Quand je voyage, j’ai la capacité à me sentir chez moi plus ou moins partout assez rapidement. Je suis ce genre de personne qui tombe amoureuse des lieux et des gens très rapidement; je trouve alors ma place facilement dans un nouvel univers. Lorsque j’étais à Goa avec des jongleurs et artistes, je m’imaginais dans des spectacles de rues; lorsque j’étais à Tonsai, je me sentais comme une grimpeuse, j’avais des projets de routes d’escalade, des rêves de rochers; quand j’étais au Népal et vivais avec des amis népalais, je me sentais népalaise, jusqu’à un point ou un jour en me voyant dans un miroir (à savoir qu’il y a globalement beaucoup moins de miroirs au Népal que ce que l’on à l’habitude d’avoir en Europe, on oublie peu à peu son reflet pour ma défense, ndlr) je me suis surprise à être étonnée de la blancheur de ma peau et le bleu de mes yeux. Lors des voyages, tout est en quelque sorte plus intense. Un ami à Goa m’a dit que pour lui, 1 jour à Arambol équivaut au niveau de l’intensité à 10 jours en France. Étant quelqu’un de passionné, j’ai la tendance à me lancer à 100% dans mes projets et idées. Ce qui est plutôt agréable et intéressant et m’aura amené parfois loin; cependant, à d’autres moments, cela peut également être épuisant. Mon enthousiasme, un jour, me perdra. Pas littéralement, rassurez-vous, je le dis surtout pour la beauté de l’aspect théâtral et dramatique de cette phrase. Quoi qu’il en soit, je trouve que ça en vaut la peine. Se perdre. Mourir métaphoriquement. Mourir et renaître en chaque instant, tel le phoenix. Je repense à l’un de mes stages en tant que physiothérapeute, où ma responsable travaillait avec l’hypnose. Pour les enfants souffrant de stress et d’anxiété, elle utilisait un talisman pour les aider à surpasser leurs difficultés et à se sentir protégé dans les situations inconfortables. Elle utilisait comme intermédiaire un objet qui ferait office de talisman. Cet objet protège celui qui le porte, lui donne de la force. L’idée est de sentir la protection émanant dudit objet, puis petit à petit de se délaisser de l’outil, de la béquille, et être capable de sentir la protection de ce talisman même lorsqu’il n’est plus là physiquement. Au final, l’objet fait juste office de transition, de catalyseur, car la force est la confiance est déjà en la personne. Nous avons ceci en nous, mais parfois une aide extérieur nous aide à nous en rappeler. L’idée me plait, et parfois je l’utilise lorsque mon enfant intérieur est effrayé. Ce talisman peut être un objet, mais aussi un ami, un maître, ou encore une chanson. Qu’importe. Cela peut aussi être le fait de revenir au souffle et aux sensations. Quelque chose qui occupera mon esprit pour un moment le temps qu’il retrouve sa paix intérieure. A chaque fois dans ce voyage ou j’aurais du quitter un pays que j’aurai aimé pour un nouveau aura été une expérience intéressante. A chaque fois j’avais l’impression de quitter Poudlard pour retourner dans un monde de moldus. Je ne peux plus voir la magie. Tout semble gris et pastel. A force, j’ai passé pas mal de temps à réfléchir à comment entrer dans la magie sans perdre contact avec la réalité, et au contraire également, à comment revenir de ce monde magique vers ma réalité du moment en emportant un peu de cette magie là avec moi. Si réalité il y a. Pour moi, en quelque sorte, chaque réalité n’est pas plus ou moins réelle qu’une autre. Juste différente. Selon comment je décide de la voir, selon comment les autres également décident de la voir. Selon ce que j’en fais aussi. Très probablement que chacun aura une perception différente de cette réalité; même en vivant au même endroit avec les mêmes personnes, différentes personnes vivront des expériences totalement différentes. Ma nature humaine me fait penser que ma réalité dépend de facteurs extérieurs, que ce soit les endroits ou je suis, les personnes que je rencontre ou avec qui je vis, la musique que j’écoute, le temps, les choses que je possède ou que je ne possède pas, et bien d’autres encore. Ces facteurs extérieur auront évidemment une influence sur moi, physiquement ou émotionnellement. Mais pas tant que ça; ce qui compte à la fin, c’est ce que j’en fais, comment je me sens, à quel point je décide de me laisser toucher ou pas par ces facteurs extérieurs. Ce qui signifie que si je veux garder contact avec une réalité lorsque je me rend dans un « endroit magique », je peux simplement garder un talisman avec moi, rester connectée au corps, au souffle, aux sensations. Les sensations physiques, agréables, désagréables, neutres, restent toujours réelles. Je peux leur faire confiance. Toutes ces petites choses me permettent au final de me rappeler qui je suis. Et alors, lorsque je devrai quitter un endroit qui me semble magique pour revenir dans un monde de moldu, c’est pareil. Je peux garder un peu de la magie avec moi, car la magie ne viens pas des facteurs extérieur. Ces choses-là sont déjà en moi. La magie, la beauté, le bonheur, l’amour, ou même le sentiment de Dieu, appelez- le comme vous voudrez, dans ma perception, ils sont tous connectés et ont en quelque sorte la même essence, sous différentes expressions. Quelque chose de puissant et de plus grand que vous et moi.
