Les montagnes bleues

Les Blues Mountains, 2 heures au nord de Sydney, et les amis qui m’y ont hébergée, m’ont fait apprécier à nouveau les joies de la vie moderne, et m’ont également donné envie, pour mon retour prochain en Suisse, d’adopter un style de vie ou je saurai mélanger simplicité et contact à  nature avec la vie moderne, chose que ces amis-la allient à merveillent dans leurs « montagnes bleues ».  

Avec eux jai également eu la chance de découvrir la sensation incroyable de chercher son équilibre sur une « highline », une ligne tendue entre deux falaises, et de suivre mes partenaires sur des voies d’escalade sportive et traditionnelle de grande qualité. Au sommet de ces falaises, entourée de la nature des montagnes bleues, je me suis sentie comme perdue dans un ancien paradis… j’ai même pu voir quelques dinosaures éparpillés plus bas dans la plaine.

Blues Mountain, 2 hours north from Sydney, and the friends I was visiting, bring me back to enjoying modern life, make me feel that I want, when I will be back to Switzerland, adopt a lifestyle where I am able to mix simplicity and contact with nature with modern life.

 I had as well the opportunity to discover the awesome feeling to balance – I should say to struggle, if I want to be fair – on a highline between cliffs, and to follow my partners in sick sport and trad climbing routes. On the top of those cliff, surrounded with blueys nature, I felt like lost in an old paradise… I could even see some dinosaures far away down in the flatland.

 

Small World

My friend Georgia asked me to take some photography of her Terrariums for her Instagram. I discovered this small plants and rocks and foam in a bottle. I enjoyed the way she took care about them like about her babies, how she tried to give to each a personality and own life. Every bottle contain a whole world. In which giant bottle is our world?  Who is taking care of it?

Mon amie Georgia m’a demandé de prendre des photographies de ses terrariums pour son compte Instagram. J’ai découvert ces petites plantes et roches et mousses dans leurs abris de verre. J’ai apprécié la manière dont elle prend soin de ces terrariums comme de ses bébés, la manière dont elle essaie de donner à chacun une personnalité propre, une vie en quelque sorte. Chaque bouteille et chaque écrin de verre contient un monde entier. Dans quelle bouteille est notre monde à nous? Qui donc en prend soin?

