Un après midi à Bangkok – one afternoon in Bangkok 

Arrived in Bangkok after 3 monthes in India is already a culture shock: everything is so clean and there is trash can in the streets. Great invention. 

Arrivée à Bangkok après 3 mois en inde, c’est déjà un choc culturel: tout est propre et il y a des poubelles dans les rues. Une belle invention quand même.

 

Sens et non sens 


«  »What would you do if you never came here? » But, I spent all my life coming here. I thought about one of my favorite Soufi poem, which say that god, a long time ago, draw a circle in the sand, exactly around the place we are, here and now. It was impossible I didn’t came here.  » After 3 monthes in India I just feel that everywhere I spent some times I can find people with who I feel like at home and with who I am happy to live. For sure I miss friends and family from Switzerland, but at the same time, everything is connected. I am with you, I am here, one day I will come back but until this day I will just keep living where I am. Next destination, Thailand. A new place to explore, new people to discover. I leave India  for new adventures. 

Après 3 mois en Inde j’ai l’impression que partout où je suis je peux trouver des gens avec qui je me sens à la maison, avec qui je suis heureuse de vivre. Bien sur mes amis et ma famille en Suisse me manquent, mais en un sens, tout est connecté. Je suis avec vous, je suis ici, un jour je rentrerai mais en attendant je continue de vivre la ou je suis. Prochaine destination, la thailande. Un nouvel endroit à explorera de nouvelles rencontres. Je quitte l’Inde pour de nouvelles aventures.

Contact dance improvisation 

Nouvelle découverte, la contact dance improvisation. Bouger, explorer les espaces, garder le lien et la ligne entre le sol et le ciel, à travers ton corps, entre ton corps et le corps des autres danseurs, ressentir, improviser, jouer.

New discovery for me, contact dance improvisation.  Move, explore the spaces, keep the connection and lines between earth and sky, in your body, between your body and the bodies of your partners, feel, improvise, and play.


Juggling and slackline – jonglage et slackline 

Arambol is not only a place where you can meet yogis but also a place where a lot of jugglers and artists comes for the winter. An opportunity to learn, share, and just have fun.  For me as a young physical therapist, an amazing possibility to observe a lot of complex clinical cases, to think about and try to treat them.


Arambol n’est pas seulement un lieu où il est possible de rencontrer des yogi’s mais aussi un endroit où de nombreux jongleurs et artistes viennent passer l’hiver. Une opportunité d’apprendre, de partager, de s’amuser. Et comme physio, un terrain d’observation incroyable et des cas cliniques complexes à penser et à traiter.

 

We are only moments 



Futur doesn’t exist. Past is only a memory. Live in the present moment. It what yoga teaches but it’s also what I feel stronger here in the tumult, chaos, and creativity of Arambol than in my last ashram where the practice was not in connection with those yogi principles.  Sometimes, being present is not about sitting hours in a silent room, but also to be completely involved in what you are doing; to do it with all your heart and all your being.

Le futur n’existe pas encore et le passé n’est qu’un souvenir. Vis dans le présent. C’est ce qu’enseigne le yoga, mais aujourd’hui je le ressens plus ici dans le tumulte, le chaos et la créativité d’Arambol que dans mon dernier ashram silencieux ou la pratique ne collait pas à ces ideaux. Parfois être dans le présent ne nécessite pas de s’enfermer des heures assis en tailleurs dans une salle silencieuse mais peut parfois juste être le fait d’être entièrement plongé dans ce que tu fais, le faire avec tout ton cœur et tout ton être.

Accroyoga

By jamming on the beach Muriel and I met some good acroyogis. We had strong « bases » (the ones who are on the ground and make you fly) who taught us a lot about how to fly, how to flow from one posture to another, « washing machine »  (flow that you can repeat indefinitely), and « pops »  (when you literally  throw your partner from one posture to the other). A lot of fun and a lot of physical work too. I already love it. 