When I travel, I have the ability to feel at home pretty much everywhere. I am this kind of stupid person who fall in love with places and people so fast that I feel home and find my place pretty easily in a new world. When I was in Goa with juggler and artists, I was dreaming to perform in the street with them; when I was in Tonsai I felt like a climber, had routes for projects, dream of rocks; and the when I was in Nepal living with nepali friends, I felt as I was nepali, until the point that on day when I saw me in a mirror (in Nepal there is really less mirror than in Europe ndlr) I felt surprised how withe I am and how blue my eyes are. When traveling everything can sometime feel more intense, a friend in Goa told me that for him 1 day in Goa feel the intensity of 10 days in France. I am a passionate person, I have the tendency, when I do something, to do it 100%. What is lovely and sometimes bring me far away; sometime, however, it could make me pretty tired as well. My enthusiasm one day will kill me. Not literately for sure, I say it more for the beauty of dramatic and theatral aspect of this saying. Anyway, it’s worth it. To die and reborn again, everyday, like a phoenix. Life hurts sometime. And I am able to protect me from that. I think sometimes about one of my internship as a physical therapist where on of my teacher was working with hypnose. She used to give to some childrens dealing with stress or anxiety some ways to make for themself a talisman to feel protected in a situation who could be stressfull or incomfortable. First it could be a small object, for exemple a nice round stone, that you will take as a Talisman. You can imagine that this object protect you. Then the purpose is to be able to feel the protection of this object even if the object is not in you hand anymore. Maybe you can even imagine the form and weight of the stone, and finally you don’t need it anymore because you know that it was just a catalysor. The strenght and confidence come from you. You already have everything. But sometime you need an extern help to remember it. I really found this idea lovely, and sometimes I still use it when my inner child is afraid. The Talisman could be an object or a friend or a song. Whatever. It could even to come back to your breath and sensations. Just something to make you mind busy for a moment and then to bring it back to his own peace again. So, most of time during this travelling, leaving a country I loved to go to a new one was everytime pretty interesting. It make me feel like that I was in Hoggward and had to come back to a muggle world again. I couln’t see the magic anymore. Felt grey and pastel. So I spent some time thinking about how to go inside the magic without loosing contact with the reality, and then how to come back to the reality taking with me a part of the magic. If reality exist. For me in a way, every different reality is not more real or less than another. Just different. Just a matter of how you decide to see it. Probably everybody would have seen it differently too. You can live in the same place with the same people but still live a total different experience. My human being make me think that I depend so much of external factors: place where I am, people that I meet or hang out with, music I listen to, weather, things that I own or not. External factor for sure will influence me, physically. But at the end, what matters is what I do from that, how I feel, how I decide to be influenced or not by that. What mean that if I want to keep contact with reality even when I go to a magic place I just have to keep my talsman with me, to remember my roots, stay connected with my breath and sensations. Sensations are always true. Their interpretation though can differe. Pure physical sensation, pleasant, unplesant, neutral, are true. Always. Listen to them and trust them. All those small things make me remember who I am. Then, when I have to leave this magic place, it’s the same. I can keep the magic inside of me, because I know that even if I saw it because the external factors helped me to see it, those things are inside me; but those things dont disappear, the magic is still here inside me. Magic, Happiness, Beauty, Love, even feeling of God, call it how you want, in my percepetion they are connected and have kind of the same essence, with different expressions. Something strong and powerful and bigger than you and me.