Réalité / reality

Quand je voyage, j’ai la capacité à me sentir chez moi plus ou moins partout assez rapidement. Je suis ce genre de personne qui tombe amoureuse des lieux et des  gens très rapidement; je trouve alors ma place facilement dans un nouvel univers. Lorsque j’étais à Goa avec des jongleurs et artistes, je m’imaginais dans des spectacles de rues; lorsque j’étais à Tonsai, je me sentais comme une grimpeuse, j’avais des projets de routes d’escalade, des rêves de rochers; quand j’étais au Népal et vivais avec des amis népalais, je me sentais népalaise, jusqu’à un point ou un jour en me voyant dans un miroir (à savoir qu’il y a globalement beaucoup moins de miroirs au Népal que ce que l’on à l’habitude d’avoir en Europe, on oublie peu à peu son reflet pour ma défense, ndlr) je me suis surprise à être étonnée de la blancheur de ma peau et le bleu de mes yeux. Lors des voyages, tout est en quelque sorte plus intense. Un ami à Goa m’a dit que pour lui, 1 jour à Arambol équivaut au niveau de l’intensité à 10 jours en France. Étant quelqu’un de passionné, j’ai la tendance à me lancer à 100% dans mes projets et idées. Ce qui est plutôt agréable et intéressant et m’aura amené parfois loin; cependant, à d’autres moments, cela peut également être épuisant. Mon enthousiasme, un jour, me perdra. Pas littéralement, rassurez-vous, je le dis surtout pour la beauté de l’aspect théâtral et dramatique de cette phrase. Quoi qu’il en soit, je trouve que ça en vaut la peine. Se perdre. Mourir métaphoriquement. Mourir et renaître en chaque instant, tel le phoenix. Je repense à l’un de mes stages en tant que physiothérapeute, où ma responsable travaillait avec l’hypnose. Pour les enfants souffrant de stress et d’anxiété, elle utilisait un talisman pour les aider à surpasser leurs difficultés et à se sentir protégé dans les situations inconfortables. Elle utilisait comme intermédiaire un objet qui ferait office de talisman. Cet objet protège celui qui le porte, lui donne de la force. L’idée est de sentir la protection émanant dudit objet, puis petit à petit de se délaisser de l’outil, de la béquille, et être capable de sentir la protection de ce talisman même lorsqu’il n’est plus là physiquement. Au final, l’objet fait juste office de transition, de catalyseur, car la force est la confiance est déjà en la personne. Nous avons ceci en nous, mais parfois une aide extérieur nous aide à nous en rappeler. L’idée me plait, et parfois je l’utilise lorsque mon enfant intérieur est effrayé. Ce talisman peut être un objet, mais aussi un ami, un maître, ou encore une chanson. Qu’importe. Cela peut aussi être le fait de revenir au souffle et aux sensations. Quelque chose qui occupera mon esprit pour un moment le temps qu’il retrouve sa paix intérieure. A chaque fois dans ce voyage ou j’aurais du quitter un pays que j’aurai aimé pour un nouveau aura été une expérience intéressante. A chaque fois j’avais l’impression de quitter Poudlard pour retourner dans un monde de moldus. Je ne peux plus voir la magie. Tout semble gris et pastel. A force, j’ai passé pas mal de temps à réfléchir à comment entrer dans la magie sans perdre contact avec la réalité, et au contraire également, à comment revenir de ce monde magique vers ma réalité du moment en emportant un peu de cette magie là avec moi. Si réalité il y a. Pour moi, en quelque sorte, chaque réalité n’est pas plus ou moins réelle qu’une autre. Juste différente. Selon comment je décide de la voir, selon comment les autres également décident de la voir. Selon ce que j’en fais aussi. Très probablement que chacun aura une perception différente de cette réalité; même en vivant au même endroit avec les mêmes personnes, différentes personnes vivront des expériences totalement différentes. Ma nature humaine me fait penser que ma réalité dépend de facteurs extérieurs, que ce soit les endroits ou je suis, les personnes que je rencontre ou avec qui je vis, la musique que j’écoute, le temps, les choses que je possède ou que je ne possède pas, et bien d’autres encore. Ces facteurs extérieur auront évidemment une influence sur moi, physiquement ou émotionnellement. Mais pas tant que ça; ce qui compte à la fin, c’est ce que j’en fais, comment je me sens, à quel point je décide de me laisser toucher ou pas par ces facteurs extérieurs. Ce qui signifie que si je veux garder contact avec une réalité lorsque je me rend dans un « endroit magique », je peux simplement garder un talisman avec moi,  rester connectée au corps, au souffle, aux sensations. Les sensations physiques, agréables, désagréables, neutres, restent toujours réelles. Je peux leur faire confiance. Toutes ces petites choses me permettent au final de me rappeler qui je suis. Et alors, lorsque je devrai quitter un endroit qui me semble magique pour revenir dans un monde de moldu, c’est pareil. Je peux garder un peu de la magie avec moi, car la magie ne viens pas des facteurs extérieur. Ces choses-là sont déjà en moi. La magie, la beauté, le bonheur, l’amour, ou même le sentiment de Dieu, appelez- le comme vous voudrez, dans ma perception, ils sont tous connectés et ont en quelque sorte la même essence, sous différentes expressions. Quelque chose de puissant et de plus grand que vous et moi.