A force de s’entraîner sur la plage nous avons fini par rencontrer de très bons acroyogis qui ont pris l’habitude de « jouer » avec nous. Nous avions des « bases » solide – la personne au sol qui fait voltiger l’autre – et avons énormément appris sur les différentes manières de voler, sur les transitions d’une posture à l’autre, sur les « machines à laver » – transitions que tu peux répéter indéfiniment – et sur les « pops » – quand tu lance ton partenaire d’une posture à l’autre. Beaucoup de plaisir et beaucoup de travail physique aussi, j’adore déjà.

Motorbike school – moto école 

To be 3 on a motorbike, in India, is totally normal and finally you can easily get used to, and now I ask myself why in Europe we only drive with 2 people on a bike. But it’s also because we had a good pilot. Lior our israéli biker travelled around all the India with his Royal Enfield. He would say « Walk only where the road ends » what means we take the motorbike even to go in town or instead of walking for 5 minutes. Not because we are lazy but because it’s fun.  Lior also took time to make motorbike school sessions for Muriel and I. I revised my emergency stops, work on my girds change and see how to take a perfect corner and angle the motorbike. Lior’s project is to open a guesthouse in Ladakh, where he will rent Royals Enfield for sure. It will be on my to do list, I will be there for his delicious hoummous and Israeli food and to visit « the family ». 

Rouler à trois sur une moto, c’est tout à fait normal en Inde et on fini presque par s’y habituer et à se demander pourquoi en Europe on ne roule qu’à deux. Mais c’est aussi parce qu’on a un bon pilote. Lior notre motard israélien a parcouru toute l’Inde en moto sur sa Royal Enfield. Sa devise: « marche la ou la route s’arrête ». Du coup on va en ville en moto meme pour 3 minutes de marche. Pas par flemme, mais parce que c’est marrant. Lior a également pris quelques heures pour nous faire de la moto école à Muriel et moi. J’ai revu mes freinages d’urgence, travaillé mes passages de vitesse, mes courbes, mes virages. Son projet à Lior c’est d’ouvrir une guest house au Laddak, où il louera des Enfields bien sûr. À ajouter sur ma liste de droits à visiter, j’y passerai dans tous les cas juste pour son hoummous et sa cuisine israélienne. Et dire bonjour à « la famille ».

Gypsy lifestife in shared house – la vie de gitan en colloc 

Thanks to my friend yogi, Muriel and I easily found cheap rooms in Arambol. As the owner of the house wanted somebody who take the whole house, we decided to rent it for the whole month and to rent the other rooms, because we already new than some friends of the ashram were supposed to come in Arambol too. The beginning of a share house with 8 people, including one in the living room and one in a tent on the roof. A tent with a garden, please – 2 plants pots in front of it. What I love by living with solo travelers is that everybody enjoy to be together for some activities or just spend time together at home, but at the same time everybody like to have some time alone and respect that mood for other people too. Nice balance between living together and sharing.

We also arrived to a common mix language, saying « hello » and « kitty » in polish – shema! Kitchka – saying home and hoummous with an exaggerated Hebrew accent – rrrrome and rrrroumous – , saying « let’s go » in Hebrew – yells – and teaching Swiss German also – schuchihäschli – for fun 🙂

Grâce à mon ami Yogi, Muriel et moi avons rapidement trouvé des chambres bon marché. La propriétaire de la maison cherchant quelqu’un qui louerait pour le mois, nous avons décidé de louer à nous deux la maison entière et de sous-louer les autres chambres, sachant que des amis de l’ashram précédent nous rejoindraient sous peu. Voilà le début d’une colloc à 8, pour 4 chambres, un futon dans le salon et une tente sur le toit. Une tente avec jardin s’il vous plaît – c’est à dire deux pots de fleurs à l’entrée de la tente. Ce qui est génial de vivre tous ensemble entre voyageurs en solo c’est que nous apprécions tous de nous retrouver pour différentes activités, pour cuisiner ou juste passer du temps ensemble, mais qu’également nous apprécions chacun a un moment où à un autre d’avoir nos moments de solitude et le comprenons chez les autres. Un bel équilibre entre vie en groupe, partage, et espace libre.

