin, mais pourtant tu sais que voyager seule me signifie pas être seule. Voyager seule te fais rencontrer si rapidement les gens que tu as l’opportunité de découvrir le pays de l’intérieur. J’ai vraiment aimé vivre ici avec et parfois chez ces personnes,  ça m’aura donné un vrai aperçu de ce qu’est de vivre dans ce pays. Vivre avec eux, passer du temps avec avec eux, faire et être plutôt que juste voir des endroits, c’est ça que j’aime vraiment dans le voyage.

Meeting here in Australia one of my Swiss friend that I didn’t see for at least 10 years, I discovered that she had so many similar experiments as I had  those last years, being a woman who travel alone, following her passions and intuition and being sometime stupid and crazy but full of life. Same for a friend from US that I met in the Blues Mountains. She was travelling for months, but get stucked up there. Yeah, that happens sometimes. Oh, and another one too. A wild and free spirit who are both at the same time a hurricane and an ocean of peace. This one made me laugh and think about the paradox of people talking about coming back home to work as coming back to reality… to who she answer that maybe the reality isn’t working but travelling. So she goes back to her reality everytime she get her freedom again. 

 

I enjoy the fact too that in European general mind travelling on your own as a woman seems dangerous, but that actually, talking with heaps of women who travel alone, lot of us had the feeling to be protected. Protected by people that you will meet on your way. Those people will enter into your life and take care about you for a time, such as you will take care about them, and then one day they will leave, or you will leave, as an never ending turn over, but you know with confidence that travelling alone doesn’t mean being alone. Travelling alone get you so fast in touch with people that you have the opportunity to discover the country from inside. I really loved to live with people from those different regions I travelled because it make me really feel what is it to be in this place. To live with them, to do things, to be, and not only see places or things, this is for me the way I love to travel

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Planche à repasser / ironing boards

« Ironing boards are surf boards that gave up their dreams and got a boring job. Don’t be an ironing board »



My friend Marie who make me discover surf told me about that saying. I enjoyed it a lot. Because in a way, we all are an ironing board. We all some day had to abandon a dream. Being an astronaut, being a dancer, conquer the world, fly, talk with animal, read people’s mind, teleportation, being a shepherd, whatever. But we all have some dreams that we fighted for as well. Just find which dreams you want to fight for. Some life dreams and immense life projects who could seem far away, as much as tiny little things that make your everyday beautiful. A cup of tea in the morning light. A chat with a friend all the night long. Being rolled in a blanket when it’s cold outside. Being understood. Or not being and enjoying it. All sometime is in the details that make yourself feel at home or not.

« Les planches à repasser sont des planches de surf qui ont abandonné leur rêves pour un travail ennuyeux. Ne soit pas une planche à repasser. »

Mon amie Marie qui m’a fait découvrir le surf m’a parlé de cette citation. Je l’apprécie énormément. Je me dis qu’en un sens, nous sommes tous des planches à repasser. Nous avons tous un jour ou l’autre abandonné un rêve. Etre un astronaute, être un danseur, parcourir le monde, voler, parler avec les animaux, lire l’esprit des gens, se téléporter, être un berger, peu importe. Mais nous avons aussi tous des rêves pour lesquels nous nous sommes battus. Il suffit de déterminer, de choisir quels rêves valent la peine d’être vécus, que ce soit des rêves immenses et des longs projets de vie, qui semblent si lointains parfois, tout comme des petites choses de la vie de tous les jours qui rendent le quotidien magnifique. Une tasse de thé dans la lumière du matin. Une discussion avec un ami qui durera toute la nuit. Etre enroulé dans une couverture quand il fait froid dehors. Etre compris. Ou ne pas l’être, et l’apprécier. Tout parfois réside dans les détails qui te font te sentir chez toi.