When I travel, I have the ability to feel at home pretty much everywhere. I am this kind of stupid person who fall in love with places and people so fast that I feel home and find my place pretty easily in a new world. When I was in Goa with juggler and artists, I was dreaming to perform in the street with them; when I was in Tonsai I felt like a climber, had routes for projects, dream of rocks; and the when I was in Nepal living with nepali friends, I felt as I was nepali, until the point that on day when I saw me in a mirror (in Nepal there is really less mirror than in Europe ndlr) I felt surprised how withe I am and how blue my eyes are. When traveling everything can sometime feel more intense, a friend in Goa told me that for him 1 day in Goa feel the intensity of 10 days in France.  I am a passionate person, I have the tendency, when I do something, to do it 100%. What is lovely and sometimes bring me far away; sometime, however, it could make me pretty tired as well. My enthusiasm one day will kill me. Not literately for sure, I say it more for the beauty of dramatic and  theatral aspect of this saying. Anyway, it’s worth it. To die and reborn again, everyday, like a phoenix.  Life hurts sometime. And I am able to protect me from that. I think sometimes about one of my internship as a physical therapist where on of my teacher was working with hypnose. She used to give to some childrens dealing with stress or anxiety some ways to make for themself a talisman to feel protected in a situation who could be stressfull or incomfortable. First it could be a small object, for exemple a nice round stone, that you will take as a Talisman. You can imagine that this object protect you.  Then the purpose is to be able to feel the protection of this object even if the object is not in you hand anymore. Maybe you can even imagine the form and weight of the stone, and finally you don’t need it anymore because you know that it was just a catalysor. The strenght and confidence come from you. You already have everything. But sometime you need an extern help to remember it. I really found this idea lovely, and sometimes I still use it when my inner child is afraid. The Talisman could be an object or a friend or a song. Whatever. It could even to come back to your breath and sensations. Just something to make you mind busy for a moment and then to bring it back to his own peace again. So, most of time during this travelling, leaving a country I loved to go to a new one was everytime pretty interesting. It make me feel like that I was in Hoggward and had to come back to a muggle world again. I couln’t see the magic anymore. Felt grey and pastel. So I spent some time thinking about how to go inside the magic without loosing contact with the reality, and then how to come back to the reality taking with me a part of the magic. If reality exist. For me in a way, every different reality is not more real or less than another. Just different. Just a matter of how you decide to see it. Probably everybody would have seen it differently too. You can live in the same place with the same people but still live a total different experience. My human being make me think that I depend so much of external factors: place where I am, people that I meet or hang out with, music I listen to,  weather, things that I own or not. External factor for sure will influence me, physically. But at the end, what matters is what I do from that, how I feel, how  I decide to be influenced or not by that. What mean that if I want to keep contact with reality even when I go to a magic place I just have to keep my talsman with me, to remember my roots, stay connected with my breath and sensations. Sensations are always true. Their interpretation though can differe. Pure physical sensation, pleasant, unplesant, neutral, are true. Always. Listen to them and trust them. All those small things make me remember who I am. Then, when I have to leave this magic place, it’s the same. I can keep the magic inside of me, because I know that even if I saw it because the external factors helped me to see it, those things are inside me; but those things dont disappear, the magic is still here inside me.  Magic, Happiness, Beauty, Love, even feeling of God, call it how you want, in my percepetion they are connected and have kind of the same essence, with different expressions. Something strong and powerful and bigger than you and me. 

Back to modern life

Après 7 mois en Asie – Inde, Thailande, Népal -, débarquer à Sydney signifie pour moi être de retour à la vie moderne. Quel choc au premier abord. Tout est si grand. Si propre. L’eau. Je peux boire l’eau du robinet. Et l’eau est chaude si je le veux sous la douche. Il y a une douche et pas seulement un seau. Les nuits sont si calmes. Aucun chien des rues ne court en bandes et aboie toute la nuit. Les chiens sont tous en laisse en fait. Et les gens. Les gens semblent gris et stressés. Ils ont de beaux habits et de belles voitures. La vie moderne. Je me sens perdue. Je me sens triste. On n’a pas besoin de tant. Pourquoi tant? C’est comme un autre monde, étrange, différent. Et pourtant, c’est mon monde. Pas directement mais en un sens ce monde est bien plus proche de celui d’ou je viens.

Mais je devine déjà que je vais m’y habituer si vite. C’est la beauté et la tragédie des retours. On tombe à nouveau dans ses habitudes. Que ce soit avec fracas ou on douceur, on y retourne quand-même petit à petit. Parfois, on oublie si vite. Je ne sais pas si je veux. Je ne veux pas. Je veux garder en moi la magie et la beauté de ce que j’aurai pu vivre,  ressentir,  expérimenter,  aimer, découvrir ou retrouver. La beauté de ces endroits ou les gens ont si peu mais sont tant. Je me rappelle encore, la première fois ou j’ai voyagé, en rentrant j’avais une impression similaire. C’est une des raison qui m’a donné l’envie de repartir, et repartir plus longtemps. Je sais en retour de voyage que je vais revenir rapidement dans mes habitudes de la vie moderne. Mais j’avais comme le pressentiment que si je pouvais expérimenter ceci plus longtemps, je pourrais alors au retour être capable de garder plus longtemps cette magie en moi. A moi de le démontrer. Rien qu’à moi. C’est possible.


After 7 month in Asia – India, Thailand, Nepal – , to arrive in Sydney means for me to be back in modern life. What a shock first. Everything is so big. So clean. Nights are quiet. No dogs running and barking wild in the streets during night time. Water. I can drink water directly from the tap. Water is hot in the shower. I have a shower, not only a bucket.  People in the street looks grey and stressed. Have nice clothes and nice cars. Modern life. I feel lost. I feel sad. We don’t need all that. The place where I am feel to big for me. And people, people are so big even. Another world. Weird. Different.

But I guess I will be used to that again so fast. This world is closer to the world I come from. That’s the beauty and tragedy when you come back. You fall back in your habits. You forget so fast sometime.  I don’t know if I want. I don’t want. I want to keep in me the magic and beauty of what I experienced, living and being and loving in places where people have so few but are so much. I remember the first time I was travelling, when I came back I had a similar feeling. It’s one of the reason who made me travel again, and longer. I know that I will soon be back in my routine and habits of the westerner I am. But I kinda feel that the more I can live and experiment and be the one I am when travelling, the more when I will be back I will be able to keep this magic with me. It’s up to me to do it. It’s possible. I know it. 

Chaotique et magnifique Katmandu

Katmandu est un paradoxe. Un paradoxe entre le chaos régnant dans ses ruelles, la circulation bruyante, klaxonnante et chaotique, les couleurs, les odeurs, le mouvement constant, et par ci par la se trouvent des petits coins de calme, des splendeurs sans nom et sans ages.

Katmandu is a paradox. A paradox between the chaos from his streets, the noisy and chatoci traffic, odors, constant move, and suddenly here or there you will find small island of peace, quiet places, beauty without name and without age.

Being stupid in an airport, part II 

As I had again 15 hours transit to spend in Kuala Lumpur airport on my way to Sydney. I could not just go there and not make a new video at the same place as I did 2 month ago with Nate. But I have to say that this time I was shy to do it alone and that I really felt like stupid. When we did acro at the same place with Nate, when people looked at us, I felt like « mmmmh, they will think we are street performer or something like that, training or having fun ». When I did it alone, I just felt like « people will think I’m really weird ». Again, it’s all matter of perception. But still, the video is fun.


Sur mon trajet pour Sydney, j’avais à nouveau 15 heures de transit, et encore une fois à l’aéroport de Kuala Lumpur. Pour marquer l’événement, je me suis sentie un peu obligée de refaire une vidéo au même endroit où nous en avions fait une avec Nate il y a 2 mois. Je dois cependant préciser que cette fois, de le faire seule, j’étais un peu timide et je me suis carrément sentie idiote. Lorsque nous avions fait de l’acroyoga avec Nate, je me disais que les gens qui nous voyaient devaient penser que nous étions des artistes de rue en train de s’entraîner ou juste de s’amuser. Lorsque je l’ai fait seule, je me suis dit que les gens devaient penser que j’étais vraiment bizzare. A nouveau, encore une question de perception. Mais au final, la vidéo est quand-même sympa.

Nepali Climbers

During my volunteering in Kathmandu I used to train and hang out a lot at Astrek Climbing wall. In Kathmandu, most of tourists only stay for a couple of days before going to a trek, so as I stayed there for one month, I began to hang out with the local climbers. Asha, Dikki and Pancha took me as training partner and I discovered how strong Nepali women are. How strong but also how humble. It’s only after 1 week training daily with them that I discover that Asha and Dikki were member of the 7 Summit Women Team, who climbed the highest peak on each continent. All those ladies grew up in villages where people doesn’t have access to all the facilities we have in Europe. They are just used to fight for their dream and projects, used to be strong. It was also nice how they just took me as a member of their Astrek family, shared momo’s and other delicious Nepali food with me so many times. As did Phunjo, and Bikash, and Sangam, and Rajendra, all this strong people and climbers. 

Lors de mon volontariat à l’hôpital de Katmandu, j’en ai profité pour également passer du temps à la salle d’escalade Astrek Climbing Wall. A Kathmandu, la plupart des touristes et voyageurs ne restent que quelques jours avant de partir en trek, et comme je suis restée pour 1 mois, j’ai commencé à passer du temps avec les locaux. Asha, Dikki et Pancha m’ont intégrée à leurs entraînements, et j’ai découvert à quel point les femmes népalaises sont fortes. Fortes mais aussi humbles. C’est seulement après avoir grimpé et m’être entraînée pendant 1 semaine avec Asha que j’ai découvert que Dikki et elle avaient fait partie de la 7 Summit Women Team; elles ont donc gravi les plus haut sommet sur chaque continent. Je suis super impressionnée. Ces femmes viennent pour la plupart de petits villages népalais isolés et ont grandi sans accès aux facilités que nous avons en Europe. Elles sont juste habituées à se battre pour leurs rêves et leurs projets, habituées à être fortes. C’était pour moi de belles rencontres, et les filles m’ont rapidement intégrée comme une membre de la famille Astrek, me partageaient leurs momos et autres délicieux plats népalais. Tout comme l’ont fait Phunjo, Bikash, Sangam, Rajendra, tous ces grimpeurs népalais que j’aurai eu la chance de côtoyer.