Problème de cash – no money no honey 

Il y a quelques semaines il y a eu en Indie des problèmes de fausse monnaie. Du coup, le gouvernement a retiré tous les billets de 500 et 1000 inr (environ 7.50 chf et 15chf), qui étaient les plus grosses coupures, pour les remplacer par des nouveaux billets de 2000inr. Le problème, c’est que les banques et distributeurs de monnaie n’ont pas suivi la demande. Du coup quasi tous les bancomats sont en rupture, ne distribuent que 2000inr maximum par retrait (30chf pour environ 5chf de frais) et les banques refusent de changer plus de 50euros par personne et par semaine. Partir chercher de l’argent reviens à se promener toute la matinée en moto entre les différentes villes des alentours pour trouver un bancomat qui fonctionne, ou alors passer 2h à la banque pour changer des euros – la rapidité et l’efficacité n’était pas la première qualité des fonctionnaires indiens. Du coup, tout le monde à Goa manque de cash, les cours de yoga se vident ou se font sur donation plutôt qu’à prix fixes. On apprend à compter chaque roupies, on cuisine pour s’en sortir à 50inr le repas plutôt que 150 au restaurant, ont fait des échanges et on laisse tomber le shopping. Et c’est carrément intéressant, car je me rends compte que je peux vivre si besoin avec quasi rien ici, je prends soin de ce que j’ai meme si c’est un vieux t-shirt usé jusqu’à la corde, on échange et on réutilise.

India had trouble with false currency a few weeks ago. The government took out of the circulation all 500 and 1000 inr bills and made new 2000 inr bills. Banks and ATMs couldn’t follow the demand. For some weeks most ATMs  were not working, didn’t have any money, or could only give a maximum of 2000 inr at one time (30 euro). The banks would only change 50 euro per person per week. Which means when you need to get money you spend 2 or 3 hrs with a motorbike chasing all the ATMs of the area, or you stay 2 hrs queuing at the bank – hustle, speed, and efficiency are not the first qualities of Indian bank employees.  Everybody in Goa has a cash problem. Yoga classes are more and more empty and prices go down or are by donation. You learn to count each roupie, cook to eat for 50 inr instead of 150 in a restaurant, you make exchanges, and you don’t do Christmas shopping. In fact it’s a really interesting situation. I learned that I can live here with almost nothing, taking good care of what I have even my oldest or uggliest t-shirts, I made exchanges, and I learned how to reuse things. 

Handstand, begin of an obsession  – Appui sur les mains, le début d’une obsession  

Since some times already I am working on my handstand without being able to really stabilise it, meeting Katay would have bring me answers to my questions and doubts m. And for Katay, the handstand is a skill he really masters. This venezualian guy was 2 years in a Chinese school where he learned to do this handstand on the top of chairs – and a lot of other skills. In the summer he’s performing in the street of Berlin and in the winter in more warm countries. And he is also an adept of Ido Portal Movement Culture method, who mix physiotherapy, martial arts, capoeira and dance. For sure I like the concept. It suits me. Begin of an obsession. To like the concep is a thing, to apply it and throw yourself into it is another. This kind of skill needs hours of training, so in fact, you need to make an obsession of it. And here in Arambol, I have time. So I throw me into it. Passionately. And with joy. And little by little, it works. 

Depuis quelques temps déjà que je travaille sur mon handstand sans réellement trouver comment le stabiliser, la rencontre avec Katay m’aura apporté des réponses à mes questions. En même temps, Katay, il connaît bien le handstand. Ce vénézuélien sort d’une école de cirque chinoise où il est habitué a le faire sur une pile de chaises – et plein d’autres compétences sympa. L’été il fait du spectacle de rue à Berlin et l’hiver dans différents pays chauds. Il est également adepte de la méthode d’Ido Portal (Ido portal movement culture), qui allie physiothérapie, arts martiaux, capoeira, danse et crique. Forcément, le concept me plait. Début d’une obsession. Car apprécier le concept est une chose, se lancer dedans et l’appliquer en est une autre.Ce genre de capacité demandant des heures d’entraînement, en faire une obsession est en fait nécessaire. Et ici à Arambol, j’ai le temps. Alors je m’y plonge. Passionnément. Et toujours avec plaisir. Et petit à petit, ca marche.