Ocean part II

Ocean.. already so gorgeous to observe from the shore, and a full other experience to live it from inside. Ocean, even if he could looks and sounds like wild and cold and unfriendly, it isn’t. A friend told me that ocean doesn’t want to hurt you; thats actually the opposite, ocean has so much to teach you. Patience, being calm, breath deeply, wat for the right moment, paddle and go for your wave and then stand up. And fall. And begin again. For the beauty of the thing and for pleasure and for adrenaline. Again and again. Ocean is like mountain. You know he is stronger than you. You learn humility and you are grateful for being alive and able to touch this immensity. 




L’océan… il est déjà magnifique depuis le bord de l’eau, c’est encore une tout autre expérience de l’intérieur.  L’océan, même s’il apparaît  sauvage et froid et parfois menaçant, il ne l’est pas. Pas forcement. Un ami m’a appris que l’océan, il ne veut pas te faire du mal; c’est même tout le contraire, il a tant de choses à t’enseigner. La patience, le calme, l’attente du bon moment, puis ramer et foncer vers ta vague puis te lever. Et tomber. Et recommencer. Pour la beauté du geste et le plaisir et l’adrénaline. Encore et encore. L’océan c’est un peu comme la montagne. Tu sais qu’ils sont plus grands que toi. Tu apprends l’humilité et tu remercie le fait d’être vivant et de pouvoir toucher à cette immensité.

Océan

Don’t underestimate the healing power of these three things… Music. The Ocean. Stars

Spending a couple of day close to the ocean, a world that I am not used to, and kind of discover, I really feel why so many author write about it. I couldn’t say exactly what is this « why », but there is something. Definitively. It’s interesting to hang out close to this huge entity, that look like living and breathing at the rythme of the waves breaking on the rocks, that look like at the same time so peaceful and so dangerous and wild. Nice to meet you Ocean. I am Alex, I like you, you know, even if I am a little afraid of you. 


« There is nowhere else I’d rather be, nothing else I would prefer to be doing. I am at the beach looking west with the continent behind me as the sun tracks down to the sea. I have my bearings. » Land’s Edge de Tim Winton 

Link on the article of my friend Diane writing about this book


Ne sous-estimez pas la puissance de guérison de ces trois choses…. La Musique. L’océan. Les étoiles.

Après avoir passé quelques jours proche de l’océan, un univers qui ne m’est pas totalement familier, et qu’en quelque sorte je découvre, je ressens fortement pourquoi tant d’auteurs écrivent à son sujet. Je ne saurais mettre le doigts exactement sur quel est ce pourquoi, mais il y a quelque chose, vraiment. J’apprécie de passer du temps proche de cette entité immense, qui à l’air de vivre et respirer au rythme des vagues qui s’écrasent sur les rochers, cette entité qui a l’air en même temps si paisible et si dangereuse et sauvage. Enchantée, Océan. Moi c’est Alexandra. Je t’aime bien, tu sais, même si tu me fais un peu peur.


« Je ne voudrais être nulle part ailleurs, je ne voudrais rien faire d’autre. Je suis à la plage, le regard tourné vers l’ouest, le continent dans mon dos alors que le soleil se dirige vers la mer. Mes repères sont là. »  Traduction libre par Diane de Land’s Edge de Tim Winton 

Lien de l’article de mon amie Diane au sujet de ce livre


 

 

Comme un chant d’espérance 

Instants volés, douceur, rêve ou réalité

Permets-moi d’en douter, permets-moi d’espérer

L’incertitude est, rien n’est plus sur

Maya, illusion, tout change m’a-t-on dit

Tout est en mouvement, alors, rien ne perdure?

Mais si l’illusion est, et moi je suis, je vis

Et bien moi je choisi, l’espérance en la vie

Sa continuité, son unité, sa folie

Je vis, je suis la vie, elle m’aime et me protège

Je me laisse emporter dans son doux manège

(Écrit en 2016, lorsque mon coeur chantait et virevoltant)

Et pour vous les extraits d’un de mes livres préfères, Jean D’Ormesson, Comme un chant d’espérance: